Vendredi 8 avril 2011
Centenaire CIORAN : un Roumain achète ses manuscrits à Paris tandis que Dan PERJOVSCHI illustre son œuvre à Bucarest
PUTEREA et ADEVĂRUL s’étonnent que le gouvernement roumain n’ait pas participé à la vente aux enchères des manuscrits d’Emil CIORAN organisée hier à l’l’hôtel Drouot. « Personnellement, j’aurais souhaité que les institutions culturelles de Roumanie participent à cette vente aux enchères. Bien sûr que sa mémoire doit être respectée et je serais heureux qu’une partie, au moins, de ce fond de manuscrits rejoigne le patrimoine du Musée de littérature roumaine » a déclaré le ministre des affaires étrangères, Teodor BACONSCHI (RFI). Le vice-président de l’Institut culturel roumain (ICR) précise pour ADEVĂRUL que son institution aurait souhaité acquérir les manuscrits de CIORAN, mais la raison pour laquelle l’ICR n’a pas pu participer à la vente est d’ordre législatif, « l’argent de l’ICR peut seulement être utilisé pour des projets culturels, et non pour des biens du patrimoine culturel ». L’acheteur des manuscrits de CIORAN est un américain d’origine roumaine, patron de la société KDF Energy. « Le mystérieux collectionneur » a acheté la série CIORAN pour 405 000 euros. Interrogé par un journaliste de PRO TV sur ce qu’il allait en faire, l’homme d’affaires a répondu qu’il allait la donner à l’Etat roumain.
A l’occasion du centenaire CIORAN (né le 8 avril 1911), le projet « Cioran dans la rue par Dan PERJOVSCHI » a été lancé hier à l’Institut français de Bucarest. Les spectateurs ont pu suivre l’artiste qui a mis en dessin quelques uns des aphorismes de Cioran, sur l’un des murs de la salle Elvire Popesco. La soirée a été ouverte par l’ambassadeur de France à Bucarest, Henri PAUL, Gabriel LIICEANU (directeur des éditions Humanitas) et Horia Roman PATAPIEVICI (président de l’ICR) qui ont évoqué la personnalité de l’écrivain et philosophe roumain.
Conséquences tragiques d’une réforme de santé dont l’application se poursuit dans le chaos
La fermeture sans préavis de nombreux hôpitaux conduit des médecins et des patients dans des situations aberrantes. Sous le titre, « Réforme santé sans anesthésie », EVENIMENTUL ZILEI relate le cas tragique d’un patient qui est mort hier devant l’hôpital où un voisin l’avait emmené en urgence. Le voisin ne savait pas que l’établissement faisait parti des 67 hôpitaux que le ministère de la santé a décidé de fermer dans le cadre d’une réforme qui suscite de plus en plus de critiques. « Ceci n’est pas une réforme. Il s’agit d’une soumission. Rapporter avec une certaine fierté patriotique que l’accord avec le FMI est rempli » a déclaré Eugen NICOLĂESCU, ancien ministre de la santé. Hier, à l’occasion de la Journée mondiale de la santé, l’actuel ministre de la santé, Cseke ATTILA a rappelé que « la réforme du système de santé était nécessaire et qu’elle n’allait pas tarder à montrer ses effets » (GÂNDUL)
La justice rend son rapport
Le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) a publié hier son rapport concernant la situation de la justice pour l’année 2010. Ce dernier souligne le fait que la réduction de 25 % des salaires des juges et des procureurs appliqué par le gouvernement l’année dernière « est de nature à porter atteinte au statut des magistrats » et représente « un véritable facteur de risque pour l’indépendance et le fonctionnement du système judiciaire ». D’autre part, selon EVENIMENTUL ZILEI, le président du CSM, Horaţiu DUMBRAVA considère que le budget des tribunaux devrait être administré par la Cour suprême, tel que le prévoit une loi adoptée en 2005 mais dont l’application est sans arrêt reportée.
Fin d’un journal : la version papier de GÂNDUL s’en va
A l’occasion du dernier GÂNDUL, les éditorialistes rendent hommage à leur journal créé le 4 mai 2005. Claudiu PÂNDARU écrit ainsi : « Il a fallu que j’explique pour d’autres, que moi je ne suis ni avec BĂSESCU ni avec PONTA. Parce que c’est cela que les gens ont fini par croire de nous : que nous sommes les mercenaires de quelqu’un (…) Dans la rédaction de GÂNDUL, nous avons des gens qui respectent les trois règles de base du journalisme : le bon sens, le travail correct et l’équilibre. J’ose dire, que nous allons continuer d’être. Que nous serons meilleurs. Nous quittons la presse écrite. Nous ne quittons pas la presse »
Journée internationale des Roms
Le 8 avril est la Journée internationale des Roms. EVENIMENTUL ZILEI poursuit sa campagne « Fier d’être rom » et donne la parole à une jeune femme d’origine Rome. Après des études brillantes, Georgiana RĂDUCANU travaille au Centre « Amare Rromentza » qui aide les Roms à trouver un emploi. Elle se consacre aujourd’hui sur deux projets européens qui ont pour objectifs l’information, le conseil, la qualification et l’emploi des personnes d’origine rome. Après 5 ans d’expérience dans ce domaine, Georgiana RĂDUCANU admet que le marché du travail est bloqué pour tout le monde, sans discrimination, mais qu’être d’origine rome accroit la réticence des employeurs.
Organismes génétiquement modifiés : « Le risque existe aussi quand vous descendez les escaliers » (Valeriu TABĂRĂ, ministre de l’agriculture)
« Le problème est de savoir si les Roumains lisent bien l’étiquette quand ils achètent un produit. Selon la législation, la limite admise concernant la présence des organismes génétiquement modifiés (OGM) est de 0.9% » a déclaré Valeriu TABĂRĂ qui a participé hier à la conférence « La vérité sur les OGM ». Selon le ministre de l’agriculture, ceux qui s’opposent aux OGM n’ont pas de base scientifique et sont stimulés par des intérêts économiques et politiques. Valeriu TABĂRĂ a ajouté que la Roumanie faisait des démarches dans l’Union européenne pour pouvoir cultiver et exporter, à partir de 2012, du soja génétiquement modifié (GÂNDUL).
France-Roumanie
Le lycée français de Bucarest présentera le 14 avril un livre contenant les témoignages des anciens élèves du lycée de 1947 à 1948 et dévoilera le 15 avril une plaque commémorative en souvenir du premier directeur de l’établissement, Georges DEMENTHON (OBERVATOR CULTURAL)
DANONE : un nom adapté à chaque pays, une recette changée périodiquement (ZIARUL FINANCIAR)
Jérôme OLIVE, directeur général de Dacia : « Nous ne pouvons pas avoir une politique salariale en décalage avec celle du pays » (Capital.ro)
Cette revue de presse, qui ne prétend pas à l’exhaustivité, se limite à présenter des éléments publiés dans les médias roumains. Elle ne reflète en aucun cas la position de l’ambassade ou du gouvernement français.
