Jeudi 29 décembre 2011

Les gros titres de l’actualité

Presse écrite
- « L’anti-corruption prend de la vitesse, la justice donne des condamnations comme jamais auparavant : le parcours des pots-de-vin de 60.000 euros vers 8 ans de prison dure 2 mois ; le flagrant et la dénonce raccourcit la voie vers la prison. Sont cités le cas de l’ancien Chef de l’Office pour la protection des Consommateurs de Brasov, le syndicaliste Marius Petcu, Silviu Bian, l’ancien Chef de l’Agence pour l’Emploi et Remus Baciu, l’ancien vice-président de l’Autorité Nationale pour la restitution des Propriétés» (Evenimentul Zilei – la une)
- « Recors de vitesse pour la justice roumaine – la durée du procès de l’ancien Chef de l’Office pour la Protection des Consommateurs de Brasov peut être considérée un véritable record pour la justice. » (România Libera)
- « Les nouveautés apportées par les actes normatifs dans le domaine économique à partir du 1er janvier 2012 : augmentation de taxes, plus de restrictions, un peu moins de bureaucratie, dans certains cas  » (Adevarul – la une)
- « En début de 2012 : les prix augmentent et la production baisse. Des licenciements sont envisagés dans le domaine de l’industrie, des contructions et des services » (România Libera)
- « En 2012, les autorités roumaines se sont proposées, par le projet de budget, d’attirer des fonds de l’UE de 6 milliards d’euros, dont 2,5 milliards pour l’agriculture et le développement rural et 3,5-3,6 milliards d’euros des fonds structurels et de cohésion » (Adevarul)
- « Les points forts et faibles de la nouvelle Loi de la Santé » (România Libera)
- « Les hôpitaux, les médecins et les caisses d’assurances de santé entrent en concurrence grâce à la nouvelle loi de la Santé » (Evenimentul Zilei)
- « La nouvelle loi de la santé fait le tri des patients avant même d’être hospitalisés » (Jurnalul National)
- « Le point de frontière de Portile de Fier II, entre la Roumanie et la Serbie a été inauguré hier en présence des ministres de l’intérieur des deux pays » (Agerpres, Jurnalul National)

Télévisions
Le directeur du Théâtre National Bucarest, Ion Caramitru a déclaré mercredi, dans l’émission « Sub semnul întrebarii » diffusée par B1 TV que l’ancien président Ion Iliescu était perçu avant 1989 comme « un communiste brave, un homme intelligent, comme il faut, qui avait un discours impeccable.  » L’invité a raconté que les principaux successeurs du dictateur Ceausescu étaient soit Nicu Ceausescu, son fils cadet, soit Ion Iliescu.

Sur Antena 3, dans l’émission „Editie Speciala” ont été invités le sénateur PSD Alexandru Athanasiu, l’eurodéputée libérale Norica Nicolai et l’analyste politique Cristian Pârvulescu qui ont commenté le sondage d’opinions publié mercredi par le quotidien Adevarul, expliquant qu’en dépit d’une baisse des pourcentages de l’USL, la coalition d’opposition a les plus grandes chances de former le prochain gouvernement. Cristian Pârvulescu a remarqué que le président Traian Basescu ne peut pas ignorer les lois de la démocratie qui obligent le président à désigner le premier ministre provenant du parti qui a obtenu le plus grand pourcetage aux élections.

Radios

Mariana Câmpeanu, ancien ministre du Travail pour RFI Roumanie : « Les personnes qui reçoivent le revenu minimal garanti par l’Etat ne disposent pas de ressources financières suffisantes pour vivre, d’autant moins pour payer leurs impôts ». La déclaration de Mariana Câmpeanu a été faite suite à l’Ordonnance d’Urgence du Gouvernement qui introduit la suspension des paiements des aides sociales (à savoir le revenu minimal garanti, l’allocation de soutien de la famille et l’indemnisation pour les enfants) envers les personnes qui ne paient pas leurs taxes et leurs impôts, pour une période de 5 mois. « C’est une modalité extrême de faire des économies au budget d’Etat » pense l’ancien ministre du Travail.

Interview du ministre roumain des Affaires Etrangères

Teodor Baconshi, ministre des Affaires Etrangères a accordé une ample interview au quotidien Adevarul où il a esquissé les priorités de la politique extérieure roumaine, se montrant confident dans le destin européen de la Roumanie et dans la sagesse de la société civile, plus rigoureuse aujourd’hui avec les facteurs de décision politique. Selon le ministre, l’Europe devrait retrouver sa sagesse de base, axée sur les politiques prudentes et ce qui sera important pour la Roumanie c’est qu’elle adhérera à cette gouvernance économique consolidée.
Baconschi a insisté sur les trois priorités de la politique étrangère roumaine, soulignant que la Roumanie souhaite être présente et imposer sa voix dans le débat européen, tout en respectant son intérêt national, qu’elle est intéressée par la « vivacité du lien transatlantique » et par « l’augmentation de son profil régional ».
Dans son interview, le ministre a évoqué le partenariat stratégique avec la Pologne, les politiques menées avec la Turquie et, au sein de l’Europe de l’Ouest, le partenariat stratégique avec la France, remarquant que suite à la visite du président Basescu à Berlin, la relation avec l’Allemagne « s’est beaucoup améliorée ». En ce qui concerne la relation avec la Russie, il a déclaré que la Roumanie souhaite avoir « de bonnes relations », basées sur l’avantage réciproque, saluant également les échanges économiques bilatéraux fructueux. Au sujet de la République de Moldavie, selon le ministre, la Roumanie « a une nouvelle approche ». En ce qui concerne l’Ukraine, le ministre a évoqué sa visite à Kiev ainsi que la visite de son homologue ukrainien à Bucarest, la signature de deux accords bilatéraux et le fait qu’il y en a encore cinq accords en négociation. Baconschi a noté qu’il y a des signaux positifs des deux côtés et qu’il espère que l’accord de petit trafic de frontière sera également ratifié.
Au sujet des actions menées cette année par la diplomatie roumaine, le ministre a déclaré que la Roumanie a réussi à « changer le rapport de forces sur la question Schengen », soulignant qu’à présent seulement les Pays Bas représentent une voix contestataire. Il a insisté sur le fait que la Roumanie continue la réforme de la Justice, mais qu’elle n’a pas accepté le lien entre le MCV et l’acquis Schengen. Baconschi a déclaré que les néerlandais représentent un investisseur et un partenaire commercial de premier rang en Roumanie, ce qui fait qu’il y a « le climat nécessaire mais aussi l’intérêt de trouver ensemble une solution ».

Sondage d’opinions réalisé par IMAS (par régions)


Le quotidien Adevarul revient avec des détails du baromètre d’opinions réalisé par IMAS qui montre l’Opposition obtiendrait 50% des options de vote des bucarestois, tandis que le PDL obtiendrait seulement 27% des voies. Crin Antonescu est l’homme politique le plus populaire parmi les habitant de la capitale tandis que Traian Basescu est apprécié par 15,3% des électeurs et vasile Blaga par 14,8%. Le dirigeant du PSD Victor Ponta a une quota de confiance de 10,7%, suivi par theodor Stolojan avec 10%, Corneliu Vadim Tudor avec 9,7% et Emil Boc avec 8,1%.
En Transylvanie, c’est l’USL qui se trouve sur la première position avec 38,8%, suivie par le PDL avec 23,7% et l’UDMR avec 13,7%. En Munténie c’est toujours l’USL qui est en tête avec 59%, suivi par le PDL avec 18,5% et le Parti du peuple de Dan Diaconescu en troisième position, avec 11%. En Moldavie l’USL serait voté par 51,1% suivi par le PDL avec 20,7% et le Parti du peuple avec 17%.
D’autre part, le sénateur Mircea Geoana a déclaré pour Evenimentul Zilei que la chute de 6% de Victor Ponta dans les sondages s’expliquent par les faits récents : son exclusion du PSD et la perte de la directeur u Sénat, notant que Ponta « est l’anneau faible de l’USL ».

Projet de loi contre la mendicité

Le député PDL Stefan Pirpiliu a présenté un projet de loi qui interdit la mendicité et qui prévoit des peines privatives de liberté de 6 mois à 2 ans pour les mendiants et des amendes de 300 à 600 lei pour les personnes qui leur donnent de l’argent. Le projet de loi stipule que les sommes d’argent obtenues de cette façon seront confisquées. (România Libera)
Le député a déclaré s’être inspiré de la législation française qui interdit la mendicité à Marseille. (Jurnalul National)

France – Roumanie


- « En 2012, les fréquences utilisées à présent par les grands opérateurs de téléphonie mobile Orange et Vodafone feront l’objet d’un appel d’offres organisé par l’Autorité de Réglementation dans les Communications (ANCOM), afin de laisser la possibilité aux autres compétiteurs de rentrer sur le marché roumain des télécommunications mobiles» (Adevarul, Ziarul Financiar, România Libera)


Cette revue de presse, qui ne prétend pas à l’exhaustivité, se limite à présenter des éléments publiés dans les médias roumains. Elle ne reflète en aucun cas la position de l’ambassade ou du gouvernement français.