Jeudi 24 février 2011

Le Parlement a décidé : la fonction de député et celle de recteur sont compatibles

La Commission juridique de la Chambre des députés a décidé que pour le moment il n’y a pas d’incompatibilité entre la fonction de député et celle de recteur, car lorsque les universitaires ont été élus au Parlement, la législation n’interdisait pas le cumul des fonctions (ADEVĂRUL). « La loi ne peut pas être rétroactive » (ROMÂNIA LIBERĂ). Le ministre Daniel FUNERIU a déclaré au moment de l’entrée en vigueur de la loi sur l’éducation (9 février) qu’il fallait « s’habituer à l’idée que l’enseignement supérieur commençait à se laver des intérêts illégitimes, du népotisme, du plagiat, du piston » et que «‘l’incompatibilité du cumul des fonctions est du ressort de l’Agence Nationale pour l‘Intégrité ». Le point de vue des députés-juristes doit être désormais transmis au Bureau permanent.

Mugur ISARESCU : « stimuler l’emploi pour stimuler la croissance économique »

« Trois choses doivent être faites en Roumanie pour stimuler la croissance économique : stimuler l’emploi, stimuler l’emploi, stimuler l’emploi » a déclaré hier le gouverneur Mugur ISĂRESCU, lors d’un séminaire organisé par la BNR (Banque Nationale). Il a rappelé la définition de la croissance économique : « un produit synthétique de la force de travail et de la productivité ». Avec 5 millions de retraités et d’assistés sociaux pour seulement 4 millions de contribuables, les gouvernants ne devraient pas se demander ce qu’il faut faire pour stimuler la croissance économique, poursuit EVENIMENTUL ZILEI. La réponse est évidente : encourager la création de nouveaux emplois et stimuler la productivité, a dit le chef de la BNR, qui a ajouté qu’un autre blocage pour le développement économique est que la Roumanie dispose d’une bonne capacité agricole mais qu’elle l’exploite faiblement.
D’autre part, un quart des roumains considèrent que Mugur ISĂRESCU devrait être le prochain Premier ministre (PUTEREA, AGERPRES), selon le sondage réalisé par l’IRES (Institut Roumain pour l’Evaluation et la Stratégie).

Vers une légalisation des mères porteuses

Les femmes qui ne peuvent pas avoir d’enfants pourront faire appel à une mère porteuse sur la base d’un contrat, si le projet de loi déposé par le député PDL, Mihaela SANDRU est approuvé. Selon le projet, les mères porteuses ne pourront pas avoir plus de 35 ans, elles devront avoir au moins un enfant et leur partenaire ne pourra pas être le donneur de cellules. Les femmes pourront solliciter le recours à une mère porteuse seulement si elles ne réussissent pas à être enceinte depuis plus d’un an ou si elles ont des problèmes de santé. Le projet prévoit aussi que les mères porteuses ne peuvent pas recevoir d’argent pour porter l’enfant. L’initiatrice du projet soutient que la gestation pour autrui se pratique aujourd’hui illégalement en Roumanie, c’est la raison pour laquelle, elle pense qu’il serait mieux de la réglementer (ROMÂNIA LIBERĂ).

Rapport de la Cour des Comptes : l’Etat a dépensé « illégalement » 10 milliards d’euros

En 2009, les institutions de l’Etat (administration centrale, locale ou compagnies détenues par l’Etat) ont dépensé « illégalement » 9,94 milliards d’euros selon le rapport de la Cour des Comptes, dont les résultats sont aujourd’hui commentés par la presse. GÂNDUL, s’appuyant sur ce rapport, illustre son article de quelques exemples parlants : l’Etat a payé en 2009 des retraites anticipées et des pensions d’invalidité d’une valeur de 1,4 millions d’euros à des personnes qui n’avaient pas ce droit, en d’autres termes, qui obtenaient en même temps des revenus de nature salariale ; le ministère des Finances a accordé des primes et des stimulants en fonction de « critères subjectifs » et non sur la base de critères clairs de répartition et d’attribution ; au ministère des Affaires étrangères, 5 personnes ont encaissé des primes illégales d’une valeur totale d’un million d’euros ; le même ministère a effectué des dépenses non justifiées de 17,7 millions de lei pour la location de logements dans des missions diplomatiques à l’Etranger, alors que certains missions disposaient d’espaces inoccupés…

Les archives BANCOREX de la période 1968-1989 déclassifiées

L’Autorité pour la Valorisation des Actifs de l’Etat (AVAS) a initié un projet gouvernemental concernant le déclassement des archives de la Banque Roumaine de Commerce extérieur (devenue BANCOREX en 1989) qui pourraient fournir des informations sur de nombreuses opérations secrètes qui ont eu lieu pendant le régime CEAUŞESCU, ainsi que sur les personnes et les firmes impliquées. Ioan STOIAN, ancien ministre adjoint du Commerce extérieur, explique pour ROMÂNIA LIBERĂ que l’accès libre aux archives Bancorex va montrer comment Nicolae CEAUŞESCU a payé la dette extérieure du pays, près de 34 milliards de dollars, quels types d’exportation il a effectués, par quelles sociétés du pays et de l’Etranger et surtout par quelles personnes responsables des comptes spéciaux. Ces informations révéleraient aussi où sont passés les 2 000 000 000 de dollars économisés par Nicolae CEAUŞESCU jusqu’en décembre 1989. Le projet initié par AVAS, publié sur le site de l’institution, prévoit ainsi le déclassement de documents classés comme « secret » ou « strict secret ». L’acte normatif doit désormais recevoir l’avis du ministère de la Justice et du Service Roumain des Informations (WALL STREET – édition en ligne).

France-Roumanie

L’Ambassadeur de France, Henri PAUL, confère l’Ordre National du Mérite à Monsieur Bruno ROCHE, Président de la Chambre Française de Commerce, d’Industrie et d’Agriculture en Roumanie (AGERPRES)

Musique électro-française : l’Institut français, avec le soutien de l’Ambassade de France, organise aujourd’hui au club Silver Church le concert de la célèbre formation d’électro-powerpop, « Pony Pony Run Run » (AZI)

« Dégustations littéraires » à la Librairie-café Cartureşti de l’Institut français, ce soir, à 19h00 sur le thème : « Le communisme dans la littérature postcommuniste » (OBERVATOR CULTURAL)

« Broderies », bande-dessinée de Marjane SATRAPI traduite et publiée aux éditions ART & JUMATATEA PLINA (DILEMA VECHE)

« La perquisition de la littérature ou quand la réalité accuse la littérature de plagiat » (DILEMA VECHE)

Cette revue de presse, qui ne prétend pas à l’exhaustivité, se limite à présenter des éléments publiés dans les médias roumains. Elle ne reflète en aucun cas la position de l’ambassade ou du gouvernement français.