Jeudi 3 mars 2011


Reconduction du protocole de Coalition


« BOC partage ses promesses entre l’UDMR et l’UNPR » (ROMÂNIA LIBERĂ) ; « L’UDMR laisse un moment de répit au PDL » (EVENIMENTUL ZILEI) ; « Alliance PDL-UDMR-UNPR même après 2012 ? » (ADEVĂRUL) ; « Protocole contre trahisons » (GÂNDUL) sont quelques uns des principaux titres de la presse du jour qui annonce le renouvellement de l’accord de gouvernement jusqu'aux prochaines élections législatives, prévues à la fin 2012. Selon ROMÂNIA LIBERĂ (RL), le document signé hier par les dirigeants du PDL, de l’UDMR (Union magyare), de l’UNPR (Union nationale pour le progrès de la Roumanie) et des minorités nationales contient des objectifs généraux, telle que la modification de la législation électorale. Mais il évite de donner des indications claires pour atteindre ces objectifs. Par exemple, à la demande de l’UDMR et du groupe des minorités nationales, figure l’adoption du statut des minorités nationales, incluse au chapitre « Réforme constitutionnelle et administrative de l’Etat », mais aucune date n’est précisée ». EVENIMENTUL ZILEI rappelle que cela fait 6 ans que la loi sur le statut des minorités se trouve au parlement. Les trois autres priorités de l’UDMR sont : la réorganisation des régions de développement et la poursuite de la décentralisation, l’application de la loi sur l’éducation assumée par le gouvernement et la modification de la législation électorale. Ce dernier objectif est aussi partagé par l’UNPR car l’actuel seuil électoral, de 5 %, serait « prohibitif pour les deux formations » (RL).

Corruption : l’étau se resserre sur le chef du FISC roumain

Un haut conseiller de l’Agence nationale de l’administration fiscale (ANAF), Nicolae GAVRILĂ a été placé en garde à vue, hier, par les procureurs anti-corruption. Selon GÂNDUL, il est accusé d'avoir reçu plusieurs pots-de-vin, d’une valeur totale de 1 800 000 euros de la part d'un homme d'affaires italien, au cours de ces 4 dernières années. Ce dernier (surnommé par la presse « le dénonciateur ») lui-même déféré en justice pour évasion fiscale, a porté plainte contre M. GAVRILĂ. Selon la DNA, il a également dénoncé un avocat, Marius STĂNESCU, qui avait de son côté promis d'intervenir en sa faveur auprès de l'ANAF, en échange d'un million d'euros. Selon l’avocat de Monsieur STĂNESCU, les procureurs tenteraient ainsi de remonter jusqu’au chef de l’ANAF, Sorin BLEJNAR, et à l’ancien chef adjoint, Viorel COMANITA, actuel chef de l’Autorité nationale des frontières. La DNA aurait parlé d’un « trafic d’influence impliquant l’institution dirigée par Monsieur BLEJNAR, d’une valeur assez importante, plus d’un million d’euros » (GÂNDUL)

Le succès des divorces administratifs

La loi sur la petite réforme de la justice (202/2010), visant à alléger la charge des dossiers des magistrats, prévoit que la dissolution légale du mariage, avec consentement mutuel, dans les cas où il n’y a pas d’enfants mineurs, peut depuis le 1er janvier 2011, se faire à l’état civil des mairies ou chez un notaire, en moins de 30 jours, et plus seulement au tribunal (ADEVĂRUL, ROMÂNIA LIBERĂ). Un nombre record de divorces administratifs a été enregistré depuis le début de l’année à la mairie du secteur 2 de Bucarest, atteignant une moyenne de 10 divorces par semaine, informe AGERPRES. Les mairies rivalisent en « offres de divorce » écrit ROMÂNIA LIBERĂ. Si à Bucarest, il suffit de payer une taxe de 5 lei (~1.2 €), il est plus coûteux de divorcer dans les mairies des villes de province, telle que Târgu Mures (650 lei), Suceava (500 lei) ou encore Oradea (300 lei). Les maires justifient le niveau élevé de la taxe par le fait que les citoyens doivent bien réfléchir aux motifs pour lesquels ils veulent se séparer. 

L’usine Renault de Mioveni trop chère pour la production de voitures à bas prix?

C’est la question que se pose ZIARUL FINANCIAR dans un article intitulé « Pour Renault, l’extension au Maroc est plus rentable. » Alors que seulement une voiture sur dix produites à l’usine Dacia de Mioveni est vendue en Roumanie, les Français de Renault ont choisi le Maroc pour construire la troisième usine de la marque roumaine, les coûts liés au transport et à la main-d’œuvre étant moins élevés dans l’état du Maghreb. « Aujourd’hui, l’Europe de l’Ouest est le marché principal pour Dacia, mais l’usine au Maroc est beaucoup plus proche », explique pour le quotidien financier Jacques CHAUVET, Président du conseil d’administration de Dacia et chef de la région Euromed de Renault. 

Un maire de Bucarest poursuivi pour corruption


Cristian POTERAŞ, le maire du 6ème arrondissement de Bucarest et six autres conseillers, ont été déférés devant la justice dans un dossier de corruption, pour « abus de pouvoir ». Selon la Direction anti-corruption, Cristian POTERAŞ aurait attribué de manière illégale des titres de propriété, engendrant ainsi un préjudice d'environ 58,2 millions d'euros à l'Etat (EVENIMENTUL ZILEI, ROMÂNIA LIBERĂ)

« La résistance par la culture peut être aussi importante aujourd’hui qu’hier » (Ana BLANDIANA)


Grand nom de « la résistance par la culture », la poétesse Ana BLANDIANA, parle dans un entretien pour ROMÄNIA LIBERĂ de la vie littéraire d’avant et d’après la révolution, des « icônes » de la littérature roumaine et de la lutte anti-communiste, mais aussi de la nécessité de créer un musée du communisme à Bucarest. « Ceux qui expriment leurs colères, désespoir, révolte de manière anonyme sur des blogs ne sont pas moins apathiques que leurs parents qui applaudissaient aux réunions de parti et  lançaient des calomnies au téléphone qu’il couvrait d’un oreiller. Se laisser manipuler par les chaînes de télévision à scandale et droguer par les émissions vulgaires de divertissement n’est pas moins dangereux ni dégradant que d’avoir peur de Ceauşescu » a déclaré notamment l’auteur du « Livre blanc d’Arpagic ».

France-Roumanie

« La Francophonie s’ouvre avec un spectacle de Jacques MARTIAL » (NINE O’CLOCK)

« John GALLIANO renvoyé de la maison DIOR » (ADEVĂRUL)

« Le Festival du court-métrage de Clermont-Ferrand arrive à Next 2011 » (CRONICA ROMÂNĂ)

Cette revue de presse, qui ne prétend pas à l’exhaustivité, se limite à présenter des éléments publiés dans les médias roumains. Elle ne reflète en aucun cas la position de l’ambassade ou du gouvernement français.