Lundi 7 février 2011

REVUE DES MÉDIAS ROUMAINS DU LUNDI 7 FEVRIER 2011

Le protocole de l’Union Sociale-Libérale a été signé


Les deux principaux partis de l’opposition, le PSD et l’ACD PNL- PC  ont signé samedi une alliance afin de remporter les élections locales, législatives et présidentielle à venir. Le protocole commun de l’alliance baptisée « Union sociale-libérale » (document rendu public par les médias roumains) contient les principes selon lesquels seront établis les candidatures communes aux élections locales, parlementaires et présidentielles, ainsi que les détails concernant les mandats dans l’éventualité d’un gouvernement commun. Pour ce qui est des élections présidentielles, l’alliance soutiendra un candidat unique, le mieux placé dans les sondages d’opinion. Le candidat de l’alliance pour le poste de premier ministre sera choisi par le parti qui n’aura pas proposé de candidat aux fonctions de Président de la Roumanie. Au niveau départemental et local, il y aurait respectivement un candidat commun aux fonctions de Président du conseil départemental et des mairies des municipalités. Même configuration électorale pour la mairie générale et les mairies de secteur de Bucarest.

Réactions politiques après la signature du protocole de la nouvelle alliance


Une voix discordante s’est faite entendre au sein même de l’USL. L’un des ténors du Parti libéral, Ludovic ORBAN a critiqué ce rapprochement avec la gauche et a voté contre l’USL considérant le PSD comme un adversaire politique du PNL (ANTENA 3). Dans le camp opposé, le conseiller présidentiel Sebastian LĂZĂROIU affirme que le protocole de l’USL n’a pas vraiment été élaboré par des « lumières » car il y aurait au sein du document des « mesures contradictoires » (GÂNDUL). Le président des indépendants (UNPR) Cristian DIACONESCU  a déclaré que la nouvelle alliance générait des inquiétudes au sein du Parlement européen. « Attendons-nous que les représentants PNL votent aux côtés des socialistes ? Ce serait une première historique au sein du Parlement européen » (AGERPRES). En revanche, les leaders de l’UDMR n’attaquent pas la nouvelle alliance politique de l’Opposition, attendant de voir comment se positionnera l’USL sur la scène politique. Le vice-président exécutif de l’UDMR, Laszlo BORBELY, a déclaré samedi, que la nouvelle alliance était « intéressante » qu’elle montrera probablement lors des élections à quel point elle est « fonctionnelle et viable » (ANTENA 3 et MEDIAFAX).

La Roumanie renonce à la dernière tranche du Fonds Monétaire International (FMI)


Lors de la conférence de presse que le Président de la Roumanie a tenue hier soir, ce dernier a annoncé que la Roumanie renonçait à la dernière tranche d’un milliard d’euros du FMI étant donné les récentes évolutions économiques du pays. « L'accord que nous avions conclu pour deux ans (pour un prêt de 20 milliards d'euros) s'est terminé avec succès. L'économie a été stabilisée (…) La Roumanie a une économie sortie de la crise » a déclaré Traian BĂSESCU. Cependant, la Roumanie accédera à la dernière tranche de la commission Européenne pour couvrir son déficit. Après ce bilan positif, le Président a annoncé un nouvel accord de deux ans avec le FMI et l'UE qui mettront à disposition de Bucarest, uniquement en cas de besoin urgent, une ligne de crédit de cinq milliards d'euros. Cet accord dit « préventif » devrait être officialisé par le FMI à la fin du mois de mars (ROMÂNIA LIBERĂ)

Schengen : récentes déclarations du Président roumain et du ministre français des affaires européennes


Le Président Traian BĂSESCU a expliqué à Bruxelles que d’un point de vue technique, la Roumanie se situe bien mieux que certains autres pays déjà membres de l’espace Schengen. Il a souligné le fait que son pays exclut catégoriquement l’idée avancée récemment par la France, à savoir l’élaboration et le suivi d’une « feuille de route » qui sous-entendrait le report de l’adhésion. « On nous a proposé de faire je ne sais quel autre «roadmap», d’avoir d’autres discussions. Nous n’avons rien à faire, nous avons 7 bons rapports, meilleurs que beaucoup d’autres Etats qui se trouvent dans Schengen», a déclaré Traian BĂSESCU (AGERPRES). PUTEREA et EVENIMENTUL ZILEI reprennent les récentes déclarations sur RFI de Laurent WAUQUIEZ, ministre chargé des affaires européennes : « Ce dossier n’est pas seulement un dossier roumain, mais roumain et bulgare. Pour le moment, les rapports nous disent que la Bulgarie n’est pas prête (...) et la Roumanie ne peut pas adhérer toute seule. Il faut que les deux pays soient prêts », a-t-il précisé à la radio.

La mort de 5 mineurs accélère le processus de restructuration du secteur minier

Cinq hommes, quatre électriciens et un ingénieur, âgés de 36 à 41 ans, sont morts samedi à la suite d'une explosion à 400 mètres sous terre dans la mine d'Uricani (Nord ouest) où ils effectuaient une opération de maintenance électrique. Cet accident est survenu alors que la Roumanie, comme d'autres pays européens, tente de restructurer son secteur minier conformément à la demande de la Commission européenne. Selon EVENIMENTUL ZILEI, l'avenir des sept mines de charbon roumaines encore en activité dans la vallée du Jiu (sud-ouest) sera discuté jeudi, tel que l’a annoncé hier le ministre de l'Economie Ion ARITON. « Jeudi, nous aurons une nouvelle réunion avec la direction de la compagnie minière et les syndicats pour prendre une décision finale sur ce qui va se passer dans la vallée du Jiu, c'est à dire sur la restructuration que nous avons entamée et que nous souhaitons finaliser » (ZIARUL FINANCIAR, AGERPRES). 

France-Roumanie

« La princesse BRÂNCOVEANU, amie de Marcel PROUST »: sur la correspondance de l’auteur d’ A la recherche du temps perdu avec l’écrivain d’origine roumaine, Anna DE NOAILLES (ADEVĂRUL)

« L’amour n’est pas suffisant pour aider quelqu’un » : extrait en avant-première de l’entretien donné par l’actrice Carole BOUQUET pour ADEVĂRUL à paraître dans le numéro de mercredi.

Cette revue de presse, qui ne prétend pas à l’exhaustivité, se limite à présenter des éléments publiés dans les médias roumains. Elle ne reflète en aucun cas la position de l’ambassade ou du gouvernement français.