Mardi 8 février 2011

Arrestations d’ampleur à la frontière Ouest du pays

L’ensemble des médias roumains couvre largement les opérations d’envergure que des procureurs anti-corruption conduisent à la frontière Ouest du pays (Moraviţa). Plusieurs douaniers et policiers de frontière sont suspectés d’avoir touché des pots-de-vin et facilité la contrebande de cigarettes à la frontière serbe. Le trafic routier entre la Roumanie et la Serbie est arrêté, informe AGERPRES. Ce matin, plus de 100 personnes ont été conduites par hélicoptère à la Direction Nationale Anti-Corruption (DNA) de Bucarest (REALITATEA TV). L’action est similaire à celle de la semaine dernière (au point de frontière de Siret - département de Suceava) à la suite de laquelle 59 personnes font l’objet d’une enquête judiciaire. ZIARUL FINANCIAR, s’appuyant sur les données transmises par les procureurs, précise que pour passer la frontière avec 30 cartouches de paquets de cigarettes un trafiquant « offrait » au fonctionnaire de la douane environ 150 lei (35 €) et au policier de frontière environ 50 lei (12 €), par conséquent 8 % de la valeur du trafic de contrebande de cigarettes terminait dans les poches des policiers de frontière ou des douaniers, calcule le journal financier.

Ces arrestations vont-elles influencer l’adhésion de la Roumanie à l’espace Schengen?


La question est posée par ADEVĂRUL qui, afin d’y répondre, donne la parole au député européen Simon BUSUTIL. Selon ce dernier, ces arrestations ajoutées au « bon » rapport technique de la Roumanie seraient vues positivement par les Parlementaires européen, comme deux signes prouvant que la Roumanie est, en grande partie, prête à devenir membre de l’espace Schengen. Mais leur ampleur confirme également, écrit le journal, un niveau de corruption très élevé et un très long passif de corruption. La Finlande qui, selon le quotidien, ne veut pas d’une adhésion « prématurée » de la Roumanie à Schengen suit de près les arrestations des douaniers et policiers de frontière. La ministre finlandaise des affaires européennes et de l’immigration, Astrid THORS a déclaré dans une conférence de presse commune avec Teodor BACONSCHI (ministre roumain des affaires étrangères) que l’action en elle-même (arrestations de Siret – ndr) était louable mais qu’elle attendait des résultats concrets, à savoir des condamnations. Elle a également ajouté que son pays soutenait l’adhésion de la Roumanie et de la Bulgarie à Schengen mais que la manière dont le sujet serait traité reposait entre les mains de la présidence hongroise de l’Union Européenne (RFI).

Un système de santé en crise

Alors que le ministère de la santé travaille sur la réforme de son système, visant notamment la fermeture des petits hôpitaux, GÂNDUL publie plusieurs témoignages de médecins roumains rappelant les graves problèmes que connaît ce secteur de manière générale. Avec un déficit de son système national d’assurance santé de près d’un milliard d’euros, il souffre (en plus de l’exode des médecins), d’une administration parfois catastrophique pouvant conduire à des cas extrêmes, que le journal illustre aujourd’hui à l’occasion d’une enquête menée dans plusieurs hôpitaux : tables d’opération qui s’effondrent avec le patient, opérations chirurgicales à la lampe de poche... « Certains hôpitaux ne remplissent pas les conditions pour recevoir le statut d’hôpital » a reconnu le ministre de la santé Cseke ATTILA.

Sondage IRES : Crin ANTONESCU en tête

La majorité des roumains (41 %) élirait le libéral Crin ANTONESCU si des élections présidentielles avaient lieu dimanche prochain, selon un sondage réalisé par l’Institut Roumain pour l’Evaluation et la Stratégie (AGERPRES, REALITATEA TV). 15 % voterait pour Victor PONTA (PSD) et 13 % pour Traian BĂSESCU.

Vers une restructuration du secteur énergétique roumain


Sous le titre « Quel plan le FMI envisage-t-il pour l’énergie roumaine? », ADEVĂRUL consacre sa Une à la réorganisation des sociétés énergétiques d’Etat que le gouvernement s’est engagé à mener dans le cadre du nouvel accord qu’il négocie actuellement avec le FMI. Des sources du ministère de l’économie ont déclaré pour le journal que le nouveau plan de restructuration inclura l’introduction en bourse des compagnies Hidroelectrica et Nuclearelectrica ainsi que la privatisation des trois complexes énergétiques d’Olténie, conformément à la demande du FMI et de la Banque Mondiale. Ce dernier point fait partie, selon le quotidien, d’un plan alternatif étant donné que la création des deux « colosses énergétiques » (Electra et Hidroenergetica) annoncée il y a deux ans n’a pas encore eu lieu.

France-Roumanie


« Lettres à Génica » - avec Carole Bouquet, à l’Odéon (CRONICA ROMÂNĂ)

« En Europe, les arts entrent dans les affaires » : reportage au Louvre et au Musée d’Orsay de Paris (ROMÂNIA LIBERĂ)

Cette revue de presse, qui ne prétend pas à l’exhaustivité, se limite à présenter des éléments publiés dans les médias roumains. Elle ne reflète en aucun cas la position de l’ambassade ou du gouvernement français.