Mercredi 23 février 2011
Les Ministères des finances et de l’intérieur réprimandés par le Président
La presse remarque la« dureté » du discours du Président Traian BĂSESCU à la Police et aux Services secrets d’informations (DGIPI), lors du bilan du Ministère de l’Intérieur (MAI) : « deux ministères n’ont pas pu être réformés en 20 ans : le Ministère des Finances et le Ministère de l’Intérieur… Je vous demande une évaluation homme par homme sinon, la réorganisation n’existera que sur le papier » (…) « N’importe où l’on met le doigt, des éléments de corruption surgissent. Qu’il s’agisse de ce que nous avons vu l’année dernière à Piteşti avec les permis de conduire ou de ce que nous avons vu aux frontières, toutes sont des réalités du Ministère de l’intérieur ». Le Président a attiré l’attention des chefs du MAI sur le fait qu’il existe des policiers qui « tolèrent la cohabitation avec le crime organisé » et que l’on voit facilement « sur la carte du pays, les régions qui tolèrent le crime organisé (…) Mettez fin à cette zone noire du ministère. Je veux que vous pulvérisiez les groupes de crime organisé, au niveau régional, et je veux que vous contribuiez à trouver quelles sont les zones où ces groupes sont protégés»
Une lutte anti-corruption à plusieurs niveaux
ZIARUL FINANCIAR qui titre « Comment se fait-il que 14% des policiers de frontière aient été placés en arrestation, tandis que leurs chefs sont toujours en fonction ? », remarque que 13.7 % des Policiers de frontière se trouvent actuellement incarcérés (soit 185 sur les 1346 inspecteurs, directeurs, officiers et agents que compte la Police de frontière), tandis que seulement 29 douaniers ont été arrêtés dans le même intervalle de temps. Les chefs de la Police de frontière Ioan BUDA (questeur principal), Mihai BRĂTAN (questeur de police) et Mihai IVĂNESCU (commissaire en chef), quant à eux, restent en fonction et n’ont pas souhaité faire de déclaration pour le moment.
Doutes sur le départ du Premier ministre
« Le premier ministre Emil BOC, vedette média de ces derniers jours, s’esquive lorsqu’il s’agit de parler de son remplacement au Palais Victoria » écrit EVENIMENTUL ZILEI. « Les démissions ou les remaniements ne se font pas par voie de presse, je peux vous l’assurer », a déclaré Emil BOC (ADEVĂRUL). Il a souligné le fait qu’en ce moment, il était d’abord préoccupé par l’engagement de sa responsabilité sur le nouveau Code du Travail (voir revue de presse d’hier) et qu’il allait continuer à se consacrer à l’activité du Gouvernement jusqu’au dernier jour de son mandat, qu’importe quand celui-ci adviendra (ROMÂNIA LIBERĂ).
Lieux de culte musulman en Roumanie
ADEVĂRUL publie aujourd’hui un entretien avec le mufti Iusuf MUURAT suite à l’avertissement que les représentants de la communauté turco-tartare ont transmis au parlement concernant l’apparition, en particulier à Bucarest, de « lieux de culte musulman illégaux », qui pourraient, selon eux, « promouvoir des idées radicales. » Le mufti MUURAT qui dirige le culte musulman de Roumanie déclare qu’il existe des organisations non-gouvernementales financées par l’Etranger qui pratiquent des « principes dogmatiques radicaux et veulent créer des dissensions au sein de la communauté musulmane locale ». Deux fondations islamiques de Roumanie, Semiluna (financée en partie par l’Egypte selon son président) et Taiba, rejettent ces affirmations. Selon le journal, la communauté musulmane de Roumanie compte 70 000 musulmans et 78 lieux de culte.
Libye-Roumanie
Selon EVENIMENTUL ZILEI, 200 à 300 citoyens roumains seraient bloqués en Libye, notamment dans le désert au Sud Est de Tripoli et sur des plateformes off shore.. Le Ministre roumain des affaires étrangères a déclaré hier qu’il se basait sur les compagnies où travaillent les citoyens roumains pour l’évacuation de ces derniers; mais dans le cas où la situation l’exigerait, il prendrait des mesures de rapatriement.
Bucarest, championne nationale des décibels
Les médias reprennent les résultats de la dernière enquête réalisée par Enviro Consult, bureau d’étude spécialisé dans l’énergie et le développement durable. Elle démontre que Bucarest est la ville de Roumanie ayant le taux de pollution sonore le plus élevé, où l’on enregistre des valeurs pouvant atteindre les 80 décibels, soit 30 fois plus que les valeurs optimales. 85% de la population est exposée au bruit. Dans la Capitale, le boulevard Magheru est l’artère la plus bruyante. La ville la plus calme parmi les plus grandes agglomérations du pays est Iaşi, où seulement 16% des habitants sont affectés par la pollution sonore (ROMÂNIA LIBERA, EVENIMENTUL ZILEI).
Fin d’insolvabilité pour Blue air
La compagnie aérienne à bas coût Blue air est sortie d’insolvabilité. Le Tribunal de Bucarest a admis le recours de la société et rejeté les demandes d’insolvabilité formulées par Carpathair et Service excellence. GÂNDUL ajoute que Blue Air a doublé ses revenus en janvier et février, par rapport à l’année 2010.
Cette revue de presse, qui ne prétend pas à l’exhaustivité, se limite à présenter des éléments publiés dans les médias roumains. Elle ne reflète en aucun cas la position de l’ambassade ou du gouvernement français.
