Lundi 24 janvier 2011
REVUE DES MÉDIAS ROUMAINS DU 24 JANVIER 2011
Retraites des militaires
La presse évoque les discussions d’hier soir du Président Traian BĂSESCU avec plusieurs membres du Gouvernement suite à la décision de la Haute Cour de Cassation et de Justice annulant l’application d’une décision gouvernementale de 2010 concernant la procédure de recalcul des pensions des militaires. La première conclusion des discussions était que la décision de la Haute Cour devait être respectée et le processus de recalcul suspendu, a déclaré le Président à l’issue de la réunion, repris par MEDIAFAX. Traian BĂSESCU a attiré l’attention sur le fait que la Loi no. 119/2010 concernant le principe du recalcul des retraites spéciales restait en vigueur, seulement la Décision du Gouvernement no 735 de juillet 2010 établissant la méthodologie d’application de la loi était invalidée. Le Gouvernement a pris la décision de délivrer une Ordonnance d’Urgence pour prolonger le délai de recalcul des retraites des militaires jusqu’au 31 décembre 2011, a annoncé le Président.
Sous le titre « La vérité statistique des retraites spéciales » ZIARUL FINANCIAR écrit que les bénéficiaires des retraites spéciales, représentant moins de 3% du nombre total des retraités (6 millions) coûtent annuellement à l’Etat un milliard d’euros, à savoir 10% du budget total des retraites. Les principaux bénéficiaires des retraites spéciales sont en grande majorité des anciens cadres du Ministère de l’Intérieur et de la Défense, ainsi que des services spéciaux (SRI, SIE ou SPP), leur nombre étant d’environ 150.000 note le quotidien. Par ailleurs, tandis que la retraite moyenne est en Roumanie de 686 lei, la pension moyenne pour les bénéficiaires des retraites spéciales dépasse les 2000 lei.
Politique intérieure
« Les dirigeants du PNL et du PSD se contredisent sur le sujet de l’alliance » titre ADEVĂRUL, qui reprend les déclarations contradictions d’hier des deux présidents des partis. Tandis que Crin ANTONESCU évoquait un possible accord entre les libéraux et les sociaux-démocrates décidé le jour de l’union (24 janvier – anniversaire de l’union de la Moldavie à la Vallachie de 1859), Victor PONTA a invoqué la possibilité que le PSD se présente seul aux élections (« Si nous ne réussissons pas à conclure un protocole de collaboration avec le PNL avant mars, nous irons seuls »). Le délai du 1er mars est mentionné aussi par GÂNDUL qui présente la tournée effectuée par Victor PONTA en Transylvanie pour présenter aux chefs locaux du parti le projet de la nouvelle alliance avec le PNL. La démarche serait un succès, selon le président du PSD, tous les chefs des organisations départementaux se prononçant pour une alliance avec l’ACD.
Interview KELEMEN
Dans une interview pour EVENIMENTUL ZILEI, Hunor KELEMEN, le favori aux élections pour la présidence de l’UDMR de févier prochain, répond aux accusations de son principal adversaire Péter ECKSTEIN KOVACS, affirmant qu’au lieu d’invoquer « des pressions et des intimidations, il vaut mieux parler des projets ». M. KELEMEN se prononce en faveur d’une relation d’indépendance du parti magyar par rapport à Budapest, notamment à FIDESZ, et d’une continuation de la coalition actuelle avec le PDL jusqu’aux prochaines élections parlementaires. Sur la possibilité de joindre une future alliance PSD-PNL, Hunor KELEMEN déclare qu’il faudrait d’abord examiner le programme proposé par les deux partis, le seul lien entre les deux formations semblant être pour le moment « le désir commun de débarquer le gouvernement BOC ».
Moldavie
Dans un commentaire pour ADEVĂRUL, le professeur Vasile PUŞCAŞ écrit que l’engagement sur la voie européenne de la République de Moldavie serait une « option rationnelle », qui dépend toutefois des compétences des dirigeants politiques de Chişinău. Avec une économie en lambeaux, le défi de la Moldavie est de créer les mécanismes d’un marché fonctionnel et les dirigeants de l’Alliance pour Intégration européenne doivent transposer leurs promesses européennes dans la vie quotidienne et les objectifs stratégiques à long terme de leur pays.
France – Roumanie
« Les français veulent des directeurs roumains dans les grandes sociétés »– les jeunes roumains ont l’occasion de suivre des études en France pour être embauchés ensuite sur des postes de direction par des sociétés françaises présentes en Roumanie dans le cadre d’un partenariat entre l’Ambassade de France et plusieurs sociétés (JURNALUL NAŢIONAL).
Cette revue de presse, qui ne prétend pas à l’exhaustivité, se limite à présenter des éléments publiés dans les médias roumains. Elle ne reflète en aucun cas la position de l’ambassade ou du gouvernement français.
