Mardi 4 janvier 2011
REVUE DES MÉDIAS ROUMAINS DU 4 JANVIER 2011
Schengen
ADEVĂRUL recueille des réactions aux déclarations du Ministre des Affaires étrangères. Le député européen autrichien Hannes SWOBODA, membre de l’Alliance des Sociaux-Démocrates, qualifie l’attitude du Ministre roumain de « simpliste et primitive » et affirme qu’au lieu d’évoquer la condition du MCV pour l’adhésion de la Croatie à l’UE, la Roumanie et la Bulgarie devraient « régler leurs problèmes sur la réforme de la justice et la lutte contre la corruption ». Pour Renate WEBER, députée européenne du PNL, la déclaration de M. BACONSCHI « n’est pas de nature à faire du bien à la Roumanie », le problème étant situé au niveau des relations bilatérales « catastrophiques » du pays avec les autres Etats-membres (« En réalité, la France veut faire du dossier Schengen une affaire de politique interne, qui n’est pas liée à l’état de préparation de la Roumanie ou au MCV »). Le quotidien cite un représentant du Ministère allemand des Affaires étrangères exliquant qu’au jour d’aujourd’hui toutes les conditions pour l’adhésion de la Roumanie et de la Bulgarie à l’espace Schengen ne sont pas remplies, les critères techniques n’étant pas seuls en cause, puisqu’il s’agit aussi de régler les défaillances du système judiciaire et de faire la preuve des progrès dans la lutte contre la corruption et la criminalité organisée. Selon le professeur Vasile PUŞCAŞ, la dénonciation unilatérale du MCV serait une démarche possible, mais qui pourrait affecter sérieusement le financement des projets par des fonds européens. « De toute façon, la mise en cause du MCV ne fait qu’accentuer l’idée que le Gouvernement roumain voudrait cacher la corruption ». Laura ŞTEFAN, de l’ONG Société académique roumaine, rappelle que le dispositif de suivi sur la justice étant une condition de l’adhésion de la Roumanie à l’UE, la seule possibilité d’éliminer ce mécanisme est de remplir les objectifs de réforme (« La Roumanie ne fait pas de faveur à l’Europe en se laissant suivre »).
Pour Cristian DIACONESCU, président d’honneur de l’UNPR, les déclarations de Teodor BACONSCHI sont du « bluff ». « L’idée d’imposer pour la Croatie un mécanisme qui nous a dérangés n’est pas, à mon avis, ni élégante, ni productive à l’intérieur de l’UE » a déclaré l’ancien ministre des affaires étrangères repris par EVENIMENTUL ZILEI.
Selon le premier vice-président du PDL, Theodor STOLOJAN, l’attitude du Ministre roumain des Affaires étrangères serait un mode de négociation coutumier à Bruxelles. « En diplomatie, dans les négociations, des pressions peuvent intervenir, des menaces du type » déclare ainsi M. STOLOJAN pour GÂNDUL. Enfin, le député européen Cristian PREDA a refusé de commenter les déclarations de Teodor BACONSCHI en précisant que « la France et l’Allemagne doivent être vues comme des pays partenaires ».
Grand intérêt pour la citoyenneté hongroise
Plusieurs dizaines de personnes ont rempli hier aux consulats de Hongrie de Cluj et de Miercurea Ciuc les formulaires pour demander la citoyenneté hongroise, annonce ROMÂNIA LIBERĂ. Certains membres et présidents de conseils départementaux ont été parmi les premiers à avoir déposé leurs dossiers de demande. Le quotidien note que la La citoyenneté hongroise facilite l’entrée aux Etats-Unis et ouvre plus largement le marché du travail dans tout pays de l’Union européenne, note le quotidien. Pour obtenir la citoyenneté, un citoyen roumain doit prouver sa connaissance du hongrois et présenter des documents prouvant son appartenance ethnique.
Vers une alliance PSD-PNL ?
EVENIMENTUL ZILEI fait état des « négociations avancées » entre les libéraux et les sociaux-démocrates qui, en dépit des divergences affichées par leurs dirigeants, sont en train de se partager les « zone d’influences » territoriales et de désigner des candidats communs pour les élections de 2011. Suite à plusieurs rencontres entre Liviu DRAGNEA et RADU STROE, les secrétaires généraux des deux partis, le PSD et le PNL auraient décidé de désigner des candidats communs pour les mairies des grandes villes et les conseils départementaux en fonction des résultats électoraux des derniers scrutins. Ainsi, le PSD désignera les candidats pour les présidences des conseils départementaux de Oltenia, Muntenia et la plupart de la Moldavie, tandis que la Transylvanie reviendrait presque en intégralité au PNL.
2011 : une année législative mouvementée
L‘« horoscope politique » de cette année sera marqué par les disputes, les motions de censure, une coalition affaiblie et une opposition en quête de solidarité, écrit ROMÂNIA LIBERĂ. Selon le quotidien, la loi sur l’éducation, la modification du Code du Travail et l’introduction du vote par correspondance sont quelques priorités législatives de la majorité et autant de thèmes d’attaque pour les partis de l’opposition.
Evolution-surprise dans le dossier de Gheorghe FALCĂ
Evoquant le dossier de corruption de Gheoghe FALCĂ, maire d’Arad et membre du PDL, ROMÂNIA LIBERĂ annonce que les procureurs de la Direction nationale anticorruption (DNA) ont demandé à la Cour suprême de dépayser le procès hors du Tribunal d’Arad. La Haute Cour prendra sa décision le 27 février. Gheorghe FALCĂ est accusé par la DNA d’avoir accepté pots-de-vin et abus en service.
WikiLeaks
Les journaux se font l’écho du télégramme diplomatique envoyé en juin 2009 par l’Ambassade des Etats-Unis à Sofia et révélé par WikiLeaks. Selon EVENIMENTUIL ZILEI, le document en question dévoile la frustration de plusieurs Etats européens devant l’absence constante de progrès de la part de la Bulgarie et la Roumanie dans leurs efforts de réformer les systèmes judiciaires.
France – Roumanie
« Les ventes de Dacia en France ont augmenté de 65% » (ZIARUL FINANCIAR)
Cette revue de presse, qui ne prétend pas à l’exhaustivité, se limite à présenter des éléments publiés dans les médias roumains. Elle ne reflète en aucun cas la position de l’ambassade ou du gouvernement français.
