Jeudi 28 juillet 2011
REVUE DES MÉDIAS ROUMAINS DU 28 JUILLET 2011
Presse, télévision, radios
Le Gouvernement donne le feu vert au « panier de solidarité »
Le Gouvernement roumain a approuvé hier un projet législatif qui prévoit la distribution mensuelle aux retraités roumain des aliments de bases, comme la farine, le sucre, l’huile, la farine de maïs et le riz, au prix de production, sans affecter le budget national et sans subventions. Pour introduire ce programme du « panier de solidarité », une commission spéciale a été créée par le Premier Ministre, écrit ADEVĂRUL. Le programme a été initié par l’UNPR et le texte mentionne comme une source d’inquiétude le fait que le poids des produits alimentaires dans le budget d’un retraité est de 60%. Selon EVENIMENTUL ZILEI, les denrées alimentaires seront acquises par appels d’offres nationaux et la distribution sera à charge des autorités locales, sous le contrôle des préfets. Sous le titre « Le panier des retraités : BOC se prépare pour 2012 comme NĂSTASE pour 2004 » ROMÂNIA LIBERĂ
Interview Teodor BACONSCHI
Dans un entretien pour ZIARUL FINANCIAR, le ministre roumain des Affaires étrangères, M. Teodor BACONSCHI, se montre confiant que la situation économique en Europe va se redresser et que la Roumanie peut avoir de bonnes relations avec la Russie. « La leçon à tirer de la crise est la discipline, ce qui suppose une grande attention aux dépenses publiques » affirme le ministre. Il insiste également sur la nécessité de régler au plus vite la question de l’absorption faible par la Roumanie des fonds européens dans la perspective des négociations liées au prochain budget européen. La Roumanie doit trouver à l’intérieur de la « géométrie sophistiquée des contacts » de l’Union européenne un soutien pour promouvoir ses propres projets, le meilleur exemple étant le projet de la Région du Danube, qui veut faire du basin danubien un lien entre les Etats riverains. Sur la question des relations tendues avec la France, M. BACONSCHI déclaré que « dans la relation avec la France, il y a plus de chose qui nous rapprochent que celles qui nous séparent » et mentionne que les contacts au niveau des ministères des Affaires étrangères ont été repris. Il rejette l’idée d’un blocage de la relation bilatérale, mais admet que les relations ont été « un peu déstabilisées par des thèmes politiques ». « Maintenant, par la coopération et volonté commune nous avons réussi à introduire dans le tableau des thèmes essentiels de dialogue ». D’autre part, l’évolution des relations politiques n’a pas eu d’influence sur les relations économiques, qui ont eu une logique structurée à long terme, ajoute le ministre. Teodor BACONSCHI plaide en faveur d’une relation normale de collaboration avec la Russie, mais affirme que pour une bonne relation il faut deux partenaires. En 2010, les échanges commerciaux entre la Russie et la Roumanie ont repris, les exportations roumaines vers le marché russe enregistrant le plus haut niveau depuis 1989 (1.1 milliards de dollars). Par ailleurs, le ministre déclare que les relations avec la Chine doivent être adaptées au 20ème siècle et une des priorités de la diplomatie roumaine est une stratégie de revitalisation du dialogue politique avec les pays du monde arabe.
Les tremblements de terre – la plus grande crainte des bucarestois
Dans le premier d’une série d’articles dédiés aux tremblements de terre, ROMÂNIA LIBERĂ écrit qu’il y a 371 bâtiments à Bucarest classés sous risque sismique élevé et pourtant seulement 13 ont été consolidés dans les 20 dernières années. La principale raison de ce faible nombre de travaux de consolidation serait l’attitude des propriétaires qui n’arrivent pas à se mettre d’accord sur cette question, même si selon un sondage réalisé par la SNSPA le tremblement de terre serait la crainte majeure des bucarestois. Le programme d’Etat pour la consolidation de bâtiments vulnérables assure le financement des travaux et suppose le déménagement temporaire des habitants.
Démantèlement d’un réseau de drogues et d’armes par une opération conjointe roumano-américaine
Deux personnes ont été arrêtées à Bucarest par les procureurs, dans une opération des enquêteurs américains de l’Agence américaine contre la Drogue (DEA), annonce ROMÂNIA LIBERĂ. Le turc Cetin Aksu et l’iranien Siavosh Henareh seront extradés vers les Etats-unis, étant impliqués dans des opérations de trafic de drogues et d’armes. Ils auraient négocié l’achat des missiles et d’autres types d’armements pour les distribuer ensuite aux terroristes du Hezbollah et aux talibans..L’opération a été saluée par l’ambassadeur américain.
Réorganisation territoriale : la presse hongroise invoque la « tactique » de Traian Basescu
Avant la visite de Traian BASESCU à Budapest, ADEVARUL relèvet un article du journal hongrois Népszabadság qui fait écho aux déclarations du Président roumain disant qu’il ne discuterait jamais avec Viktor Orban les questions liées à la réorganisation territoriale de la Roumanie. Selon la publication de Budapest, la « tactique » du Président BASESCU serait de faire croire que l’UDMR serait le seul à s’opposer à la réorganisation, tandis que la réalité montrerait que les roumains sont tout aussi opposés. En plus, Viktor ORBAN ne serait pas intéressé par la réforme territoriale de Roumanie, la seule question qu’il le préoccupe serait d’octroyer la citoyenneté hongroise aux magyars de Roumanie, afin d’obtenir des votes supplémentaires aux prochaines élections.
Le sénateur Iulian URBAN accusé de fascisme
Un commentaire publié par le sénateur PDL Iulian URBAN sur son blog a suscité de vives réactions parmi les médias, les analystes et les hommes politiques. URBAN a écrit, repris par ADEVĂRUL, que le vrai coupable pour les attentats de Norvège ne serait pas Breivik, mais les leaders européens actuels, qui sont trop tolérants avec le phénomène de l’immigration musulmane et trop soucieux de promouvoir le multiculturalisme, ce qui débouche sur des tensions dans les pays d’accueil. « Derrière Breivik se trouvent toute une série d’hommes politiques qui obtiennent du capital politique sur le compte des immigrés. Le coupable c’est tout le système politique européen. » affirme URBAN. L’analyste Cristian PÂRVULESCU qualifie les propos du sénateur démocrate-libéral comme « le fruit d’une idéologie extrémiste ».
Sur Internet (sites d’informations et blogs)
Réduction incertaine des CAS
Même si la réduction de la fiscalité pour le travail, notamment la diminution des contributions d’assurance sociale (CAS), a été une des mesures annoncées par le Gouvernement pour cette année, cette possibilité est encore incertaine, écrit money.ro. Le ministre roumain du Travail Sebastian LAZAROIU a déclaré hier à l’issue de sa rencontre avec les représentants du FMI que la mesure est « prise en considération », tout en faisant un appel à prudence.
Cette revue de presse, qui ne prétend pas à l’exhaustivité, se limite à présenter des éléments publiés dans les médias roumains. Elle ne reflète en aucun cas la position de l’ambassade ou du gouvernement français.
