Lundi, 25 juillet 2011
REVUE DES MÉDIAS ROUMAINS DU 25 JUILLET 2011
Presse, télévision, radios
Interview de Sebastian LĂZĂROIU
Dans un entretien pour Evenimentul Zilei, l’actuel ministre du travail et ancien conseiller présidentiel Sebastian LĂZĂROIU parle des élections de 2012, de la scène politique roumaine et des questions sociales. Selon LĂZĂROIU, en 2012 la lutte électorale sera donnée entre le passé et le futur, entre « l’ancien ordre » représenté par l’USL, et les forces réformistes. Le ministre critique les dirigeants de l’opposition, notamment Crin ANTONESCU, qu’il qualifie de « naïf incorrigible », et Victor PONTA, considéré comme le représentant d’une « coalition de barons ». Si Crin ANTONESCU veut être élu président en 2014, le seul moyen serait qu’il se porte candidat en 2012 à la mairie générale de Bucarest et qu’il gagne, affirme M. LAZAROIU. S’agissant de la population rom, le ministre déclare que celle-ci pourrait être un moteur de croissance économique et qu’il faudrait arrêter de regarder cette communauté comme celle des infracteurs.
XXIIème édition de l’Université d’été de Baile Tusnad
Le quotidien Adevarul fait une synthèse des « sujets délicats » tels la double nationalité,, la création du parti Populaire des Magyars de Transylvanie, l’autonomie et la régionalisation, débattus ce week-end par les politiciens présents à l’université d’été de Baile Tusnad. A côté du vice-président du Parlement européen Laslo Tokes, du leader de l’UDMR, Kelemen Hunor, de dizaines de personnalités de la vie politique et civique de la communauté magyare, était également présent le premier ministre hongrois Viktor Orban, qui a souligné que « la nation magyare doit être consciente, cohérente et unie ». Orban a donné comme exemple les mesures qui ont été prises en Hongrie afin d’éviter la crise, remarquant le fait que « la nouvelle ère après la faillite augmentera le rôle de l’Etat qui a besoin du soutien de la communauté ». Questionné au sujet de la réorganisation administrative de la Roumanie, le premier ministre hongrois a suggéré aux organisations magyares d’adopter une position commune qui soit « ultérieurement communiquée à l’Exécutif de Bucarest » et qu’ultérieurement Budapest décidera s’il doit intervenir.
En réplique, le Président d’Honneur de l’UNPR, Cristian Diaconescu considère cette déclaration comme « malheureuse », censée mettre de la tension sur les relations interethniques sur le territoire roumain, soulignant le fait que « ces questions relèvent de la compétence du gouvernement roumain » (Agerpres)
A son tour, le leader de l’UDMR Kelemen Hunor a expliqué que son parti a refusé le projet de réorganisation proposé par le PDL parce qu’il n’a pas pris en compte le facteur ethnique et que « l’autonomie doit être fondée sur l’axe Bucarest-Budapest-Bruxelles » (Agerpres)
Les médias remarquent également l’absence du Président Basescu à l’édition de cette année de l’événement que la communauté magyare de Roumanie organise annuellement, sous le prétexte de sa prochaine visite en Hongrie, à l’automne. (Adevarul, Azi)
Fusillade et attentat à la bombe meurtriers en Norvège
Les médias roumains consacrent de larges espaces aux attentats de Norvège commis vendredi passé par un militant anti-islamiste, remarquant la montée en pouvoir des partis d’extrême droite en Europe du nord et l’impact du discours radical au niveau de la population (Evenimentul Zilei). Les journaux titrent : « Utoya : le paradis des jeunes transformé en enfer » (România Libera), « Le populisme, l’étincelle de la tragédie d’Oslo » (Evenimentul Zilei), « La Norvège pleure ses morts » (Azi), « Le carnage de Norvège » (Jurnalul National), « la Norvège, le jour le plus noir depuis la fin de la guerre » (Cronica Româna), « La Norvège sous le choc des assassinats » (Adevarul).
Dans un communiqué de presse, le Ministère roumain des Affaires étrangères présente ses condoléances aux familles des victimes et « exprime sa solidarité avec le gouvernement et le peuple norvégien », rappelant que « le Royaume de Norvège est l’un des promoteurs des initiatives de paix dans le monde ». Dans une lettre envoyée au président du parlement du Royaume de Norvège, le Président du Sénat, Mircea Geoana a également transmis ses condoléances aux familles des victimes des attentats d’Oslo, condamnant fermement ces «actes criminels».(Agerpres).
A son tour, le Roi Michel de Roumanie, qui s’est déclaré « profondément attristé» a envoyé également un message de compassion et de soutien à la maison royale de Norvège, condamnant «les attaques terroristes invraisemblables».
Sur Internet (sites d’informations et blogs)
Restrictions sur le marché du travail espagnol
Dans le contexte de la crise économique le gouvernement espagnol a décidé vendredi passé d’imposer dorénavant des restrictions temporaires sur le marché du travail pour les employés roumains, après l’avoir libéralisé le 1er janvier 2009. Les autorités espagnoles ne souhaitent plus recevoir des immigrants roumains sans permis de travail, même au risque de transgresser les directives de l’UE (Gândul). L’agence de presse Hotnews titre : «L’Espagne réintroduit les permis de travail pour les Roumains », reprenant les déclarations du ministre roumain du Travail Sebastian Lazaroiu selon lesquelles « ce cas est sans précédent et il sera difficile à la Commission Européenne de juger».
En ce sens, Renate Weber, eurodéputée libérale et coordonatrice du groupe ALDE dans la Commission des libertés civiles, justice et affaires intérieures, considère que cette mesure « tout à fait discriminatoire à l’égard des citoyens d’un Etat membre de l’UE » crée « un précédent dangereux au niveau de l’Union » et sollicite une réaction de la Commission européenne quant aux restrictions imposées aux Roumains.
La vente des actions Petrom
Un » échec », c’est le seul mot utilisé par l’ensemble des médias pour décrire la vente du paquet de 9,84% des actions Petrom, le plafond minimum de 80% de ventes n’ayant pas été atteint.
Bursa.ro et Adevarul se demandent « qui est coupable de l’échec de l’offre de Petrom », expliquant que les brokers et les analystes du marché de capital soutiennent que d’une part c’est la faute du contexte international économique défavorable et que d’autre part c’est dû à l’offre de vente insuffisamment promue ou au prix demandé, trop élevé. Pour sa part, l’agence Hotnews déclare « C’est officiel : l’offre Petrom est un échec », remarquant le fait que le Ministère de l’économie se félicite de ne pas avoir vendu les actions pour un prix quelconque. Le Ministre de l’économie, Ion Ariton, a précisé pour Adevarul que l’offre de vente des actions Petrom sera reprise l’année prochaine.
Ziarul Financiar explique à son tour que l’offre Petrom, « la plus grande privatisation coordonnée par le Gouvernement Boc a échoué parce que l’intermédiaire - le consortium dirigé par les Russes de Renaissance Capital n’ont pas trouvé des acheteurs intéressés.
Pascal Bruckner à Bucarest
Les medias annoncent la venue à Bucarest de Pascal Bruckner qui va participer mercredi prochain au lancement de son ouvrage d’essais sur le thème de l’amour « Le paradoxe amoureux », aux Librairies Carturesti. A cette occasion, au Théâtre de Lipscani, l’auteur prendra part à la première du spectacle – lecture « Le paradoxe amoureux », avec une mise en scène signée par Chris Simon. (România libera, Observatorul Cultural, Azi)
Cette revue de presse, qui ne prétend pas à l’exhaustivité, se limite à présenter des éléments publiés dans les médias roumains. Elle ne reflète en aucun cas la position de l’ambassade ou du gouvernement français.
