Mardi 26 juillet 2011

REVUE DES MÉDIAS ROUMAINS DU 26 JUILLET 2011

Presse, télévision, radios

Déclarations du Président


Le Président Traian BĂSESCU a fait des déclarations hier soir sur la châine publique TVR1 suite à sa rencontre avec les membres de la délégation du FMI, de la Commission européenne et de la Banque mondiale. Selon le Président, le déficit se maintient dans les limites prévues, l’évolution des recettes est encourageante, mais les autorités doivent continuer leurs actions de lutte contre l’évasion fiscale. L’une des grandes préoccupations des institutions financières internationales serait liée au système d’acquisition des médicaments où il y a des défaillances majeures sur le contrôle des coûts. « La situation actuelle où le gouvernement sacrifie l’argent des investissements pour payer les arriérés des médicaments ne peut plus continuer. Il faut couper les robinets du gaspillage » a affirmé M. BĂSESCU, qui a annoncé que la décision commune des autorités avec le FMI a été de  payer les arriérés seulement quand des mesures de contrôle des coûts seront prises. S’agissant de l’échec de la vente des actions à Petrom détenues par l’Etat, le Président a affirmé que l’opération était un échec, mais que ne pas accepter un prix inférieur à la moyenne des 12 derniers mois .était la bonne solution « La Roumanie ne doit pas être confondue avec les Etats qui sont forcés de vendre leurs actifs pour payer les salaires et les retraites » a déclaré Traian BĂSESCU. Selon le Président, dans le cadre de l’accord préventif, la Roumanie ne sera pas cette année en situation de demander de l’argent auprès du FMI, si les processus de reforme des sociétés d’Etat se poursuivent. Sur les financements européens, le Président Traian BĂSESCU a annoncé que tous les ministres ont été avertis d’améliorer leur taux d’absorption des fonds communautaires et le gouvernement doit mettre en place un système d’évaluation à cet égard. En outre, un ministère pour l’administration des fonds européens sera créé et le nom du ministre sera annoncé à l’automne. Interrogé sur les déclarations faites par le Premier ministre hongrois en Roumanie  samedi dernier, le Président a affirmé que la Hongrie n’est pas en situation de s’exprimer sur la réorganisation territoriale de la Roumanie et que toute déclaration de ce type est non-avenue. En plus, « la régionalisation du pays ne doit pas être sacrifiée pour les intérêts des minorités. Les intérêts de la majorité et des minorités ne peuvent pas être ignorés par les hommes politiques ». Le Président a également invoqué le besoin de restructurer le Ministère de l’Intérieur selon les critères de compétence, mentionnant que cette institution ne recevra pas de fonds par rectification budgétaire. Par ailleurs, Le Président a affirmé que les membres du Conseil supérieur de la Magistrature ont donné « la preuve de leur incompétence » par leur réaction au rapport de la Commission européenne sur la justice et, avec la Haute Cour de Cassation et Justice, seront responsable d’une éventuelle prolongation du Mécanisme de Vérification et Coopération au-delà de 2012 (HOTNEWS).

L’Ambassadeur russe à l’OTAN attaque le Président roumain

Dmitri ROGOZIN, ambassadeur de la Russie auprès de l’OTAN, reprend ses critiques des déclarations de Traian BĂSESCU (qui avait dit qu’il aurait lui-aussi choisi en 1941 d’attaquer aux côtés de l’armée allemande les troupes russes qui occupaient la Bessarabie, tout comme l’a fait le maréchal Antonescu) dans le contexte des attentats norvégiens, disant que les président roumain feraient partie de ces leaders européens qui « défendent de manière ouverte les idées nazies ». Interrogé sur ce sujet par ADEVĂRUL, le MAE roumain déplore  « la ligne des déclarations malheureuses » de ROGOZIN et ne fait plus de commentaires sur des propos à caractère personnel de ce dernier.

Tensions à l’USL

ADEVĂRUL, EVENIMETNUL ZILEI et le quotidien en ligne GÂNDUL font état des dissensions existant au sein de la coalition des sociaux-démocrates, conservateurs et libéraux. Les leaders locaux des partis de la coalition ont du mal à trouver une solution commune pour désigner les candidats aux élections locales de l’année prochaine. Le protocole de l’USL prévoit que le PSD et le PNL+PC auront la parité dans la désignation des candidats pour les chefs de conseil départemental et les mairies des chefs-lieux. GÂNDUL identifie 8 zones où la coalition de l’opposition pourrait se rompre à cause de conflits des leaders locaux.

Une nouvelle crise pour la Roumanie ?

Dans son éditorial pour ROMÂNIA LIBERĂ, Lucian DAVIDESCU souligne l’attitude « schizoïde » de la Roumanie qui a ignoré les signaux du début de la crise financière et pourrait toujours ignorer ceux de la deuxième vague de la crise qui s’annonce. S’illusionner sur le faible pourcentage de la dette publique (37% du PIB) roumaine par rapport à celle des autres pays serait une erreur grave de jugement, car la Roumanie emprunte à un taux d’intérêt de 6%, tandis que les Etats-Unis (dont la dette est à 100% du PIB) paient seulement 2%  d’intérêt. La situation des finances publiques de la Roumanie est tout aussi mauvaise maintenant qu’il y a 3 ans, car le pays a ignoré la crise et a augmenté les charges sociales et la TVA, dans une période où il aurait fallu se concentrer sur la seule diminution des dépenses budgétaires. La plus grande vulnérabilité de la Roumanie est un éventuel dérapage des recettes fiscales, avec un fisc toujours porté à harceler les contribuables honnêtes au lieu de punir les grands coupables d’évasion.

France – Roumanie

« Le paradoxe amoureux : captivité ou liberté. de l’amour » - interview de Pascal BRUCKNER pour le quotidien JURNALUL NAŢIONAL

Sur Internet (sites d’informations et blogs)

Développement urbain

Ciprian CIUCU considère dans un article pour contributors.ro que qu’une institution très nécessaire en Roumanie serait l’association urbaine. Cette association serait censée veiller l’activité de la mairie pour évaluer les projets, les travaux et la gestion des fonds publics. L’auteur donne aussi l’exemple de certaines routes bucarestoises qui sont inutilement asphaltées tous les deux ans,  les travaux provoquant des problèmes dans le trafic et de la pollution. Un autre exemple est celle des pistes cyclables tracées simplement sur le trottoir où souvent les voitures sont garées. Une association urbaine pourrait empêcher une partie de ces projets sans objet et serait plus ancrée dans la communauté locale.

Cette revue de presse, qui ne prétend pas à l’exhaustivité, se limite à présenter des éléments publiés dans les médias roumains. Elle ne reflète en aucun cas la position de l’ambassade ou du gouvernement français.