Mardi 5 juillet 2011




Presse, télévision, radios

Le scandale des résultats du Baccalauréat continue


Plus de 35000 lycéens ont déposé  plaintes, contestant leurs résultats au Baccalauréat (dont plus de 9000 à Bucarest). Leurs cas vont être traités à partir d’aujourd’hui et les résultats seront affichés le 8 juillet. Daniel FUNERIU s’est exprimé hier matin lors d’une conférence de presse et hier soir sur le plateau du Sujet du jour (TVR 1) : « Certains professeurs ont été complices de fraude. Mais je ne veux pas stigmatiser tout un corps didactique. » a-t-il déclaré avant d’ajouter qu’ « aujourd’hui les professeurs en ont assez de faire partie d’un mécanisme qui fait des rabais sur l’honnêteté ». « Certains résultats et comportements qui les ont générés sont le miroir de notre société. Notre nation doit désormais choisir si elle prend le chemin des gens honnêtes, des travailleurs ou si nous voulons continuer d’encourager la roublardise, le non travail, la superficialité et le contournement des règles. » (RFI). D’autre part, ROMÂNIA LIBERĂ informe que les trois lycées qui enregistrent les meilleurs résultats (Suceava, Harghita, Constanţa), n’avaient pas instauré un système de surveillance auquel a été soumise la majorité des établissements scolaires.  

Mugur ISĂRESCU fait un pas en avant vers l’adoption de l’euro

La Banque Nationale de Roumanie (BNR) a lancé hier le système de paiement en euro « Target 2 Roumanie », qui permet aux banques locales de faire des transferts directs en euro. « A l’heure actuelle, seules la République Tchèque, la Hongrie, la Suède et la Grande Bretagne ne sont pas connectées à Target2 » a précisé le gouverneur de la BNR, Mugur ISĂRESCU (ZIARUL FINANCIAR, PUTEREA).

La réorganisation territoriale sera débattue le 11 juillet

La première séance de la commission chargée de travailler sur le projet de réorganisation territoriale et de trouver une formule qui soit agréée par l’ensemble de la coalition aura lieu le 11 juillet. L’annonce a été faite par le porte-parole du PDL, Sever VOINESCU (EVENIMENTUL ZILEI)

France-Roumanie

Les artistes Roumains au Festival de théâtre d’Avignon : le Théâtre magyar de Cluj, le chorégraphe Eduard GABIA et le comédien Eugen JEBELEANU (ADEVĂRUL)


Sur Internet (sites d’informations et blogs)


Quels sont les salaires moyens de la Roumanie ?


Selon l’Institut National de Statistiques (INS), en Roumanie, le salaire moyen brut au mois de 2011 a été de 2008 lei (~ 480 euros) soit 2,8% plus petit qu’en avril. En net, le salaire moyen est de 1458 lei (~ 349 euros), enregistrant une baisse de 40 lei par rapport au mois d’avril (HOTNEWS). Comme d’habitude, les salaires les plus élevés se situent dans le domaine des finances (3698 lei, net) et les plus bas dans l’hôtellerie et la restauration (854 lei). 

Quelle est la politique étrangère de la Roumanie ?

« Il y a quelques années, une plaisanterie circulait dans les rangs d’experts en politique étrangère: un journal suisse publiait une annonce: cède très bonne politique étrangère, pour une location géographique plus heureuse. Signé: Roumanie! ». Par cette introduction, le journaliste-blogueur Ioan Mircea PASCU écrit sur « le vide de la politique étrangère » roumaine. « La première et plus importante erreur que nous ayons faite a été de croire qu’une fois admis dans l’OTAN et l’UE, nous avions atteint tous nos objectifs et que nous pouvions nous reposer sur nos lauriers. » L’auteur de cette analyse présente les quatre conséquences de cette « erreur » : premièrement, au lieu de récupérer son décalage de développement, la Roumanie l’aurait amplifié, deuxièmement, le pays aurait déclenché la jalousie de ceux qui ont contribué aux fonds européens, s’entêtant à n’en absorber que des petits bouts et déclenchant les revendications des autres pays, surtout dans le contexte de la crise actuelle; troisièmement, conséquence, sans doute la plus « nocive », la Roumanie se serait cantonnée, « toute seule » dans une « ligue à part », avec la Bulgarie, une ligue située quelque part entre sa qualité de membre ayant des droits pleins et celle de candidat ayant encore une série de conditions à remplir pour entrer dans Schengen. Enfin, la Roumanie serait devenue, selon PASCU, la « cible de prédilection » pour toutes sortes de mesures restrictives et discriminatoires que certains membres ont introduites. A cela, l’absence quasi permanente de la Roumanie aux grands débats et sommets de l’UE et de l’OTAN (« au sein desquels nous ne semblons être présents que physiquement ») ou au lieu d’affirmer notre présence et d’intensifier notre activité, nous les réduisons « afin de pouvoir nous vanter, lors des séances de gouvernement, des « économies » ainsi réalisées... »

Pourquoi la France peut-elle seulement exister en France?


Le  dernier article du blog « L’économie pour tous » s’intéresse au modèle économique français. « En matière de pensée socialiste, droit, lois, bureaucratie, la Roumanie s’est largement inspirée de l’expérience de la France mais les résultats sont loin d’être ceux escomptés » écrit le journaliste qui considère que la différence majeure se situe au niveau de l’administration. Celle de la France « est fonctionnelle (en guise d’exemple, l’auteur cite les compagnies EADS, GDF Suez, France Telecom etc) tandis que celle de la Roumanie est « loin de fonctionner comme elle le souhaiterait ». La raison? Selon le journaliste : l’éducation (encore plus vraie dans le contexte très actuel des résultats désastreux du Baccalauréat). L’administration française se base, « en haut », sur « une véritable élite, choisie rigoureusement, sur le mérite, issue des meilleures Grandes Ecoles. Cette élite a la capacité d’administrer l’Etat le plus centralisé du monde ». Un « petit détail » qui manquerait en Roumanie : « localement, il n’y a pas la capacité humaine et (ensuite) institutionnelle pour administrer un pays comme la Roumanie sur la base du modèle français », conclut le journaliste.


Cette revue de presse, qui ne prétend pas à l’exhaustivité, se limite à présenter des éléments publiés dans les médias roumains. Elle ne reflète en aucun cas la position de l’ambassade ou du gouvernement français.