Vendredi 1er juillet 2011

La Russie, choquée par les déclarations de Traian BASESCU

L’ensemble des médias roumains couvre largement la réaction indignée de la Russie suite aux propos, la semaine dernière, du Président sur la chaîne B1 TV. Il avait affirmé que s’il aurait agi comme le Maréchal ANTONESCU qui avait franchi le Prut et envoyé les soldats roumains participer à l’offensive de l’Allemagne nazie contre l’Union soviétique. Hier, le porte-parole du ministère russe des affaires étrangères, considérant que Traian BĂSESCU justifiait, par ces propos, l’attaque des nazis contre l’URSS, qui a coûté  la perte de plus de 27 millions de vies, a condamné ses propos, parlant de « bravade éhontée ». Le Président Traian BĂSESCU a déclaré qu’il ne voyait pas là un motif de dispute puisque l’« l’URSS n’existait plus ». « Nous sommes en relation avec la Fédération russe et quand nous parlons de l’Union soviétique, nous discutons de quelque chose qui a été et il est impossible de ne pas discuter de notre histoire» a-t-il déclaré à la presse (REALITATEA TV, ROMÂNIA LIBERĂ, ADEVĂRUL). L’’ensemble des partis de l’opposition désavoue les déclarations du Président BĂSESCU,.Un communiqué du MAE roumain a regretté la violence du langage russe, inacceptable. L’éditorialiste de ROMÂNIA LIBERĂ, Cristian CÂMPEANU voit dans la réaction de Moscou « un geste inacceptable d’intimidation de la Roumanie. La déclaration du principal dirigeant de l’opposition, Victor PONTA, qui a considéré la réaction de la Russie comme  « correcte » démontre les véritables couleurs anti-nationales du Président du PSD et le disqualifie en tant qu’aspirant à Présidence du pays » écrit le journaliste, avant de s’interroger : « Pourquoi les Russes sont-ils aussi frustrés par rapport à BĂSESCU ? », à cette question, il suggère plusieurs raisons parmi lesquelles : le fait que la République de Moldavie leur « échappe des mains », le projet AGRI ou encore le projet de bouclier anti-missiles américain installé en Roumanie sur une ancienne base soviétique …

Mugur ISĂRESCU avertit les banquiers sur un prochain durcissement  des règles bancaires


Hier, le Gouverneur de la Banque nationale de Roumanie a averti les banquiers, pour la première fois publiquement, qu’une longue période de restrictions en ce qui concerne l’activité bancaire allait venir, conséquence directe de la crise financière. Cela signifie, selon ZIARUL FINANCIAR, que la période où les crédits s’accordaient facilement allait devenir un souvenir, et les restrictions que veut introduire la BNR une réalité. Toutes ces restrictions seront « enveloppées » sous l’appellation « macro prudence ,  un nouveau terme, pas très bien défini, mais j’ai la sensation qu’il représente l’avenir » a mentionné le Gouverneur.

Les ministres susceptibles d’être remaniés

Laszlo BORBELY, ministre de l’environnement, Traian IGAŞ, ministre de l’intérieur et Valerian VREME, ministre de l’agriculture, seraient les plus susceptibles d’être écartés du gouvernement car leur ministère enregistre les plus faibles taux d’absorption de fonds européens. A la demande du Président, le Premier ministre, Emil BOC doit élaborer une liste des ministres dont leurs services absorbent le moins de fonds UE. Anca BOAGIU, même si les chiffres de son ministère ne sont pas en sa faveur, « s’en sort bien » car elle figure parmi les « ministres préférés » du Président (comme ce dernier l’a mentionné mercredi soir sur « 10TV »). Selon ROMÂNIA LIBERĂ,  Elena UDREA, ministre du Tourisme est assurée de garder ses fonctions, car l’institution qu’elle dirige détient le meilleur taux d’absorption de fonds européens.

Découverte d’un vaste réseau de proxénétisme


Six personnes, parmi lesquelles le directeur des programmes de la chaîne OTV et un homme d’affaires allemand, ont été arrêtées jeudi soir par des procureurs de Bucarest, elles sont soupçonnées d’être impliquées dans une affaire de proxénétisme et prostitution de garçons mineurs (Téléjournal TVR 1, ROMÂNIA LIBERĂ)

France-Roumanie


« La forme dans laquelle sont présentées les histoires m’intéressent beaucoup plus » : entretien avec Paul OTCHAKOVSKY-LAURENS, directeur des éditions P.O.L. (OBSERVATOR CULTURAL)

« Travailler à RFI c’est avoir des garanties d’indépendance éditoriale » : entretien avec Luca NICULESCU (OBSERVATOR CULTURAL)

«AXA : Nous investirons en Roumanie encore cinq ans » (ZIARUL FINANCIAR)

Sur Internet (sites d’informations et blogs)


Bucarest, la ville des projets de grande ampleur


Le journaliste bloggeur, Ciprian ŞULEA, se demande jusqu’où va aller le Maire général de la Capitale, Sorin OPRESCU qui accumule les « projets pharaoniques » : après l’inauguration du passage Basarab, le Maire veut une autoroute suspendue qui traversera toute la ville. « La grande fatigue du maire se voit par le simple fait que l’une des variantes du projet soumis au débat public serait que l’autoroute traverse le parc Herastrau, détruisant ainsi un des parcs les plus représentatifs de Bucarest. » écrit Monsieur ŞULEA, pour qui « le principal problème est que le Maire de Bucarest (tout comme ses prédécesseurs) est obsédé par une seule chose : amener le plus possible de voitures en ville, car, tout comme les Africains il y a des centaines d’années, il voit en la voiture l’amulette magique du progrès et de la prospérité .»

Le Maire de Baia Mare construit un mur autour d’immeubles de Roms

L’apparition d’un mur à Baia Mare (dans le Maramureş) suscite la réaction de la presse en ligne. La mairie de Baia Mare a commencé hier des travaux de construction d’un mur d’une hauteur d’1 m 80 qui séparera les immeubles habités par des Tsiganes d’une route « très passagère » (HOTNEWS, REALITATEA.NET). La raison invoquée : protéger la communauté d’accidents graves qui surviennent à cause de la contigüité de la route et des immeubles. Des représentants de Romani Criss, de l’association « Chances égales » et d’Amnesty International ont publié une lettre ouverte par laquelle ils soutiennent que l’édification de ce mur « ghettoïse et humilie les Roms, en les soumettant à un traitement dégradant ». Le directeur et chercheur du Musée mémorial de l’Holocauste de Washington, Radu IOANID considère que le problème se situe d’abord au niveau de « l’impact international »: « Il y a eu un cas similaire en 1999, à Usti nad Labem, en République Tchèque. Cette initiative a affecté très gravement l’image internationale du pays. Le deuxième aspect est quant à lui social; l’idée de ségrégation est profondément nuisible. »


Cette revue de presse, qui ne prétend pas à l’exhaustivité, se limite à présenter des éléments publiés dans les médias roumains. Elle ne reflète en aucun cas la position de l’ambassade ou du gouvernement français.