Vendredi 8 juillet 2011

REVUE DES MÉDIAS ROUMAINS DU VENDREDI 8 JUILLET 2011


Presse, télévision, radios

La confiscation des biens criminels ou « la fin des richesses illégales »


Après l’adoption par le gouvernement roumain  du projet de loi rédigé par le ministère de la justice, visant à intégrer dans le code pénal une mesure de confiscation élargie des biens criminels, ce texte, qui est maintenant transmis au parlement, est analysé plus précisément par EVENIMENTUL ZILEI. Il en ressort que la forme proposée par le pouvoir exécutif prévoit que, dans le cas des proxénètes et des trafiquants et des personnes condamnées pour faits de corruption ou pour infractions économiques, le juge peut décider de la confiscation de toute la fortune de l’inculpé. Par conséquent, les autorités n’ont plus à démontrer au tribunal que la fortune d’un trafiquant de drogues, par exemple, a été obtenue de manière illégale, mais laissent la liberté au juge de décider s’il demande ou non la confiscation des biens de l’auteur de l’infraction. D’autre part, le journal précise que selon  la nouvelle version du code pénal, les vérifications s’étendent aussi aux membres de la famille, aux firmes du condamné et aux amis aux noms desquels la fortune de celui qui a touché un pot-de-vin a été transférée.

Sur la création d’un ministère des affaires européennes

La création d’un ministère des affaires européennes a été l’un des sujets abordés par le premier ministre et le Président, hier au palais Victoria. Selon la presse (ROMÂNIA LIBERĂ, EVENIMENTUL ZILEI), Leonard ORBAN (ancien commissaire européen) ou Marian SÂRBU (président de l’UNPR, ancien ministre du travail) pourrait prendre la tête de cette nouvelle institution. Cette nomination nécessite auparavant « un vote au parlement, chose impossible pour le moment, car les députés sont en vacances », remarque ROMÂNIA LIBERĂ. Selon CRONICA ROMÂNĂ, Marian SÂRBU aurait infirmé les informations apparues dans les médias selon lesquels il pourrait prendre la direction de ce nouveau ministère.

La deuxième privatisation de Petrom commence


Le paquet d’actions PETROM que l’Etat roumain veut vendre dispose déjà d’un prix de départ : 600 millions d’euros soit 10 % de ses actions (Téléjournal-TVR 1, ZIARUL FINANCIAR). L’annonce a été faite par le premier ministre qui a ajouté que ces 10 % seront vendus à la bourse. A la suite de la vente, la participation du ministère de l’économie se réduira à 10,79% des titres Petrom. La somme est proche de celle de 2004 lorsque l’Etat a vendu un tiers de ses actions pour 670 millions d’euros. Ultérieurement Petrom a majoré sa participation à 51%, en échange de 830 millions d’euros supplémentaires. ROMÂNIA LIBERĂ précise que « la plus grande offre dans l’histoire de la bourse débutera ce lundi 11 juillet et durera deux semaines. Les actions Petrom seront vendues par l’Etat à un prix maximum de 0,46 lei par action. » 

France-Roumanie

« Le meilleur boucher français à Bucarest: La Boucherie  Française » (ZIARUL FINANCIAR)


Sur Internet (sites d’informations et blogs)


Découverte d’un gisement pétrolier en Roumanie ?


Selon HOTNEWS et MONEY, Petrom, le plus grand producteur de pétrole et de gaz d’Europe du Sud-est, a annoncé hier soir que la sonde d’exploration 4539 Totea, qui a été creusée dans le Sud-ouest de la Roumanie, à une profondeur de 3600 mètres, a découvert une grande accumulation de gaz naturels, à forte pression. Une prochaine évaluation est prévue afin de confirmer ce qui pourrait être la plus importante découverte de gaz onshore sur le territoire roumain depuis six ans.

Fonds européens : les 9 « problèmes systémiques » de la Roumanie


Selon l’analyste Dan TAPALAGA (HOTNEWS), des sources européennes de Bruxelles décrivent la situation liée à l’absorption des fonds européens comme étant « désastreuse » et « un problème systémique » que la Roumanie doit résoudre le plus rapidement possible, pour éviter dans la mesure du possible une diminution de ses fonds au cours de l’exercice budgétaire 2014 - 2020. Selon certaines sources, le taux d’absorption serait plus bas que les chiffres rapportés officiellement et ne dépasseraient pas les 3,5%. La différence avec les chiffres rapportés officiellement (14%) résulterait d’une erreur de calcul. L’analyste fait ensuite un « bref inventaire » des 9 « problèmes systémiques » qu’a actuellement la Roumanie: la corruption, la législation, la justice et les contestations professionnelles, l’absence d’un ministère de coordination, l’inefficacité des autorités de gestion et de contrôle, la bureaucratie, les conflits d’intérêt dans le système et l’incompétence des experts roumains.

NETANYAHU a-t-il obtenu le vote de la Roumanie?


Pour le premier ministre israélien Benjamin NETANYAHU, le voyage à Bucarest a été très important – l’enjeu le plus important de toute sa tournée, selon l’éditorialiste de GÂNDUL, Lelia MUNTEANU.  Selon cette dernière, le vote de la Roumanie en septembre est très précieux, car Benjamin NETANYAHU doit obtenir 60 votes contre la reconnaissance par l’ONU de l’Etat palestinien. La journaliste se fait ensuite l’écho de la position de la Roumanie largement exprimée par BĂSESCU, en juillet 2010, à l’occasion de la visite à Bucarest du Président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud ABBAS, une déclaration qui selon elle, dans le contexte de la visite de NETANYAHU, était totalement « salomonique » : « Par tradition, la Roumanie a des relations excellentes avec Israël et les Pays arabes. Nous, nous n’avons pas concernant le Moyen Orient, une option pour une partie ou pour une autre. Etant donné le rapprochement de la Roumanie et la dépendance de la sécurité nationale de la Roumanie à la sécurité du Moyen Orient, notre objectif est la paix dans le Moyen Orient. Et j’ajouterais aussi le fait qu’en Israël vivent environ un demi million de roumanophones (...) Rien qu’en Palestine, il y a environ 500 familles mixtes. Donc vous pouvez compter sur nous en tant que pays qui en toute sincérité veut contribuer à la clarification des disputes et au déclenchement d’un processus de paix réel dans le Moyen Orient. Il faut que vous reteniez que la Roumanie a reconnu l’Etat de la Palestine dès 1988. »  NETANYAHU a-t-il obtenu le vote de la Roumanie? à cette question auquel son exposé était censé répondre, l’éditorialiste conclut : « nous le saurons en septembre ».


Cette revue de presse, qui ne prétend pas à l’exhaustivité, se limite à présenter des éléments publiés dans les médias roumains. Elle ne reflète en aucun cas la position de l’ambassade ou du gouvernement français.