Jeudi 30 juin 2011

Presse, télévision, radios

Dernières déclarations télévisées de Traian BĂSESCU


Le Président était hier soir l’invité de l’émission « Le Parrain » sur « 10 TV ».  Le Chef de l’Etat a déclaré que la justice faisait plus de mal à la Roumanie que « les hommes politiques et les Roumains qui mendient à Rome ou à Paris (JURNALUL NAŢIONAL). « Nous ne devons pas seulement regarder les fortunes des hommes politiques. Je ne veux pas que vous pensiez que cette catégorie peut fonctionner à l’infini comme un Etat dans l’ Etat. En Roumanie, il n’y a pas eu de ménage dans la justice. Il reste beaucoup de juges qui n’ont aucun lien avec la démocratie » a critiqué le Président ajoutant « Monsieur le juge donne une maison à celui qui lui donne un pot-de-vin, pas à celui qui a raison ». Traian BĂSESCU a dit également qu’il avait « pris de plein fouet » la décision de l’UDMR refusant la réorganisation territoriale. « Il n’est pas correct qu’un partenaire qui représente une minorité bloque l’évolution positive de la majorité pour des considérations ethniques » soulignant qu’il s’agissait « d’un chantage » de la part de l’UDMR et qu’il avait tout l’été pour trouver une solution. JURNALUL NAŢIONAL écrit également que le Chef de l’Etat a essayé de réparer « la gaffe » qu’il avait faite la semaine dernière par rapport à l’ex Roi Michel, disant que son métier l’obligeait à penser que l’équipage ne devait jamais être abandonné. « Je n’ai pas à me rétracter mais je vous ai donné une explication » a-t-il conclu sur ce sujet.

L’Union européenne encourage la création d’un ministère chargé des Fonds européens en Roumanie

Le projet de fonder un ministère chargé exclusivement de l’absorption des fonds européens trouve des échos positifs à Bruxelles, écrit ADEVĂRUL. « Dans la situation où la Roumanie, comme la Bulgarie et la Grèce, est considérée comme un Etat à problèmes en ce qui concerne l’absorption des fonds européens, toute mesure allant dans ce sens est vue par Bruxelles comme un pas en avant. ». Le porte-parole du commissaire européen à la politique régionale a ainsi déclaré à Adevărul Europa : « Nous saluons tout effort du gouvernement européen  qui conduirait à une hausse de l’absorption des fonds UE ». Pendant que la Roumanie tente d’imiter la Bulgarie (qui a déjà mis en place ce genre de ministère), Sofia s’apprête justement à faire un nouveau pas en décidant d’engager des experts d’institutions internationales pour aider les autorités bulgares à bien utiliser les financements européens. Selon le journal, l’idée d’experts étrangers a aussi été proposée au gouvernement roumain après que les représentants de la Commission européenne aient tiré un autre signal d’alarme, il y a deux ans, en avertissant qu’il voulaient voir les résultats d’un plan efficace permettant d’accélérer l’absorption des fonds européens en juin de cette année, au plus tard.

Deux sondages démontrent une baisse de la satisfaction des Roumains vis-à-vis de la politique

Selon les résultats du sondage réalisé par l’Institut IMAS pour ADEVĂRUL, la cote de popularité des trois hommes politiques les plus importants a baissé en juin par rapport à mai : Victor Ponta (23,2%) de 3%, Crin ANTONESCU (27,2%) de 4% et Traian BĂSESCU (10,2%) de 2%. Le gouverneur de la Banque nationale, Mugur ISĂRESCU se place en haut du classement, avec 32,2 %. 
Parallèlement, PUTEREA et CRONICA ROMÂNĂ publient les résultats d’un sondage réalisé par la Banque européenne de reconstruction et de développement (BERD) démontrant la « chute dramatique »  de la confiance des Roumains dans les institutions politiques. En pourcentage, les résultats sont les suivants : présidence : 13% (45% en 2006) ; Eglise : 62% (82% en 2006), justice : 15 %, banques : 15% et partis politiques : 5%.

La crise grecque menace-t-elle la Roumanie?


La visite du président grec à Bucarest (mardi et mercredi) a coïncidé avec les manifestations violentes à Athènes et avec l’annonce par le parlement grec d’un nouveau plan d’austérité. Selon TVR 1 (Téléjournal), à la fin de sa visite, le Président grec a assuré que les affaires grecques en Roumanie ne seront pas affectées. A l’issue de son entretien avec le président du Sénat, Mircea GEOANĂ, le président grec a déclaré que la crise en Grèce comme la crise en Roumanie étaient en fait « une crise des institutions européennes ». Il a également rappelé que son pays soutenait l’adhésion de la Roumanie à Schengen : « Nous sommes aux côtés de la Roumanie en essayant de la soutenir et de faire tout ce qui est possible pour qu’elle atteigne son objectif d’entrée dans Schengen. Je suis convaincu que d’ici la fin du mois de septembre, nous aurons une réponse positive du Conseil. » (ZIARUL FINANCIAR)
De son côté, le chef de la mission FMI en Roumanie, Jeffrey FRANKS, a expliqué que les inquiétudes liées à la situation de la Grèce ont eu comme effet, au cours des derniers jours, une hausse de la prime de risque pour la Roumanie, ce qui va conduire à des emprunts plus coûteux et à une hausse du prix des investissements et de la consommation (REALITATEA TV)

France-Roumanie

Christine LAGARDE nommée à la tête du FMI (EVENIMENTUL ZILEI, ZIARUL FINANCIAR, ROMÂNIA LIBERĂ).

Sur Internet (sites d’informations et blogs)

Le marché du travail européen reste fermé à la Roumanie. Pourquoi les Européens ne veulent pas de nous?

C'est la question que se pose la rédaction du site Inpolitic.ro. Le gouvernement roumain prend en compte la possibilité que certains Etats membres de l'UE prolongent les restrictions pour les travailleurs roumains, même si, selon le Traité d'adhésion, tous les Etats membres doivent libéraliser complètement l'accès au travail pour les Roumains et les Bulgares à compter de 2014, 7 ans après leur entrée dans la communauté européenne. A l'heure actuelle, sept pays de l'UE maintiennent les restrictions sur le marché du travail, quatre ans après l'entrée de la Roumanie dans l'Union.
Selon un document élaboré par les autorités de Bucarest, le gouvernement va demander à la Commission européenne une étude sur l'impact de la libéralisation du marché du travail sur les économies des Etats de l'UE, tentant ainsi de faire lever les restrictions pour les travailleurs roumains.

Attaques par voix interposées entre Train BASESCU et Andrei PLESU

L'écrivain, journaliste et ancien conseiller présidentiel, Andrei PLEŞU écrivait mercredi dans un éditorial publié dans ADEVĂRUL que le Chef de l'Etat portait « un château trop grand pour sa tête », se référant à sa fonction de Président.
« Je suis d'accord. Alors peut-être qu'il (Andrei PLEŞU-ndr) va être candidat à la présidentielle pour enfin être une tête plus grande que le chapeau » a répondu hier soir, Traian BĂSESCU, sur « 10TV ». Afin de redonner le contexte de ces altercations à distance, la journaliste Adriana DUTULESCU reprend sur le site Realitateamea.ro, un extrait de l’éditorial d’Andrei PLEŞU qui faisait part de sa déception par rapport au Président BĂSESCU : « Traian BĂSESCU considère que ses adversaires (Ponta et Antonescu) sont immatures, trop tendres pour le rôle qu’ils assument. C’est vrai. PONTA est devenu général quand il était à peine préparé au rôle de capitaine et Antonescu est devenu premier soliste quand il commençait à peine à faire ses vocalises de chanteur d’église ou de chœur populaire. Mais, malheureusement, BĂSESCU ne réussit pas non plus à être « dans son rôle ». Il aurait pu être un bon capitaine de navire ou un bon directeur d’école d’officiers, mais il est dépassé par ses fonctions présidentielles, trop exigeantes pour son caractère et son éducation. »

France-Roumanie


L'analyste politique, Zoe PETRE, annonce sur son blog personnel la conférence de Pascal LARDELLIER : « Le "double corps” du Président. Une analyse sémio-anthropologique des „deux corps sarkoziens” » qui se déroulera  le 1er juillet à la Faculté des mathématiques de Bucarest.


Cette revue de presse, qui ne prétend pas à l’exhaustivité, se limite à présenter des éléments publiés dans les médias roumains. Elle ne reflète en aucun cas la position de l’ambassade ou du gouvernement français.