Jeudi 9 juin 2011

Presse, télévision, radios

Mariana PETERSEL, la femme du jour


Le prix des droits de l’homme de l’Ambassade de France en Roumanie 2011, sera accordé aujourd’hui à Mariana PETERSEL, présidente de l’association Generatie Tanara Romania (GTR), à la résidence de France, par l’Ambassadeur de France en Roumanie, Henri PAUL. Mariana PETERSEL est une artiste roumaine née en juin 1947 et qui vit à Timişoara. Professeure de théâtre et de beaux-arts pour les enfants, de 1968 à 1989, elle a fondé en 2001, l’association GTR, en partenariat avec Unga Liv SWEDEN. L’association a développé des programmes de lutte contre la traite des êtres humains, de prévention, d'assistance et de réinsertion sociale et professionnelle pour les femmes et les enfants victimes de la traite. En 2008, Generatie Tanara a fait un partenariat avec l’Office Français pour l’Immigration et l’Intégration (OFII) pour la prise en charge des personnes rapatriées de France (OBSERVATOR CULTURAL, AGERPRES). A l’occasion de la reconnaissance des efforts qu’elle déploie dans le cadre de son association, JURNALUL NAŢIONAL déclare Mariana PETERSEL « Femme du jour ». 

Vote positif pour l’adhésion de la Roumanie à Schengen

« Schengen : des succès et des peurs » (EVENIMENTUL ZILEI) ; « Schengen : ils ont voté pour nous, mais nous laissent dehors » (ADEVĂRUL) ; « Le Parlement européen donne son aval pour l’adhésion Schengen » (RFI). Le rapport du député européen Carlos COELHO, sur l’adhésion de la Roumanie et de la Bulgarie à l’espace Schengen a été adopté hier en séance plénière par le Parlement européen (487 votes « pour », 77 « contre » et 29 abstentions). Le rapport recommande une adhésion de la Roumanie et de la Bulgarie avant la fin de l’année. L’extension de Schengen sera à l’ordre du jour de la réunion des ministres européens de l’intérieur dans le cadre du Conseil Justice et Affaires intérieurs (JAI)qui a lieu aujourd’hui et demain à Luxembourg.

Propos de Traian BĂSESCU lors de la dernière réunion de gouvernement

Hier, Traian BĂSESCU a parlé en ouverture de la réunion de gouvernement à laquelle il a été invité à participer, de la corruption sur le territoire et des Présidents des conseils départementaux qui le « dominaient ». Le Président a annoncé qu’au cours des jours prochains un rapport sur la manière dont les départements utilisent les fonds européens mis à leur disposition va être rendu. Traian BĂSESCU a averti que la Roumanie risque de voir ces fonds européens suspendus si elle ne résout pas ses problèmes par rapport à l’absorption des fonds de l’UE et a prévenu  ses ministres : « Vous allez devoir, après le 30 juin, au moment du bilan que nous ferons sur les investissements du premier semestre, vous demander si vous pouvez toujours faire partie du Cabinet. ». (Téléjournal-TVR1). Il a également transmis à la coalition sa vision sur la réorganisation territoriale du pays : 8 régions dirigées par un préfet et un conseil départemental. Il a mentionné qu’en vue de l’adoption de cette loi, il souhaitait que le gouvernement engage sa responsabilité devant le Parlement. ROMÂNIA LIBERĂ titre : « BĂSESCU dit non à l’UDMR », rappelant que le Chef de l’Etat refuse la variante proposée par l’Union magyare (16 régions). Dans son éditorial, le journal s’interroge sur l’impact de cette réforme sur la souveraineté nationale tandis qu’Alina MUNGIU PIPPIDI dresse: « Le nouveau pays de BĂSESCU ».suite à la proposition de révision de la constitution. 

Sur Internet (sites d’informations et blogs)

Internet : quels risques pour les enfants roumains?

En 2010, 25,7% des enfants de Roumanie interrogés dans le cadre de l’enquête EU Kids Online II (financée par la Commission européenne) ont déclaré avoir reçu des messages ou des images pornographiques sur internet. 12,2 % des enfants ont été dérangés, harcelés en ligne et 11,4 % d’entre eux ont rencontré  une personne qu’ils avaient connue sur le net. Une partie des conclusions de l’enquête a été présentée hier, au Palais du Parlement, dans le cadre du débat « La protection des enfants dans le milieu réel et virtuel », organisé par la Commission pour l’égalité des chances du Sénat. Mircea GEOANĂ, président du Sénat, va proposer une initiative législative pour introduire dans les écoles un programme qui filtre l’accès des enfants aux sites internet (HOTNEWS.ro)

Quelles sont les compagnies où les jeunes roumains souhaitent travailler?

Un Roumain sur dix, âgé entre 19 et 45 ans, souhaite travailler chez Microsoft, Vodafone ou Orange, selon le classement des employeurs 2011, publié par GÂNDUL.info. En quatrième place figure le géant Google, qui a une petite équipe en Roumanie (8,9 % des personnes interrogées aimeraient y travailler). Les deux plus grandes banques de Roumanie du point de vue des actifs, la BCR et la BRD, se retrouvent en cinquième et sixième place. A peine 3% des jeunes interrogés aimeraient être recrutés par le producteur autochtone de véhicules DACIA, occupant la 18ème place,  à égalité avec FORD.

Quatre ministres potentiellement remaniables

Selon le site DCNEWS.RO, les quatre ministres menacés par le remaniement dont a parlé hier Train BĂSESCU en séance de gouvernement seraient Anca BOAGIU (ministre du Transport), Traian IGAŞ (intérieur), Gheorghe IALOMIŢIANU (finances) et Laszlo BORBELY (environnement) en raison du faible taux d’absorption des fonds européens par leur ministère, respectivement : 2%, 6%, 7% et 10%. A l’opposé, Elena UDREA (tourisme) et Ion ARITON (économie) sont les ministres ayant utilisé le plus de fonds européens (respectivement 20 % et 18%).

Une presse papier de plus en plus fine


Une dizaine d’employés vont être licenciés du journal ROMÂNIA LIBERĂ. Selon REPORTER VIRTUAL.ro, la liste noire s’élève actuellement à 20 personnes issues de tous les départements du journal dirigé par la famille ADAMESCU. Selon la même source, l’hebdomadaire « LE TEMPS », lancé au milieu du mois de septembre, sortira demain son dernier numéro. La publication aura sorti un total de 37 éditions. Douze journalistes se retrouvent ainsi au chômage. Le bloggeur et journaliste Patrick André de Hillerin considère que la presse roumaine est atteinte du « syndrome de Stockholm » : « La presse roumaine est captive de son propre corps, déjà assez fragile, et résiste assez mal aux assauts. Il arrive parfois que des morceaux du mur de la liberté de la presse tombent, mais, paradoxalement, les agresseurs ne s’y précipitent pas et les agressés sortent dehors en hurlant de joie, sautant à la gorge de l’ennemi et le couvrant de bave reconnaissante ».

Cette revue de presse, qui ne prétend pas à l’exhaustivité, se limite à présenter des éléments publiés dans les médias roumains. Elle ne reflète en aucun cas la position de l’ambassade ou du gouvernement français.