Lundi 13 et mardi 14 juin 2011

Presse, télévision, radios

Réorganisation administrative de la Roumanie : quelle est la vision de l’USL ?


Alors que les négociations entre les partis de la coalition (PDL, UDMR, UNPR et minorités nationales) doivent débuter aujourd’hui (le PDL espérant convaincre l’Union magyare d’accepter la réorganisation du pays dans la forme voulue par le président Traian BĂSESCU  en échange de l’adoption, par engagement de responsabilité, du statut des minorités nationales), ROMÂNIA LIBERĂ présente les propositions de l’Union sociale-libérale (USL).
L’USL souhaite garder les départements actuels, mais met en avant l’idée de « Région » intégrée dans l’administration locale. Les huit régions correspondraient aux actuelles régions de développement régional, elles auraient un Conseil régional, un budget propre, un président élu par les citoyens et huit préfets nommés par le gouvernement. Le modèle de l’USL prévoit la création du Conseil régional, c’est-à-dire « un exécutif régional dirigé par un président élu ». L’opposition souhaite aussi que le Sénat se transforme en une chambre des représentants locaux et désire la création d’une Cour d’appel régionale. Selon l’USL, tous les changements se feraient en plusieurs étapes. La dernière serait en 2016, lorsqu’auront lieu, en même temps que les élections locales, les élections pour désigner les présidents de conseils régionaux et les parlements régionaux.
D’autre part, le président du PSD, Victor PONTA a demandé aux Conseillers départementaux de solliciter l’organisation d’un referendum local afin que la population se prononce sur la suppression ou non de leurs départements.

Absorption des fonds européens : l’exemple polonais

ADEVĂRUL s’intéresse  à la recette appliquée avec succès par la Pologne pour dépenser les fonds accordés par l’Union européenne et donne la parole à Elzbieta BIENKOWSKA, ministre polonaise du développement régional. « Que fait la Pologne pour utiliser les milliards de l’UE? » s’interroge le journal. Tout d’abord, ce pays confie la supervision des programmes européens à un seul ministère, celui du développement régional. Deuxièmement, un quart des sommes accordées par l’UE vont directement aux régions, sans intervention des autorités locales. Troisièmement, les projets européens sont financés à l’avance, que ce soit ceux des autorités publiques ou ceux des compagnies privées. Enfin, l’administration locale et les fonctionnaires qui s’occupent des fonds européens sont stimulés financièrement pour garder leur poste.

Israël cherche un soutien auprès des anciens pays communistes

Selon EVENIMENTUL ZILEI (qui reprend un article du site EuObserver.com, le ministre israélien des affaires étrangères souhaite convaincre la Roumanie, la Bulgarie, la République Tchèque, la Hongrie, la Pologne et la Slovaquie de ne pas faire front commun avec le reste des pays communautaires pour reconnaître l’Etat de la Palestine lors du vote programmé en septembre aux Nations Unies.

Minériade de juin 1990 : 21 ans de questions sans réponses

C’est le titre du reportage diffusé cette fin de semaine sur la radio RFI qui, comme le journal ADEVĂRUL, revient sur l’un des plus dramatiques épisodes de l’histoire post-décembriste de la Roumanie. Le 13 juin 1990, des milliers de mineurs arrivaient à Bucarest pour réprimer les protestations anti-communistes. Des centaines de roumains ont été battus par les ouvriers dirigés par Miron COZMA (dirigeant d’un syndicat minier). Certaines victimes ont été frappées seulement car elles portaient des lunettes, signes de l’intellectualité, selon les mineurs. Le Président de l’époque, Ion ILIESCU, a joué lui aussi un rôle important au cours de ces événements. Le 15 juin, des milliers de mineurs ont été rassemblés à la salle d’exposition ROMEXPO où Ion ILIESCU leur a adressé ses remerciements. Le bilan de la Minériade du 13-15 juin1990 est incertain. Officiellement, six personnes sont décédées, quatre d’entre elles ayant été tuées par balle. Officieusement, le bilan est beaucoup plus lourd. L’association « 21 décembre 1989 » parle de plus de cent morts.

Contrebande diplomatique de cigarettes

L'épouse d'un diplomate congolais en poste en Serbie a été placée en détention provisoire pour 29 jours à Timişoara après avoir été interpellée et mise en examen pour trafic de cigarettes (PUTEREA, ROMÂNIA LIBERĂ). Elle a été arrêtée en flagrant délit lundi à la frontière roumano-serbe, par la police roumaine qui a découvert 18 500 paquets de cigarettes dissimulés dans la voiture à bord de laquelle elle se trouvait.

France-Roumanie

« Liszt s’écoute aussi dans le métro » (Jurnalul cultural – TVR cultural)

Sur Internet (sites d’informations et blogs)

Mircea GEOANĂ est de nouveau membre du PSD

La suspension de Mircea GEOANĂ en sa qualité de membre du PSD expire aujourd’hui, annonce le site d’information AMOSNEWS. Au mois de décembre dernier, le président du Sénat avait reçu comme « punition », suite à ses déclarations jugées contraires à la ligne du parti, une suspension de six mois.

La Roumanie a un coefficient d’inégalité sociale 40% plus grand que la moyenne européenne

« Le fait que la Roumanie occupe l’avant-dernière place en Union européenne en ce qui concerne le niveau d’évolution de son PIB est bien connu. Moins connue est l’occupation de cette même position en matière d’inégalité sociale », écrit Marin PANA sur Cursguvernare.ro, se basant sur la recherche d’Anthony B. Atkinson et Eric Marlier « Les conditions de vie en Europe ». Ce résultat imposerait, selon le journaliste, un débat national pour l’adoption de mesures qui atténuent l’inégalité, en conformité à la fois avec l’intérêt national de cohésion sociale et avec les recommandations de l’Union européenne. « Malheureusement, ce sujet est absent, pour le moment, du débat public et de l’attention de ceux qui participeront à la course électorale de l’année prochaine. »

La France primée au festival TIFF

Samedi soir, à Cluj, le Festival international du Film de Transylvanie (TIFF) a remis ses prix lors de la traditionnelle soirée de gala. Le producteur d’origine roumaine, Marin KARMITZ a reçu le Prix spécial de cette dixième édition et l’actrice française Elodie BOUCHEZ a été récompensée par le Prix de la meilleure interprétation pour son rôle dans « Les impérialistes sont toujours vivants » de Zeina DURRA. « Sin retorno » de l’Argentin Miguel COHAN a reçu le Trophée Transylvanie 2011. Laurence HERSZBERG, directrice générale du Forum des images de Paris faisait partie du jury (MEDIAFAX).


Cette revue de presse, qui ne prétend pas à l’exhaustivité, se limite à présenter des éléments publiés dans les médias roumains. Elle ne reflète en aucun cas la position de l’ambassade ou du gouvernement français.