Lundi 20 juin 2011

Presse, télévision, radios

Le projet de révision de la Constitution contient des mesures non constitutionnelles


Vendredi, la Cour constitutionnelle (CC) a jugé non constitutionnels 4 articles du projet de réforme de la constitution : l’élimination du caractère licite des fortunes déclarées, l’élimination de l’immunité pénale des parlementaire et des ministres, l’interdiction pour les juges de contester la politique budgétaire et fiscale et, enfin, la proposition de modifier la composition du CSM augmentant le nombre de représentants de la Société civile de 2 à 6. Ştefan DEACONU, conseiller présidentiel en charge de cette réforme, déclare pour ROMÄNIA LIBERĂ, qu’il attend la motivation des juges de la CC (à paraître dans le Journal officiel) : « je voudrais savoir ce que signifie pour les magistrats constitutionnels la phrase « la suppression d’un droit fondamental de la personne qui occupe une dignité publique ». Cela signifie-t-il que la personne qui occupe une dignité publique est au-dessus du simple citoyen et au-dessus de la loi pénale et qu’elle doit être protégée? ».
« Les décisions de la CC se respectent, elles doivent être appliquées parce qu’elles sont en général obligatoires et produisent des effets sur l’avenir. Par conséquent, le parlement doit tenir compte de la décision de la CC dans l’analyse des textes constitutionnels. » a déclaré le Premier ministre Emil BOC lors d’un débat organisé samedi à Cluj sur le thème de la révision de la Constitution (Téléjournal-TVR 1).

Résultat du second tour des élections municipales de Chişinau


Dorin CHIRŢOACA a obtenu un nouveau mandat de maire à Chişinau (République de Moldavie) selon les données présentées par la Commission centrale électorale (REALITATEA TV, RFI). Le libéral Dorin CHIRŢOACA  a gagné les élections avec 50,6 % des voix. Son adversaire communiste Igor DODON, a obtenu 49,4 %.

L’UDMR veut bloquer la réorganisation administrative proposée par le PDL

Les partis de la coalition gouvernementale ne réussissent pas à se mettre d’accord sur la réorganisation administrative du pays. Le président du parti, Hunor KELEMEN n’exclut pas la possibilité que les habitants de Harghita et Covasna manifestent dans la rue. « Dans le cas où l’on passe à une autre réforme administrative, le scénario de 1968 peut se reproduire: Ceauşescu avait tenté une réforme administrative et les gens étaient sortis dans la rue, puis il avait renoncé à cette réforme et les deux départements avaient été formés (...) moi aussi, comme dirigeant politique, je dois savoir ce que pensent et disent les gens, je n’exclus pas que les gens sortent dans la rue. C’est un moyen démocratique, qui s’utilise partout dans le monde » a déclaré Hunor KELEMEN hier soir (TVR 1, RFI, ROMÂNIA LIBERĂ)

Le passage Basarab a été inauguré samedi


Plus de cinq ans après le début de ses travaux et environ 240 millions d’euros dépensés, le passage Basarab a été inauguré avec faste samedi et il fait aujourd’hui la une de la plupart des quotidiens. D’une longueur totale de 1900 mètres et d’une largeur de 44 mètres, il traverse la rivière Dâmboviţa et la voie ferrée reliant ainsi le Boulevard Titulescu et l’avenue Grozăveşti. Alors que le pont Basarab vient de s’ouvrir à la circulation, une polémique surgit : les représentants de l’Inspectorat d’Etat en Constructions (ISC) soutiennent que le passage ne peut pas fonctionner parce qu’ils n’ont pas donné leur avis final. L’ISC peut saisir la Préfecture qui peut faire un procès à la mairie générale de Bucarest. Le maire général de Bucarest, Sorin OPRESCU a déclaré que l’avis que devait donner l’ISC n’était pas très important et qu’il n’y avait aucune raison de s’inquiéter, le passage allant fonctionner dans des conditions de sécurité maximales (ADEVĂRUL, ROMÂNIA LIBERĂ).

France-Roumanie

Le Prix FestCo 2011 attribué à un spectacle d’après IONESCO (CRONICA ROMÂNĂ)

Bruno ROCHE, directeur général Apa Nova: « Les sociétés françaises sont optimistes » (ADEVĂRUL)

Les Français de Elbromplast prévoient une avancée de 14 % (ZIARUL FINANCIAR)

« Le jardin aime la ville » (Journal culturel – TVR Cultural - vendredi)

Sur Internet (sites d’informations et blogs)

Politique : quelles sont les mains fortes réelles ou imaginaires à la tête de a Roumanie ?


Sur la plateforme Voxpublica, Ciprian ŞIULEA publie un article intitulé « Lorsque la main forte se ramollit. La Roumanie post-Băsescu » dans lequel il déplore le fait que les personnes qui jouent des « rôles de main forte » ne sont pas à la hauteur des attentes et « copient le modèle présidentiel ». C’est ainsi qu’il fait part de son opinion sur le Premier ministre Emil BOC, Daniel FUNERIU (ministre de l’éducation) ou encore Teodor BACONSCHI (ministre des affaires étrangères) : « Le problème de leur autoritarisme n’est pas seulement le fait que ce sont de fausses mains fortes choisies par le chef justement pour leur soumission mais que le modèle présidentiel au pouvoir est lui-même problématique » (...) « Nous avons toujours un modèle d’Etat à la fois faible (inefficace, à cause de la capacité institutionnelle réduite) et abusif (absence de contrôle et déficit de la démocratie). Le modèle semi-autoritaire qui se construit maintenant et qui ne fonctionne même pas avec une main forte réelle ne va faire qu’accentuer son côté faible et abusif. » écrit Ciprian ŞIULEA.

« La monarchie sauverait-elle la Roumanie? Même pas les Paysans » (Mihai GOŢIU)


« Le Parti National Paysan Chrétien et Démocrate (PNTCD) tente de revenir au premier plan de la vie politique roumaine à l’aide de la monarchie », écrit Mihai GOŢIU sur Voxpublica. Victor CIORBEA a gagné les élections du parti avec un programme dont l’objectif principal est un retour à la monarchie constitutionnelle comme forme de gouvernement en Roumanie. Pour cela, Victor CIORBEA espère mobiliser la société civile et rassembler les 500 000 signatures nécessaires à l’organisation d’un référendum visant à modifier la Constitution dans ce sens. « CIORBEA ne vise pas réellement la monarchie constitutionnelle, mais l’obtention d’un capital sympathie de la part des monarchistes, suffisamment pour ramener le PNTCD au parlement », estime Mihai GOŢIU. « Après onze ans d’absence au parlement, le PNTCD avait des chances d’être vu comme « un nouveau parti ». Chances qu’il (Victor CIORBEA) a gaspillées lamentablement en refaisant surface avec des sujets et des messages dépassés », conclut le journaliste.

Cette revue de presse, qui ne prétend pas à l’exhaustivité, se limite à présenter des éléments publiés dans les médias roumains. Elle ne reflète en aucun cas la position de l’ambassade ou du gouvernement français.