Lundi 27 juin 2011
Presse, télévision, radios
L’UDMR rejette la réorganisation territoriale proposée par Traian BĂSESCU
Le président de l’Union magyare (UDMR), Kelemen HUNOR, a déclaré vendredi soir, à Târgu Mureş, que son parti avait décidé à l’unanimité de ne soutenir aucune variante PDL : ni celle avec 8 régions, ni celle avec 8+2 petits départements. L’Union se prononce pour le report des discussions (à l’automne ou début 2012), tout en souhaitant sauvegarder une stabilité politique et maintenir la coalition dans sa formule actuelle et en se concentrant « pour le moment sur la décentralisation, sur la réforme de l’administration locale et centrale, en gardant les 41 départements » (CRONICA ROMÂNĂ). Selon Sebastian LĂZĂROIU, invité hier soir sur le plateau de REALITATEA TV, la réorganisation administrative se fera avant les élections locales de 2012. « Elle se fera quoiqu’il en soit (…) Elle peut débuter avec une deuxième composante, celle de la décentralisation ». Le président du PNL, Crin ANTONESCU a salué la décision de l’UDMR (TVR 1) : « Je pense que l’UDMR a pris une décision correcte, rationnelle, conforme aux intérêts de leurs électeurs et de la majorité des citoyens roumains ».
Traian BĂSESCU au parlement
Le Président Train BĂSESCU va d’adreser aujourd’hui au parlement concernant les sujets de politique intérieure. L’opposition a fait savoir qu’elle soumettait sa présence à trois conditions: que le président renonce à la suppression des départements, qu’il accepte leur proposition concernant la constitution d’une commission tripartite et qu’il présente ses excuses au Roi Michel et à la communauté juive (ADEVĂRUL, AZI)
La Chine de plus en plus proche de la Roumanie
La visite du premier ministre chinois, Wen JIABAO à Budapest suscite l’’intérêt des médias nationaux qui voit en elle « des bénéfices inattendues pour la Roumanie ». Le député européen magyar Bela GLATTFELDER a attiré l’attention de la Chine sur la nécessité d’investir dans les ports roumains, nommant ceux de Constanţa et Galaţi et selon ROMÂNIA LIBERĂ une compagnie chinoise d’ingénierie s’est déjà montrée intéressée par les ports de la région. Le journal rappelle, tout comme son confrère AZI (qui titre « La Chine veut, la Roumanie ne peut pas »), que l’ambassadeur chinois à Bucarest, Liu ZENGWEN a déclaré que les hommes d’affaire chinois sont très intéressés pour investir dans l’infrastructure routière de Roumanie, mais que cela ne sera pas possible sans des garanties de l’Etat, qui pour le moment sont impossibles, à cause du plafond du déficit budgétaire convenu entre la Roumanie, l’Union européenne et le FMI. « Mais les déclarations à Budapest du premier ministre chinois pourrait donner une impulsion positive – impulsion dont la Roumanie a peut-être besoin », conclut RL.
La Croatie entre dans l’Union européenne
C’est le titre choisi par AZI pour annoncer que les 27 membres de l’UE ont approuvé l’adhésion de la Croatie dans l’Union européenne. « Nous sommes d’accord sur l’adhésion de la Croatie » a déclaré Angela MERKEL. « Il n'y a pas de réserve, comme celles que nous avions pour la Bulgarie et la Roumanie », a souligné le chef du gouvernement allemand.
France-Roumanie
« Pasarela ressuscite le petit Paris dans le vieux centre de Bucarest » (CRONICA ROMÂNĂ)
Sur Internet (sites d’informations et blogs)
« De l’insupportable légèreté des préjudices sur les Roms »
Le 24 juin, le Conseil européen réuni à Bruxelles a adopté la « Stratégie Cadre pour l’intégration des Roms ». La résolution a été initiée par Livia JAROKA, première femme rome membre du Parlement européen, et adoptée par la Commission européenne en avril 2011. Le Gouvernement roumain travaille de son côté sur une stratégie nationale pour 2011-2020. « Cela ressemble à du „déjà vu” » écrit Criticatac.ro, « la Roumanie formulait déjà il y a 10 ans une stratégie nationale pour l’inclusion des Roms, dans le zèle des préparatifs d’admission à l’UE. Elle a créé également des institutions conçues pour la mettre en application (telle que l’Agence nationale pour les Roms). Mais le système est resté sous-financé et fragmenté, conduisant à une situation d’ « inclusion adverse », dans laquelle les Roms ne bénéficient que de prestations minimes et de mesures de protection sociale superficielles, qui ne leur donnent aucune chance réelle, mais « justifient » les étiquettes d’ « abus et de dépendance aux prestations sociales » qu’on leur colle. Et ces étiquettes circulent gratuitement, avec en plus une criminalisation du mendiant et la création de tensions identitaires complexes pour les « roumains véritables » et respectables établis à l’étranger. » Le site précise que dans son rapport publié il y a trois jours; Amnesty international condamne l’indifférence des autorités roumaines face aux conditions inacceptables dans lesquelles vivent de nombreuses familles de Roms.
Le financement de la Cathédrale de la rédemption du peuple suscite la controverse
Il y a quelques jours, le maire général de la Capitale, Sorin OPRESCU, a annoncé qu’il souhaitait allouer 10 millions de lei du budget de sa mairie à la future Cathédrale de la rédemption du peuple. Ce n’est pas le premier maire de Bucarest à annoncer ce genre de donations. Liviu NEGOIŢA (secteur 3) a l’intention de donner 5 millions et Neculai ONŢANU (secteur 2), 10 millions. Laura CERNAHOSCHI écrit sur la plateforme de blogs Voxpublica, « l’opportunisme de ce genre de mégalomanie affublée d’une croix, dans un pays où l’orthodoxie a survécu dans des églises construites sous terre au temps des Turcs, et encore plus aujourd’hui, en ces temps de crise, ne semble intéresser personne. D’ailleurs, la construction d’églises n’a jamais été affectée par la crise économique, le budget de l’Etat continuant de financer généreusement l’édification de lieux de culte ». Des ONG demandent aujourd’hui au maire de Bucarest de soumettre au débat public son intention de financer la cathédrale avec l’argent des contribuables de Bucarest.
Une nouvelle lettre dans la Constitution : « Le travail est le premier fournisseur de prospérité »
Le Président a annoncé la semaine dernière l’élimination de l’article qui stipule que « le caractère licite de la fortune est présumé » et l’introduction d’un article selon lequel « le travail est le premier fournisseur de prospérité ». Selon le site Cursdeguvernare.ro, « l’intention inhabituelle du Président pourrait produire quelques conséquences sur les politiques publiques et une certaine vision politique sociale du gouvernement actuel ou des gouvernements à venir. » Pour comprendre la démarche présidentielle, celle d’introduire le travail dans la Constitution, le site donne la parole à plusieurs analystes et experts dans le domaine de la législation du travail. Le sociologue Vasile DÂNCU (PSD), bien qu’approuvant cette initiative, se dit surpris que celle-ci vienne d’un Président de droite : « Si le président pense ainsi, cela signifie que nous nous préparons à une société de gauche ». L’analyste Cristian PÂRVULESCU rappelle que les statistiques européennes démontrent que les Roumains sont ceux qui travaillent le plus en UE, plus de 41 heures par semaine, tandis que le reste de l’Europe travaille 35 heures par semaine. Selon lui, la proposition du chef de l’Etat dénote « une vision, une philosophie de vie mais n’a aucun lien avec la Constitution. »
France-Roumanie
« Pilotage et contrôle des politiques et des dépenses publiques, » conférence de M. Jean-François BENARD, Procureur général près la Cour des comptes, à la Bibliothèque centrale universitaire (AGERPRES)
Cette revue de presse, qui ne prétend pas à l’exhaustivité, se limite à présenter des éléments publiés dans les médias roumains. Elle ne reflète en aucun cas la position de l’ambassade ou du gouvernement français.
