Mercredi 15 juin 2011
Presse, télévision, radios
Le PDL renonce à la procédure d’engagement de responsabilité sur le projet de réorganisation territoriale de la Roumanie
Les quotidiens de ce mercredi consacrent une large place aux dissensions existant au sein de la coalition au pouvoir, concernant le projet de réorganisation territoriale de la Roumanie. EVENIMENTUL ZILEI remarque que l’intention du PDL d’initier une procédure d’engagement de responsabilité du gouvernement sur cette réforme s’est heurtée hier à l’Union magyare. « Les départements-mammouths n’ont pas le soutien de l’UDMR, si nous ne nous entendons pas, nous rangeons le sujet dans un tiroir pour un an » a déclaré le ministre de la Culture, Hunor KELEMEN, à l’issue de son entretien avec le secrétaire général du PDL, Ioan OLTEAN. Ce dernier a ensuite annoncé qu’une commission politique a été constituée afin de trouver une solution concernant la réorganisation du territoire. L’UDMR a insisté sur le fait qu’elle souhaitait 16 régions, écrit ADEVĂRUL. Monsieur KELEMEN a précisé que la loi sur le statut des minorités ne constituait pas « une monnaie d’échange ». ROMÂNIA LIBERĂ retient aussi l’idée selon laquelle certains parlementaires magyares accepteraient des régions avec 4 ou 5 départements : « Nous sommes ouverts aux discussions et aux négociations. Nous pouvons trouver une voie de juste milieu. Par exemple, au lieu de regrouper comme le demande le PDL six départements dans la zone du centre, nous pourrions en n’avoir que quatre » a déclaré à ROMÂNIA LIBERĂ, le sénateur Laszlo GYERKO.
Le Président Traian BASESCU s’adressera au parlement le lundi 27 juin
Suite à cette annonce, le Président du PNL, Crin ANTONESCU a déclaré que l’union sociale-libérale participera aux consultations qui se tiendront au Palais Cotroceni le 27 juin, concernant la révision de la Constitution et la réorganisation administrative du territoire, « non pas pour discuter de l’agenda proposé par le Président, mais pour arrêter, si possible, des actions très très graves » (CRONICA ROMÂNĂ)
Assouplissement des adoptions internationales
EVENIMENTUL ZILEI et ROMÂNIA LIBERĂ annoncent l’adoption hier par le sénat d’un projet de loi qui autorisera l’adoption internationale des enfants roumains, si l’adoptant ou l’un des deux époux est de nationalité roumaine. A cette condition, s’ajoute celle selon laquelle deux années doivent s’être écoulées depuis la date où l’enfant a été déclaré adoptable, période au cours de laquelle aucun adoptant n’aura été identifié en Roumanie.
Ce que pense la Roumanie sur l’adhésion de la Croatie à l’Union européenne
La Commission européenne considère que la Croatie est prête à entrer dans l’Union européenne. Les progrès de la Croatie dans le domaine de la justice vont être suivis au cours des deux prochaines années et non après l’adhésion, comme pour la Roumanie et la Bulgarie. Selon ADEVĂRUL, la Roumanie pourrait bloquer le dossier croate au Conseil européen, pour s’assurer une position plus forte dans d’autres dossiers, tel que celui de Schengen.
ACADEMIA CAŢAVENCU racheté par le patron de ROMÂNIA LIBERĂ
Dan ADAMESCU propriétaire du quotidien ROMÂNIA LIBERĂ a racheté hier l’hebdomadaire satirique ACADEMIA CAŢAVENCU pour la somme de 900 000 euros.
France-Roumanie
« Un baryton de l’Opéra roumain primé en France » (CRONICA ROMÂNĂ)
Rétrospective des films du festival TIFF à la Salle Elvire Popescu (ADEVĂRUL)
Sur Internet (sites d’informations et blogs)
Cristian PREDA : « la bureaucratie n’est pas le seul ennemi d’un esprit libre »
Le député européen commente sur son blog personnel le projet de réorganisation territoriale de la Roumanie : « L’effet politique immédiat de la réduction du nombre des départements est une augmentation du pouvoir local. Moins de chefs de départements signifie aussi plus de pouvoir pour chacun. Pour le moment, l’idée selon laquelle la réorganisation va conduire à une « débureaucratisation » est seulement un espoir. Bien que rationnel, ce n’est quand même qu’un espoir. Surtout si nous prenons en compte la culture politique qui domine en Roumanie, patriarcale et penchée vers le servilisme. »
Les journalistes bien payés, dans le collimateur du Fisc
Selon le site d’informations, Jurnalistul.com, le Fisc roumain (ANAF) a l’intention d’obliger les journalistes, analystes politiques, artistes ou analystes financiers qui, au cours des cinq dernières années ont cumulé grâce à leurs activités indépendantes des revenus supérieurs à 118 359 lei par an, à payer une TVA de 24%. La situation s’applique également aux firmes, qui peuvent choisir de ne pas payer la TVA s’ils totalisent un chiffre d’affaires annuel inférieur à 35 000 euros.
Le sénat a voté la loi interdisant les substances végétales hallucinogènes
La loi sur l’interdiction des produits « ethnobotaniques » a été votée hier au sénat. Le projet permet aux autorités de confisquer la marchandise et de suspendre provisoirement l’activité non autorisée des commerçants. De plus, si à la suite de la consommation de ces substances, des décès sont enregistrés, le commerçant risque une peine de prison comprise entre 10 et 20 ans (Businessmagazin.ro). Le sénat est la première chambre saisie sur ce projet.
France-Roumanie
Lancement du projet Art et Paysage 2. Le jardin aime la ville – Les Couleurs de l’écologie urbaine, avec la participation de l’Ambassadeur de France à Bucarest, Henri PAUL (Artclue.ro, revue d’art contemporain)
Cette revue de presse, qui ne prétend pas à l’exhaustivité, se limite à présenter des éléments publiés dans les médias roumains. Elle ne reflète en aucun cas la position de l’ambassade ou du gouvernement français.
