Mercredi 1er juin 2011

Les députés ont confirmé la modification du code électoral : les maires seront élus en un seul tour à partir de 2012

Les députés ont adopté hier, le projet de loi concernant les élections des maires en un seul tour de scrutin (174 votes « pour », 100 « contre », 3 abstentions). Les médias se font l’écho des commentaires suscités par ce vote. « Il n’y avait pas la moindre raison justifiant de changer le plus ancien système démocratique de vote de Roumanie » (...) L’argument du coût est ridicule – le système marchait très bien. Si les citoyens ne vont pas voter, ce n’est pas à cause du système électoral » a déclaré la présidente de la Société académique de Roumanie, Alina MUNGIU PIPPIDI au Téléjournal de TVR1, hier soir. Selon cette dernière, il s’agirait d’un « troc entre les deux principaux partis ». Cristian PREDA, député européen, a demandé à Train BĂSESCU de ne pas promulguer cette loi : « Je crains que la décision de soutenir le vote en un seul tour repose sur des raisons strictement populistes » a t-il déclaré à ROMÂNIA LIBERĂ. Quant au maire PNL du secteur 1, Andrei CHILIMAN, il voit dans ce vote des « aberrations anti-démocratiques ».

Une représentation de la région des Sicules s’ouvre à Bruxelles…

Hier, sur l’initiative de trois députés européens roumains (Csaba SOGOR, Winkler IULIU et Laszlo TOKES), un bureau de la région des Sicules a été officiellement inauguré à Bruxelles. Une dizaine de personnes ont participé aux festivités organisées au Parlement européen. Parmi elles, une partie des députés européens hongrois, un député européen slovène (Milan ZVER) et un Finlandais (Hannu TAKKULA). ADEVĂRUL note qu’aucun représentant officiel de la Hongrie et aucun député européen roumain n’ont participé à la manifestation. Dans son discours inaugural, Laszlo TOKES a invité les autres « régions » traditionnelles de Roumanie à ouvrir une antenne à Bruxelles, selon le modèle de la région des Sicules. Le bureau de la région des Sicules, fondé par les Conseils départementaux d’Harghiţa, Covasna et Mureş se trouve en cours d’accréditation auprès des autorités belges et est accueilli, à titre gratuit, par la Maison des régions magyares à Bruxelles.

… et suscite des réactions à Bucarest

Le vice-premier ministre Bela MARKO a déclaré dans un entretien accordé à la radio RFI que le bureau du Pays des Sicules qui s’est ouvert officiellement hier à Bruxelles « ne fera pas de miracles mais qu’il aidera probablement à la visibilité du potentiel économique de cette région. Si un tel bureau peut nous aider, pourquoi pas? » se demande le sénateur magyar, qui s’affirme convaincu que les intérêts économiques de la région des Sicules doivent être promus. L’initiative des membres de l’UDMR, critiquée par l’opposition, est regrettable selon Teodor BACONSCHI, le ministre des affaires étrangères. « Des unités administratives territoriales existantes et reconnues comme telle sont enregistrées à Bruxelles. Par exemple, le Texas a ce genre de bureau, mais l’Etat du Texas est une composante de la fédération américaine. Dans cette même logique, au moment où j’ai vu que la démarche (visant à créer une antenne de la région des Sicules – ndr) continuait et, surtout, que l’emplacement de ce bureau se trouvait dans une maison des régions magyares, j’ai convoqué l’ambassadeur de Hongrie à Bucarest pour lui faire part de notre réserve face à cet accueil que nous considérons discutable », a déclaré le ministre à GÂNDUL. Laslo TOKES a qualifié ces attaques de « nationalistes » et a déclaré qu’il souhaitait avoir une « rencontre informelle » le plus rapidement possible avec le Président Traian BĂSESCU (ADEVĂRUL).

Polémique autour des critères d’hospitalisation

La proposition du directeur de la caisse nationale d’assurance santé (CNAS), Lucian DUŢA, de changer les critères d’hospitalisation génère un nouveau chaos dans le système sanitaire roumain. Selon ADEVĂRUL, l’un de ces critères est « la perte subite de conscience », qui inclut « un coma ou une incapacité de réponse aux stimulis », « un changement aigu dans l’état de conscience du patient » et « la perte de conscience suite à un traumatisme ». Selon une autre de ces nouvelles règles, l’hospitalisation n’est possible qu’en en cas de fièvre « de plus de cinq jours et avec une température de plus de 38 degrés ». Le ministre de la santé a réagi de manière tranchante, soutenant que ces règles sont « irréalistes et impossibles à appliquer ». ROMÂNIA LIBERĂ rappelle aussi que derrière ce projet controversé, se cachent quelques unes des failles majeures du système de santé : la Roumanie enregistre l’un des plus grands taux d’hospitalisation de l’Union européenne. Sur 100 000 habitants, un quart est hospitalisé chaque année, alors qu’en France et en Belgique, ce taux est deux fois moins important. De plus, selon un rapport de la Banque mondiale, plus de 50 % des hospitalisations en Roumanie sont injustifiées. « Dans les hôpitaux, 80 % des cas sont des cas sociaux. Les patients viennent chez nous car ils n’ont pas d’argent pour s’acheter des médicaments » a déclaré pour RL un médecin de l’hôpital de Bucarest. 

Andreea PAUL VASS nommée ambassadrice des petites et moyennes entreprises à Bruxelles

ADEVĂRUL annonce que la commission européenne a créé un réseau d’ambassadeurs chargés de réduire la bureaucratie administrative des petites et moyennes entreprises. La conseillère du premier ministre, Andrea PAUL VASS (33 ans), a été désignée la « Madame PME » de la Roumanie, par le ministre de l’économie et le premier ministre. Elle participera notamment à l’élaboration du programme européen pour les PME, « Small Business Act ».

Deux nouveaux directeurs à l’institut national de la magistrature

La cour suprême de la magistrature a décidé de nommer Octavia SPINEANU MATEI directrice de l’institut national de la magistrature (INM). Ana maria GAROFIL, juge auprès du tribunal de Bucarest, a été nommée directrice adjointe de l’INM (ROMÂNIA LIBERĂ, AGERPRES)

Baisse du nombre de personnes touchant les salaires les plus élevés


Selon une enquête de l’Institut national des sondages, le nombre des Roumains qui gagnent un salaire moyen brut supérieur à 5000 lei (~ 1245 euros) a baissé de 25% au cours de la période 2008-2010. D’autre part, le nombre des personnes les mieux payées (encaissant un salaire brut mensuel supérieur à 8000 lei, soit ~2000 euros) est de 30 000, enregistrant une baisse de 17% par rapport à 2008 (PUTEREA)

France-Roumanie

Le metteur en scène Richard DEMARCY au Festival international de Sibiu (JURNALUL NAŢIONAL)

Orange Roumanie a un nouveau directeur général, Jean-François FALLACHER, qui remplace Thierry MILLET (HOTNEWS)


Cette revue de presse, qui ne prétend pas à l’exhaustivité, se limite à présenter des éléments publiés dans les médias roumains. Elle ne reflète en aucun cas la position de l’ambassade ou du gouvernement français.