Mercredi 29 juin 2011
Presse, télévision, radios
Rapport américain sur le trafic de personnes : la Roumanie réprimandée
Les autorités roumaines sont critiquées dans le dernier Rapport sur le Trafic de personnes du département d’Etat des Etats-Unis parce qu’elles ne respectent pas totalement les standards minimums pour éliminer ce fléau, même si les auteurs notent les efforts considérables de la Roumanie dans la lutte contre le trafic (ROMÂNIA LIBERĂ, AGERPRES). Selon le document, la Roumanie est le pays d’origine, de transit et de destination des hommes, femmes et enfants victimes de la traite et contraints au travail forcé (mendicité forcée y compris) ou à l’exploitation sexuelle. Le rapport démontre également qu’il existerait des groupes criminels formés de Roms de Roumanie qui exploiteraient des Roumains en Europe. La Roumanie serait d’autre part le pays de destination d’un petit nombre de femmes de République de Moldavie, de Colombie et de France forcées de se prostituer et d’hommes du Honduras contraints au travail forcé. En 2010, les autorités de Bucarest ont enquêté sur 717 cas de trafic de personnes, face à 759 en 2009. En comparaison à 2009, le nombre des personnes mises en accusation a augmenté mais celui des condamnations a baissé. Certains observateurs du rapport mentionnent que beaucoup de juges ont une compréhension précaire du système du trafic de personnes, chose qui pourrait expliquer le rythme lent de certains procès de ce type.
La Roumanie face à sa situation économique passée et future
Dans un article intitulé « Le gouvernement BOC a taillé au sang les dépenses de capital et a coupé l’oxygène à l’économie », ZIARUL FINANCIAR dresse le portrait de l’économie roumaine des deux dernières années. Il montre que « les investissements publics sont en chute, que les exportations ralentissent et que la croissance économique est anémique. » Sur le papier, le gouvernement BOC aurait beaucoup de programmes mais en réalité, les investissements de l’Etat sont au plus bas. La sortie de crise est conditionnée à la « dépense de capital de l’Etat » (c’est-à-dire les investissements publics), « or l’argent n’a pas été dirigé vers l’économie mais vers les salaires et les retraites »; écrit l’analyste financier. En 2008; les investissements faits par l’Etat atteignaient 26,7 milliards de lei, en 2009 : 21,9 milliards et en 2010 : 19,36 milliards.
Parallèlement, le journal annonce que le Fonds monétaire international demande à la Banque nationale de Roumanie de durcir sa politique monétaire pour réduire l’inflation.
Premières déclarations du nouveau ministre du travail sur la légalisation de la prostitution et l’assistance sociale
Sebastian LĂZĂROIU a déclaré aux députés de la Commission du travail que la prostitution allait être légalisée d’ici trois à cinq ans. Il a expliqué que cela permettrait de diminuer le trafic de personnes et a mentionné le fait que deux hommes politiques étaient mentionnés dans le rapport du département d’Etat américain comme étant impliqués dans le trafic de personnes (JURNALUL NAŢIONAL, ADEVĂRUL).
JURNALUL NAŢIONAL ajoute que le ministre a également proposé un troc : « en échange de votre soutien sur la loi sur l’assistance sociale, je vous promets que l’Inspection sociale ne laissera aucun maire utiliser les assistés sociaux comme masse de manœuvre électorale » a-t-il déclaré. « 23 % de l’argent des prestations sociales vont aux plus riches : soit 20 % des Roumains. Une grande partie sert aux allocations pour les enfants, qui sont universelles et c’est normal que cela soit ainsi, mais 6% du total de l’argent alloué au revenu minimum garanti va à ces 20% de plus riches. Les plus pauvres sont couverts par 37% des prestations sociales. Il faut sortir de ce système ceux qui ne devraient pas être des assistés sociaux » a ajouté le ministre (ROMÂNIA LIBERĂ)
Les images de tragédies interdites à la télévision
Le Conseil national de l’audiovisuel (CNA) a décidé d’interdire la diffusion à la télévision des images de lieux de tragédies – suicides, crimes et mutilations – et de celles montrant la souffrance de familles de victimes. L’interdiction s’appliquera entre 6h00 et 22h00 (ROMÂNIA LIBERĂ)
France-Roumanie
BNP Paribas, OTP Bank et deux fonds d’investissements anglais se battent pour RBS Bank (ZIARUL FINANCIAR)
« Un 36ème Carrefour à Galaţi » (ZIARUL FIANCIAR)
« Mission possible : Philippe GUILET, directeur artistique de l’Ambassade de France se présente dans une double position : celle de designer et celle d’initiateur d’un projet unique et très ambitieux : 100 %.ro » (revue THE ONE)
Pasarela 2011 : entretien avec Philippe GUILET (RFI)
Sur Internet (sites d’informations et blogs)
Premier hôpital social à Bucarest
A Bucarest, il existe plus de 2400 personnes sans abri (déclarées) et environ 100 000 personnes sans assurance médicale. C’est dans ce contexte qu’AMOSNEWS annonce l’ouverture prochaine de la première polyclinique sociale gratuite à Bucarest grâce à un partenariat entre la Fondation REGINA MARIA (fondée par le Dr. Wargha ENAYATI et son épouse) et la Municipalité de Bucarest. Cet « hôpital social » s’occupera des cas sociaux (personnes sans abri ou sans assurance médicale). Les soins accordés (médecine interne, petite chirurgie, dermatologie, échographie, Orl, psychologie etc) seront assurés par des médecins volontaires.
Pour la première fois depuis 1990, trois revues d’humour satirique sur le marché de la presse roumaine
Aujourd’hui, apparaît le premier numéro de CAŢAVENCII, dont l’équipe se compose de l’ancienne rédaction d’ACADEMIA CAŢAVENCU, à laquelle s’ajoute le poète Mircea DINESCU, ancien dissident. ACADEMIA CAŢAVENCU (AC) continue de paraître en misant sur de nouvelles plumes et la force de son nom. CAŢAVENCII compte sur la fidélité des lecteurs de l’ancien AC. La troisième revue satirique sur le marché, KAMiKAZE, se distingue par une indépendance éditoriale et des enquêtes d’investigation. Trois revues et un point commun : leurs premières pages sont illustrées par une photo-montage du Président. CAŢAVENCII (disponible également sur internet), pour son premier numéro, a choisi de montrer un Président trônant sur des bouteilles avec comme titre « Le roi qui sirote » ; KAMIKAZE affiche un Président grimé en reine Elizabeth avec comme sous-titre : « God save our chin! » ; enfin ACADEMIA CAŢAVENCU présente Traian BĂSESCU, en roi détrôné dans une peinture classique du XXIème siècle, sous le titre « La grande abdication ».
Sur les relations entre la Chine et la Roumanie
Daniel OANTA journaliste bloggeur sur VOXPUBLICA se demande pourquoi les autorités roumaines n’intensifient pas davantage le partenariat roumano-chinois et pourquoi elles n’envoient pas d’ambassadeur roumain à Beijing, choses qui expliqueraient selon lui le fait que le premier ministre chinois a omis la Roumanie dans la tournée européenne qu’il effectue actuellement.
France-Roumanie
« Pasarela/Bucarest 2011 » (TIME OUT)
