Mercredi 8 juin 2011
Presse, télévision, radios
Schengen : la Roumanie attend le vote du Parlement européen
Hier, les députés européens ont débattu en séance plénière du rapport concernant l’adhésion de la Roumanie et de la Bulgarie à l’espace Schengen. Le vote est attendu aujourd’hui (ADEVĂRUL, REALITATEA TV). Cecilia MALMSTROM, commissaire aux affaires intérieures, a reconnu que les deux Etats d’Europe de l’Est ont fait correctement leurs devoirs pour adhérer à l’espace Schengen, qu’elle a nommé « le cadeau le plus tangible de l’Union européenne pour ses citoyens européens ». Les opinions « contre » se sont également exprimées et certains messages ont été « durs » selon ADEVĂRUL. « Inévitablement, des centaines de milliers de Tsiganes vont arriver dans notre pays pour profiter de notre généreux système d’assurances sociales » a déclaré le député britannique Gerard BATTEN, alors que l’Italien, Mario BORGHEZIO a sollicité la suspension de l’adhésion de la Roumanie et de la Bulgarie, invoquant le principe de précaution, les deux pays étant devenus, selon lui, « les trous du gruyère de l’UE ».
Le ministre de l’intérieur Traian IGAŞ a déclaré pour ROMÂNIA LIBERĂ que la Roumanie était prête à adhérer à Schengen en 2011, à proportion de 99%. IGAŞ a invoqué les opinions des experts et les rapports officiels.
Dernière minute : AGERPRES annonce que le Parlement européen a voté en faveur de l’adhésion de la Roumanie et de la Bulgarie à l’espace Schengen.
Schengen-Union européenne : Bruxelles étend le contrôle de la corruption à toute l’Union européenne (UE)
L’Union européenne, par la voix de Cecilia MALMSTROM, annonce des mesures de contrôle et d’évaluation de la corruption au niveau de tous les Etats membres. « Le Rapport anti-corruption de l’UE » portant sur le contrôle et l’évaluation des efforts des Etats membres dans la lutte contre la corruption afin d’encourager un engagement politique plus soutenu de la part des Etats membres, sera publié chaque année à partir de 2013 et permettra d’identifier les échecs et les points faibles des 27 Etats membres. ROMÂNIA LIBERĂ rappelle que le détournement des fonds publics, le financement illégal des partis, l’obstruction de la justice coûtent à l’économie européenne 120 milliards d’euros par an (soit 1% du PIB de l’UE), l’équivalent du budget de la commission.
Traian BĂSESCU sur l’adhésion de la Turquie et de la République de Moldavie à l’UE
A l’occasion de sa visite de deux jours à Londres, le Président Traian BĂSESCU a déclaré au Daily Telegraph que cinq autres Etats, parmi lesquels la République de Moldavie et la Turquie, pourraient rejoindre l’UE en 2018. « La Roumanie et la Grande-Bretagne soutiennent l’intégration de la République de Moldavie, l’intégration de la Turquie » a-t-il déclaré (PUTEREA)
France-Roumanie
« Des architectes français à Bucarest » : « Bucarest, une capitale bouleversée » (conférence et débat à l’Institut français (jeudi 19h00) (ADEVĂRUL)
Sur Internet (sites d’informations et blogs)
Explosion à Chişinau, trois morts
« Suspicions d’assassinat politique à Chişinau » titre COTIDIANUL.RO Au moins trois personnes ont été tuées hier dans l'explosion d'une voiture dans le centre de Chişinau, Capitale de la République de Moldavie. Parmi les victimes, figure Igor TURCAN qui était le chef de l’équipe électorale du candidat indépendant à la mairie de la capitale, Mihai GODEA. Ce dernier qui s’était récemment retiré du parti du premier ministre Vlad FILAT, soutient qu’il s’agit d’un assassinat. Il prétend avoir reçu à l’issue du premier tour des élections municipales de dimanche le message suivant : « Bientôt, il n’y aura plus personne près de toi».
Hunor KELEMEN sur la réorganisation administrative et territoriale du pays (GÂNDUL)
Le président de l’UDMR a accordé un entretien au journal GÂNDUL.info, dans lequel il maintient la position de son parti, à savoir une Roumanie partagée en 16 régions, dont une formée des départements Harghita, Covasna et Mureş (dénommée « Région des Sicules »). « Nous, nous avons proposé des régions de développement, qui tiennent compte des aspects économiques, sociaux, culturels. » explique KELEMEN. L’UDMR a déposé deux projets de loi dans ce sens, en 2008 et en 2010. Le second a reçu un point de vue négatif de la part du gouvernement, il a été adopté de manière tacite au sénat et se trouve actuellement à la commission d’administration publique de la chambre des députés. Hunor KELEMEN déplore qu’Emil BOC ait fait son annonce sans en avoir discuté auparavant avec l’UDMR et il considère que les 8 régions proposées par Emil BOC ne peuvent pas être fonctionnelles, d’aucun point de vue.
En ce qui concerne, l’ouverture d’une antenne de la Région des Sicules à Bruxelles (la semaine dernière), le président UDMR dit qu’il s’agit d’une vieille initiative et qu’elle ne représente « rien d’illégal, rien d’anticonstitutionnel, ni d’immoral ». « Ce genre de bureaux de lobby existent à Bruxelles, il y en a à chaque coin de rue » commente-t-il.
Quelle solution pour la réintégration des Roms? L’exemple de l’Italie
Dans un article publié sur Europuls.ro (intitulé « Combien coûte un Rom ? », Octavian CĂRARE analyse la stratégie de l’Italie pour traiter le délicat problème de l’intégration des Roms. Au début de l’année, 40 familles de Roms, installés dans un camp près de Milan, ont accepté une offre proposée par l’ONG AVSI en échange de laquelle, ils s’obligent à rentrer dans leur pays d’origine. Les familles de Roms qui ont accepté de quitter leur camp pour revenir en Roumanie bénéficieront de 15000 euros en vue de leur réintégration. Le journaliste ne voit pas dans cette solution une mesure destinée à aider leur intégration. « Le rapatriement volontaire entre sous l’incidence de l’immoralité car elle équivaut à transformer ces derniers en des biens gérables par l’argent (…) L’initiative parait louable mais l’inclusion des Roms dans la société ne se réduit pas à l’achat d’un billet de retour pour le pays d’origine et par un soutien financier sur 2 ans ». « A côté de ces aspects, il faut noter le fait que l’inclusion de la population rome représente un processus de longue durée, soumis à un effort commun européen qui doit impérativement débuter par la récupération de la dignité humaine et par le respect des droits de l’homme », conclut Octavian CĂRARE..
France-Roumanie
« Une Timişoréenne primée pour son activité humanitaire » : le 9 juin 2011, l'Ambassadeur de France en Roumanie, Henri PAUL, remettra le Prix des droits de l'homme de l'Ambassade de France en Roumanie à Madame Mariana PETERSEL, Présidente de l'Association « Generatie Tânara România ». (Debant.ro)
Cette revue de presse, qui ne prétend pas à l’exhaustivité, se limite à présenter des éléments publiés dans les médias roumains. Elle ne reflète en aucun cas la position de l’ambassade ou du gouvernement français.
