Jeudi 26 mai 2011

Affaire de Constanţa : « le plus grand scandale de corruption depuis 1989 »

« Les pots-de-vin des douanes nous ont appauvris de 50 milliards d’euros » titre EVENIMENTUL ZILEI. L’évasion fiscale du port de Constanţa a atteint en 2010 les deux milliards d’euros, selon les calculs du journal. A cette somme, il faut ajouter les 500 millions d’euros issus des pots-de-vin que « les trafiquants en uniforme » se partageaient. Le pot-de-vin pour l’entrée d’un container dans l’Union européenne via le port de Constanta se situait entre 1000 et 4000 euros selon la direction anticorruption. Les « affaires des douanes » ont coûté sur ces 20 dernières années 50 milliards d’euros, une somme qui aurait été largement suffisant pour construire plusieurs milliers de kilomètres d’autoroutes et de voies ferrées, des écoles, des hôpitaux, des stades, des logements…, écrit le journal qui qualifie cette affaire du « plus grand vol dans l’Histoire post-décembriste de la Roumanie ».

Quelles sont les retombées de l’affaire de corruption de Constanţa ?

« Est-ce la fin du deux et quart ? » s’interroge ROMÂNIA LIBERĂ (RL). La DGIPI (anciennement appelée « Deux et quart »), service secret du ministère de l’intérieur risque d’être supprimée pour ne pas avoir bloqué la nomination de Laurenţiu MIRONESCU, placé en arrestation préventive pour 29 jours (avec 28 autres personnes) dans l’affaire d’évasion fiscale et de contrebande du port de Constanţa. « Le deux et quart » aurait dû faire des vérifications et ensuite approuver ou refuser la nomination de Laurenţiu MIRONESCU au poste de secrétaire général du ministère de l’Intérieur. Traian IGAŞ (ministre de l’Intérieur) a déclaré au journal qu’il n’avait pas été averti. Comme premières mesures (« les premières décapitations » écrit RL) prises par ce dernier, George POPA, le chef du service d’information et de protection interne de Constanţa et Ion CONSTANTIN, le chef du bureau de protection ont été démis de leurs fonctions. 

Mircea BĂSESCU s’explique sur les liens de sa famille avec le principal accusé dans l’affaire de Constanţa

Le frère du Président de la Roumanie a déclaré à la presse que Traian BĂSESCU l’a appelé pour lui demander des explications sur l’association de sa fille avec Laurenţiu MIRONESCU, l’ancien secrétaire général du ministère de l’intérieur, dans la firme Interprest Trading SRL. « Elle est entrée dans la société en 2008 quand MIRONESCU était député. Elle est entrée avec 3% car elle connaissait l’anglais, le turc et qu’elle venait de terminer ses études d’économie (…) Un actionnaire avec 3% ne peut rien faire » a expliqué Mircea BĂSESCU avant d’ajouter que le père de Monsieur MARINESCU a été le comandant de son frère (Traian BĂSESCU) lorsque celui-ci a terminé ses études à l’Institut de la marine. « Traian avait un grand respect pour le Commandant Ţuchi MIRONESCU » (EVENIMENTUL ZILEI).

Les « Rois de l’asphalte » jurent de ne pas demander un sou de plus

Les trois firmes de construction de Dorinel UMBRĂRESCU, Costel CĂŞUNEANU et Dan BESCIU seraient d’accord pour terminer les travaux déjà commencés de l’autoroute Moara Vlăsiei-Ploieşti pour le mois de décembre, sans recevoir d’argent supplémentaire. En conséquence, leurs contrats ne sont plus résiliés, a déclaré le ministre des transports, Anca BOAGIU (ROMANIA LIBERA, Téléjournal –TVR 1).

Mircea GEOANĂ soutient la candidature de Christine LAGARDE à la présidence du FMI


« Etant donné la manière abrupte et dramatique avec laquelle Dominique STRAUSS-KAHN a quitté le FMI, je pense que nous ne pouvons pas considérer que ce mandat a été consommé dans sa totalité et je crois qu’il doit continuer d’appartenir à l’Europe. C’est aussi dans notre intérêt parce nous sommes un pays européen, un pays qui souhaite transmettre un signe bilatéral à la France après une période plus froide, plus délicate du point de vue des relations bilatérales. Notre soutien contribuerait, je pense, à instaurer un climat plus constructif dans notre relation avec Paris » a déclaré Mircea GEOANĂ (actuellement en France à l’occasion du sommet du G8) par téléphone à la chaîne ANTENA 3. La candidature du ministre français des finances, Christine LAGARDE, à la présidence du Fonds monétaire international est « exceptionnelle » et « la Roumanie doit la soutenir très énergiquement et immédiatement » a-t-il ajouté.

Collecte des déchets électroménagers et électroniques


La Roumanie ne remplit pas la norme européenne de collecte des déchets électroniques et électroménagers (4kg/an/habitant). Le ministre de l’environnement a déclaré hier que les campagnes nationales de collecte des déchets d’électroménagers organisées jusqu’à présent ont réussi à rassembler seulement 1,5 kg/an/habitant. Pour remédier à cette situation, ADEVĂRUL annonce que Bucarest dispose depuis hier d’un centre permanent de collecte des déchets électroménagers (route Odăii). D’autre part, une campagne de sensibilisation (« Eloignons les fantômes des vieux appareils électroménagers »), se déroule dans les six secteurs de la Capitale jusqu’au 25 juillet.

L’avenir d’« Academia Caţavencu » se décide aujourd’hui


La compagnie qui détient la revue satirique « Academia Caţavencu » est mise en vente aujourd’hui trois semaines après que le Tribunal de Bucarest ait annoncé sa faillite. Le prix de départ est de 140 000 euros. Pour le moment, le directeur éditorial et une journaliste de la revue ont racheté le cahier des charges de la transaction et ont payé une garantie de 45 000 euros (ADEVĂRUL). Malgré la décision de justice, la revue continue d’apparaitre chaque mercredi. Selon le Bureau roumain des tirages, entre octobre et décembre, Academia Caţavencu vendait environ 20 000 exemplaires par numéro. Dans le même intervalle, son concurrent Kamikaze enregistrait des ventes d’environ 6.700 par numéro (EVENIMENTUL ZILEI, RADIO GUERILLA)

France-Roumanie


« Gallimard, un siècle de publications » (TVR CULTURAL en direct du salon BOOKFEST)

« MASTROIANNI et SAGNIER tendent vers Catherine DENEUVE » (EVENIMENTUL ZILEI)

« Les cinéastes vétérans se sont imposés à Cannes » (OBSERVATOR CULTURAL)


« BRD récompense les clients qui amènent des personnes intéressées pour refinancer leurs crédits » (PUTEREA)


« Radio France Internationale fête ses 20 ans en Roumanie » (RFI)

Cette revue de presse, qui ne prétend pas à l’exhaustivité, se limite à présenter des éléments publiés dans les médias roumains. Elle ne reflète en aucun cas la position de l’ambassade ou du gouvernement français.