Mardi 31 mai 2011
Réunion intergouvernementale roumano-italienne à Bucarest
Le premier ministre italien, Silvio BERLUSCONI, effectue une visite de deux jours à Bucarest, accompagné de quatre de ses ministres (de l’intérieur, de l’extérieur, de l’économie et de la justice). Il a tout d’abord été reçu par son homologue roumain, Emil BOC. Ce dernier a déclaré à la presse que cette réunion intergouvernementale (la deuxième après celle de 2009, à Rome) était « une opportunité exceptionnelle pour consolider le partenariat politique, social et économique » entre les deux pays, rappelant que l’Italie était le second partenaire commercial de la Roumanie. Monsieur BERLUSCONI a manifesté son appui à la Roumanie concernant son adhésion à l’espace Schengen : « l’Italie a soutenu la Roumanie pour son adhésion à l’Union européenne. Aujourd’hui, nous soutenons l’intégration de la Roumanie dans l’espace Schengen. L’objectif étant que cette chose arrive dans le courant de l’année ». Le premier ministre italien a également mentionné les difficultés que son pays avait rencontrées, il y a quelques années, avec des Roumains d’Italie (aujourd’hui, environ 1 300 000 roumains travaillent en Italie) mais qui faisaient aujourd’hui partie du passé : « les travailleurs roumains sont très appréciés, ce sont des personnes de confiance, qui travaillent sérieusement ». Il a également souligné son admiration pour les mesures d’austérité mises en place par le gouvernement d’Emil BOC : « Nous avons une grande admiration pour le gouvernement roumain, pour son président, pour la manière dont il a réagi face à la crise, avec beaucoup de courage » (ADEVĂRUL, Téléjournal-TVR 1). Silvio BERLUSCONI rencontre aujourd’hui le Président Traian BĂSESCU.
La coalition a perdu la majorité au Sénat pendant deux heures
Les télévisions et quotidiens (REALITATEA TV, ROMÂNIA LIBERĂ…) se font largement l’écho de l’imbroglio politique dont le Sénat a été le théâtre. Hier, le sénateur Şerban RADULESCU a annoncé sa démission du groupe parlementaire du PDL. La coalition (PDL+UDMR+UNPR) perdait ainsi la majorité, comptant 68 sénateurs sur un total de 137. Sur papier, l’opposition détenait donc la majorité. Mais en pratique, elle ne l’avait pas car le sénateur PSD Cătălin VOICU est actuellement incarcéré pour trafic d’influence. L’opposition s’est empressée de proclamer sa reprise du pouvoir, Mircea GEOANĂ (président PSD du Sénat) qualifiant ce moment d’ « historique ». La balance pouvoir-opposition s’est cependant rééquilibrée, après seulement deux heures, grâce à l’inscription à l’UNPR (Union pour le Progrès de la Roumanie) de l’ex-social-démocrate, Ion TOMA (exclu du PSD début avril).
L’UDMR presse la coalition
« Alors que les sondages d’opinion des derniers mois continuent de situer l’UDMR sous le seuil électoral des 5%, les dirigeants de l’Union magyare sont entrés en campagne électorale », écrit ROMÂNIA LIBERĂ. Ils demandent aux démocrates-libéraux que le statut des minorités nationales soit adopté rapidement, avant les vacances parlementaires, soit par un vote à la chambre des députés, soit par l’engagement de responsabilité du gouvernement BOC. Parallèlement à ce projet de loi, l’UDMR, par l’intermédiaire de Iuliu WINKLER (député européen), lance un autre sujet en débat : l’utilisation de la langue maternelle dans les administrations et les institutions de justice, dans les localités où les minorités ne dépassent pas 20 % de la population.
« Monica MACOVEI, une candidate de succès pour la mairie de la capitale » (Elena UDREA)
C’est le titre choisi par ROMÂNIA LIBERĂ pour illustrer l’entretien que lui a accordé la ministre du tourisme. Elena UDREA pense que Monica MACOVEI (vice-présidente du PDL et député européen) a « un bon profil » pour prendre la direction de la mairie générale de Bucarest et qu’elle pourrait « faire une candidate de succès », même si cette dernière n’a pour l’instant pas fait de déclaration à ce sujet. Elena UDREA a réaffirmé le fait que pour l’instant le changement de premier ministre n’était pas à l’ordre du jour, considérant que les élections internes du PDL (qui ont réélu Emil BOC à la tête du parti) ont permis de recrédibiliser le premier ministre.
Ministère de l’intérieur : des licenciements ou une baisse des salaires
Les employés du ministère de l’intérieur « recevront au mois de décembre des salaires diminués de 30% si le programme de licenciements des policiers ne se poursuit pas » a déclaré hier, le ministre du travail, Traian IGAŞ. Selon ADEVĂRUL, le budget de ce ministère pour cette année est de 1,7 milliards d’euros et 18 000 licenciements en deux étapes sont prévus.
Les maires élus en un seul tour ?
Hier, les députés ont adopté le projet de loi sur l’élection des maires en un seul tour. Les députés PDL soutiennent que les maires doivent être élus selon le même système que les présidents de conseils départementaux, tandis que le PSD et le PNL soutiennent le contraire. Le vote final est attendu pour aujourd’hui (ADEVĂRUL)
Traian BĂSESCU a perdu son procès contre Mugurel SURUPĂCEANU
Le Président Traian BĂSESCU a perdu le procès qu’il avait intenté à Mugurel SURUPĂCEANU, député PSD, qui avait accusé la présidence de favoriser la consommation des drogues douces (les ethnobotaniques) (ROMÂNIA LIBERĂ, ANTENA 3).
Les Prix de la télévision ont été décernés
La remise des prix de la 21ème édition du Gala APTR (association des professionnels de la télévision roumaine) s’est déroulée hier soir, sur la scène du Théâtre national de Bucarest. Luca NICULESCU a obtenu le prix du meilleur magazine télévisé pour « Sans frontières » (TVR1). Le prix spécial du jury a été obtenu par Mihai GÂDEA pour son émission-débat « La synthèse du jour » (Antena 3) et le prix « Jean-Louis Calderon » a été décerné aux journalistes Oana STANCU et Adrian URSU pour « L’heure brûlante » sur REALITATEA TV (émission retirée depuis deux mois de la grille des programmes).
France-Roumanie
« Potiche » : « une adorable production française, l’attraction cinématographique de ce début d’été capricieux » (revue THE ONE)
Cette revue de presse, qui ne prétend pas à l’exhaustivité, se limite à présenter des éléments publiés dans les médias roumains. Elle ne reflète en aucun cas la position de l’ambassade ou du gouvernement français.
