Mercredi 4 mai 2011
« Develesu, la commune qui défendra l’Europe »
C’est le titre choisi par ROMÂNIA LIBERĂ qui, comme la majorité des journaux (ADEVĂRUL, EVENIMENTUL ZILEI, ZIARUL FINANCIAR…) revient sur l’annonce faite hier par le Président Traian BĂSESCU. « Nous avons opté, comme lieu de déploiement du système antimissile, pour l'ancienne base aérienne de Deveselu, dans le département d'Olt », a-t-il déclaré, à l’issue de son entretien avec la sous-secrétaire d'Etat américaine pour les affaires de sécurité internationale, Ellen TAUSCHER. Situé au milieu des champs, à une centaine de kilomètres de la Bulgarie, le site accueillera 24 missiles intercepteurs SM-3 de nouvelle génération d’ici 2015. Environ 200 militaires américains y seront stationnés, mais ce chiffre pourrait atteindre les 500. HOTNEWS rappelle que la base aérienne choisie pour ce bouclier vu avec méfiance par les Russes, a été construite en 1952 avec l'aide de l'Union soviétique et a reçu les premiers avions MIG stationnés en Roumanie. La Russie a demandé des garanties juridiques aux Etats-Unis concernant cet accord afin de s’assurer que ce système antimissile ne soit pas dirigé contre les forces stratégiques nucléaires russes (MEDIAFAX).
Réactions suite à l’annonce de l’emplacement du bouclier américain à Deveselu
L’ensemble des commentaires politiques comme journalistiques sont plutôt positifs. «Les risques sont bien plus petits que les avantages » a déclaré sur RFI, Bogdan AURESCU, le secrétaire d’Etat au ministère des Affaires étrangères. L’homme politique est convaincu que « lorsqu’un pays se dote d’un instrument supplémentaire très sophistiqué pour défendre le territoire national, donc la sécurité nationale, il est évident que la sécurité nationale est renforcée ». Selon Teodor BACONSCHI, le ministre des Affaires étrangères, invité hier soir au journal de TVR 1, « la Russie n’a pas émis d’objections, la Roumanie a consulté ses voisins (...) Il existe un dialogue OTAN-Russie, un dialogue Etats-Unis-Russie (...) Il s’agit davantage d’exercices de rhétorique que d’inquiétudes réelles ». « La conséquence non militaire la plus importante pourrait être l’ouverture du flux des investissements américains en Roumanie », estime l’éditorialiste de ROMÂNIA LIBERĂ. « La Roumanie devient ainsi un bouclier de l’Ouest et l’un des alliés-clefs des Etats-Unis dans le monde » commente à son tour ZIARUL FINANCIAR. AZI quant à lui titre « Joie à Deveselu », le maire de la ville déclarant pour le journal : « Une base militaire de l’OTAN signifie une mine d’or pour une commune, pour l’infrastructure et pour l’emploi ».
Adoption internationale : vers une procédure plus rapide?
CRONICA ROMÂNĂ et ROMÂNIA LIBERĂ annoncent que deux commissions du Sénat ont voté en faveur d’un nouveau projet de loi qui permettrait à un enfant d’être adopté par un couple de l’étranger, à condition que l’un des deux époux soit de nationalité roumaine, en deux ans maximum.
Crin ANTONESCU fait le ménage au PNL
Hier, Crin ANTONESCU a annoncé une série de changements au sein de son parti que ROMÂNIA LIBERĂ résume sous le titre « Les épurations de printemps de Crin » et PUTEREA rajoute « Crin ANTONESCU éjecte du PNL les hommes de CHILIMAN » (maire PNL du secteur 1 de Bucarest - ndr). Le changement le plus important concerne l’ancien ministre des Finances, Varujan VOSGANIAN qui s’est vu écarté de la direction des départements de spécialité du PNL au profit de Radu STROE qui occupait la fonction de secrétaire général. Cette dernière revient donc à Eduard HELVIG, ancien membre du Parti conservateur. Oana COSTESCU et Oana SIMA, responsables du département de communication, proches d’Andrei CHILIMAN, ont elles aussi été exclues du parti et remplacées par Dan MIHALACHE, conseiller personnel de Crin ANTONESCU. Monsieur MIHALACHE occupera également la fonction de porte-parole du PNL.
Monica Iacob RIDZI déférée en justice pour des faits de corruption
L’ancienne ministre des Sports et de la Jeunesse (décembre 2008-juillet 2009), Monica Iacob RIDZI (députée PDL) a été déférée en justice par les procureurs de la Direction anticorruption (DNA). Elle est accusée d'avoir attribué « de manière illégale » des contrats à des tarifs surévalués à des entreprises privées pour l'organisation de la journée nationale de la jeunesse, causant un préjudice de 650.000 euros au budget de son ministère. Elle aurait également utilisé les ressources de cette institution pour promouvoir son image de femme politique. Onze employés du ministère et deux représentants de deux sociétés de publicité sont également envoyés devant la Haute cour de cassation et de justice dans cette affaire (ROMÂNIA LIBERĂ). Raluca TURCAN, députée PDL, a déclaré que la traduction en justice de Mme RIDZI est « une réussite » et la preuve que « l’Etat n’est plus un bouclier vis-à-vis de la Justice » (ZIARE.COM).
France Telecom pourrait vendre Orange Roumanie
ZIARUL FINANCIAR, ADEVĂRUL, ROMÂNIA LIBERĂ annoncent que France Telecom pourraient vendre certaines opérations de certains pays, comme l’Autriche, la Belgique ou la Roumanie, étant donné que la croissance sur le continent a diminué, tandis que l’industrie de télécommunication d’Afrique et du Moyen Orient connaît une expansion continue.
France-Roumanie
« Magie sur scène » : « le spectacle Raoul a été une leçon de magie, mais peut-être beaucoup plus, une d’écologie » (ADEVĂRUL)
« Un vrai spectacle » ; « Un super héros sur scène : James THIERRE et son Raoul à Bucarest » (Art Act Magazine)
« Exercices d’admiration » d’Emil CIORAN aux éditions Humanitas (PUTEREA)
« Le très attendu long métrage « Mammouth » sera lancé à Bucarest le 6 mai » (ADEVĂRUL)
« Microfictions » de Régis JAUFFRET, traduit et publié aux éditions Vellant : « un tableau ironique et sans concession sur la société contemporaine » (THE ONE)
« Le cœur cousu » de Carole MARTINEZ, traduit et publié aux éditions Nemira : « un livre qui valse gracieusement entre le roman et le conte » (THE ONE)
Cette revue de presse, qui ne prétend pas à l’exhaustivité, se limite à présenter des éléments publiés dans les médias roumains. Elle ne reflète en aucun cas la position de l’ambassade ou du gouvernement français.
