Lundi 7 mars 2011
REVUE DES MÉDIAS ROUMAINS DU LUNDI 7 MARS 2011
Le Conseil National de Coordination du PDL a voté son nouveau statut
Samedi, le nouveau statut du PDL a été voté par la majorité des personnes présentes au Conseil National de Coordination (CNC), enregistrant 3 votes contre (Monica MACOVEI, Sever VOINESCU, Cristian PREDA) et sept abstentions. Le Collège Directeur du PDL avait voté, vendredi soir, à l’unanimité, contre la proposition de modification du statut qui suspendait automatiquement du parti les membres du PDL déférés en justice. Selon HOTNEWS, Emil BOC serait le seul à avoir soutenu les critères d’intégrité. Parmi ces derniers, la seule mesure conservée et approuvée par les démocrates-libéraux est l’accord du droit à l’auto-suspension du parti pour les membres du PDL.
Selon AGERPRES, le CNC du PDL s’est mis d’accord, à l’unanimité, sur la date de la Convention nationale (14-15 mai). En parallèle, les membres du CNC ont décidé d’accorder individuellement, à la sollicitation de ceux qui veulent postuler à la fonction de président du PDL, une dérogation concernant la condition d’ancienneté (5 ans) prévue par le statut.
Les démocrates-libéraux ont également décidé que l’élection de l’équipe de direction du parti se ferait par vote uninominal et non par motion en même temps que l’élection du Président.
« Le message du PDL : nous gardons les personnes corrompues car ce sont elles qui apportent les votes » (Cristian PREDA)
Cette réplique signée par Cristian PREDA fait la Une d’EVENIMENTUL ZILEI (EVZ). Après une réunion au cours de laquelle « les réformistes » (Monica MACOVEI, Sever VOINESCU, Cristian PREDA) ont été « mis au coin par la vieille garde » du PDL qui a imposé un statut sans critères d’intégrité, Cristian PREDA, l’un des réformistes, déclare dans EVZ que par ce statut, les membres du PDL ont transmis un message négatif sur le manque de confiance dans la justice qui serait « manipulée par les adversaires, elle est politisée »” est le principal argument qui a été utilisé pour bloquer l’introduction des mesures allant à l’encontre des personnes corrompues. Or, continue Cristian PREDA, celai, « vu de l’extérieur, par nos partenaires européens, représente un message très négatif, signifiant que le principal parti du gouvernement dit que la justice de son pays ne fonctionne pas ». Monica MACOVEI a déclaré qu’elle essaiera de nouveau d’introduire les critères d’intégrité aux élections de mai : « Lorsque vous vous lancez dans ce genre de bataille, il ne faut pas avoir un sentiment d’humiliation. Il faut continuer à lutter. Je le sais après toutes les batailles que j’ai pu mener quand j’étais au gouvernement et que TĂRICEANU et d’autres me criaient dessus » (HOTNEWS, ROMÂNIA LIBERĂ)
Mugur ISĂRESCU élevé au grade d'officier dans l'Ordre national de la Légion d'honneur
La remise de la Légion d’honneur au gouverneur de la Banque Nationale de la Roumanie (BNR) a occasionné une large couverture médiatique (REALITATEA TV, ANTENA 3, TVR 1, GÂNDUL, MEDIAFAX, PUTEREA, EVENIMENTUL ZILEI, JURNALUL NAŢIONAL, NINE O’CLOCK, AZI, HOTNEWS…). L’ambassadeur de France, Henri PAUL, a déclaré que cette distinction était accordée « au nom du Président de la République française », pour le rôle que joue Mugur ISĂRESCU « dans l’ancrage de la Roumanie dans l’Union européenne », pour sa place aujourd’hui « dans la gouvernance économique européenne », et pour l’ensemble de ses « mérites personnels ». Mugur ISĂRESCU, rappelant sa carrière, a déclaré que la Roumanie qui n’avait pas connu la crise financière, n’était pas encore sortie de la crise économique, opinion qu’il partageait avec l’Ambassadeur. Concluant sur sa passion pour la politique monétaire et pour la viticulture, il a considéré «qu’ un bon vin est aussi dur à faire qu’une bonne politique monétaire » devant un parterre de personnalités : hommes politiques (Teodor MELEŞCANU, Daniel DĂIANU, Radu VASILE), parents, collègues (Lucian CROITORU, Adrian VASILESCU, Florin GEORGESCU), diplomates, personnalités culturelles (Radu BELIGAN, Horia-Roman PATAPIEVICI), tous venus à la Résidence de France pour le gouverneur.
Lancement d’une campagne contre la discrimination ethnique et raciale
Neuf clubs sur dix, dans quatre villes de Roumanie (Bucarest, Cluj, Dorohoi et Craiova), ont interdit l’accès à un groupe de Roms dans la nuit de samedi à dimanche. Ceci est le résultat d’un test organisé par Romani Criss pour tester la manière selon laquelle les droits de l’homme sont respectés. A Bucarest, quatre clubs ont été testés. Dans trois d’entre eux, les Roms n’ont pas été autorisés à entrer. L’action de samedi a donné le signal de départ d’une campagne européenne contre la discrimination ethnique et raciale. La méthode choisie (le test) est un instrument utilisé par le « Mouvement pour les droits civils » des Etats-Unis, afin de combattre la ségrégation raciale et les autres types de discrimination (ROMÂNIA LIBERĂ)
Un forum économique réunissant des ministres et des chefs d'entreprise des pays du Golfe
Selon Vasile SOFINETI, l’ambassadeur responsable des relations économiques arabo-roumaines, la Roumanie a l’intention de devenir « le pilier » des investissements des pays du golfe Persique en Europe Centrale et de l’Est. C’est dans ce sens que la Roumanie organise lundi et mardi un Forum sur les opportunités d’investissements en énergie, agriculture, constructions, tourisme et dans le secteur bancaire (ROMÂNIA LIBERĂ, GÂNDUL).
France-Roumanie
Cristi PUIU explique ce qui l’a incité à choisir « l’histoire de l’homme qui tue » pour « Aurora » son dernier film, en avant-première jeudi 10 mars au Cinéma Pro (ADEVĂRUL)
Cette revue de presse, qui ne prétend pas à l’exhaustivité, se limite à présenter des éléments publiés dans les médias roumains. Elle ne reflète en aucun cas la position de l’ambassade ou du gouvernement français.
