Mardi 15 mars 2011
Intervention de Train BASESCU à la télévision
Le Président de la Roumanie a déclaré hier soir dans une édition spéciale sur TVR1 qu’il soutenait Emil BOC à la présidence du PDL, « parce qu’il est honnête, qu’il n’est pas atteint par les scandales de corruption et parce qu’il a gagné toutes les élections dans lesquelles il a été impliqué », en revanche, il s’est déclaré déçu par BLAGA car ce dernier s’est lancé (dans la course à la présidence du PDL – ndr) « avant le signal de départ ». Traian BĂSESCU a affirmé que la désignation d’un premier ministre indépendant (technocrate) pour relancer le gouvernement était une « solution en cours d’analyse », ajoutant cependant que ce sujet n’avait pas été discuté, à la réunion de dimanche soir avec les dirigeants du parti.
Le chef de l’Etat a également parlé des propositions de modification de la Constitution. Il soutient la réduction de la durée du mandat présidentiel (4 ans au lieu des 5 ans actuels).
Concernant le scandale des douanes, Traian BĂSESCU considère que les hommes politiques ne sont pas impliqués dans ces affaires et que le système mafieux est le fait des syndicats. Sur Sorin BLEJNAR (chef du FISC roumain), il a déclaré qu’il ne peut pas se prononcer car il ne le connaît pas bien, et au sujet de Vasile BLAGA, il soutient que, pour le moment, ’il n’est pas « coupable » et que ce dernier est victime d’une campagne d’ « intoxication » (HOTNEWS, AGERPRES).
Interrogations sur la sécurité nucléaire en Roumanie
Les effets du désastre qui frappe le Japon ont aussi leurs répercussions en Roumanie. Aujourd’hui, EVENIMENTUL ZILEI (EVZ) et GÂNDUL publient deux articles sur la résistance de la centrale nucléaire de Cernavodă (ville portuaire donnant sur le Danube). « L’Union européenne nous demande de consolider la résistance des réacteurs en cas de tremblements de terre » ; « Comment se comportera la centrale nucléaire de Cernavodă après un tremblement de terre semblable à celui du Japon ?» titrent respectivement les deux quotidiens. Selon GÂNDUL, le commissaire européen chargé de l’énergie a invité les Etats membres de l’UE à participer mardi à une réunion d’urgence sur le thème de la sécurité des centrales nucléaires. Le journal anticipe les réponses que pourraient donner la Roumanie lors de cette réunion par l’intermédiaire du président de la Commission roumaine des activités nucléaires (CNCAN), Vajda BORBALA : « la centrale nucléaire de Cernavodă est prévue pour résister à des tremblements de terre d’une magnitude de 8 sur l’échelle de Richter, or cette région n’a jamais enregistré une secousse d’une telle ampleur. », d’autre part « le risque que la centrale soit inondée par le Danube est exclu ».
Tudor ŞERBAN, conseiller auprès du ministre de l’économie, a déclaré pour EVZ que « suite à la catastrophe du Japon, le ministère de l’économie et Nuclaelectrica (l’opérateur des deux réacteurs de Cernavodă) allaient mettre au point un programme de vérification du fonctionnement de la centrale, avec des simulations d’avarie en cas de tremblement de terre ».
10 000 personnes en Roumanie formées pour aider les victimes en cas de séisme majeur
« Peu de personnes savent que la Roumanie dispose d’environ 10 000 volontaires qui se préparent depuis plusieurs années à des scénarios catastrophes. Leur mission en cas de tremblement de terre: trouver les victimes et leur accorder des soins de premier secours jusqu’à l’arrivée des professionnels. » écrit ROMÂNIA LIBERĂ qui s’intéresse aujourd’hui à l’Association des secouristes volontaires en cas de situations d’urgence. L’organisation regroupe environ 10 000 volontaires, de tout âge, de toute catégorie professionnelle, habitant dans tout le pays, « mais qui, au moindre signal, pourraient se rassembler pour aider les victimes d’un séisme qui affecterait gravement Bucarest ou toute autre ville de Roumanie ». L’association, fondée il y 10 ans, est dirigée par Vasile GROSOŞIU, ingénieur chimiste de métier. « Nous n’avons jamais reçu la moindre aide de la part du gouvernement. Nous nous auto-finançons », explique le président de l’association. « Les volontaires qui viendraient à Bucarest pour donner un coup de main aux victimes en cas de désastre climatique se déplaceraient avec leurs propres voitures », commente le journal. Les membres de l’association sont entrainés physiquement pour ce genre de situation et un segment important du volontariat est représenté par des personnes, de Craiova, spécialisées dans le dressage de chiens secouristes.
Stratégie du gouvernement en faveur des Roms
MEDIAFAX et NINE O’CLOCK annoncent que le gouvernement va initier, pour la période 2011-2020, un plan de soutien aux Roms qui s’engagent dans la création d’une affaire et/ou qui souhaitent obtenir un certificat de Personne physique autorisée (PFA). « Les objectifs de la stratégie sont de faciliter le recrutement de 40 000 personnes d’ethnie rome, d’augmenter le niveau de qualification des personnes d’ethnie rome, de soutenir les Roms qui s’engagent dans la création d’une affaire et/ou qui souhaitent obtenir le certificat de Personne physique autorisée » précise le document officiel transmis à la presse.
Un maire profite d’une faille législative pour regagner sa fonction perdue en 2009
Pour la première fois depuis 1989, un maire condamné à la prison pour faits de corruption a été remis en fonction après avoir effectué un an et trois mois de sa peine. Il s’agit de Petre TOADERE, maire PSD d’une commune proche de Cluj, condamné à 3 ans de prison puis relâché après avoir fait appel. « Hallucinante » qualifie ROMÂNIA LIBERĂ la situation dans laquelle le maire PSD a regagné son poste parce qu’il ne faisait plus l’objet d’une poursuite pénale et que la cause légale de la suspension a disparu une fois l’enquête terminée. « D’un point de vue légal, j’ai émis un ordre de suspension, sur le motif que le maire faisait l’objet d’une poursuite pénale. Or, la loi dit que lorsque le motif pour lequel il a été suspendu cesse, la suspension cesse elle aussi de plein droit. Je n’ai donc pas émis d’ordre supplémentaire par lequel la suspension cesserait, mais le maire s’est rendu tout simplement à la mairie » et a repris sa fonction, a expliqué le préfet de Cluj.
France-Roumanie
Henri PAUL, Ambassadeur de France en Roumanie, remettra à la Résidence de France les insignes de chevalier des palmes académiques à MM. Flavius BĂIAŞ, Dan Claudiu DANIŞOR et Paul Dinu VASILESCU, doyens des facultés de droit des Universités de Bucarest, Craiova et Cluj (AGERPRES)
Cette revue de presse, qui ne prétend pas à l’exhaustivité, se limite à présenter des éléments publiés dans les médias roumains. Elle ne reflète en aucun cas la position de l’ambassade ou du gouvernement français.
