Mardi 1er mars 2011

Le nouveau Code du travail a été transmis au parlement

Le nouveau Code du travail a été envoyé au Parlement. Le Premier ministre a annoncé qu’il engagera sa responsabilité sur ce texte controversé le 8 mars prochain. L’opposition a annoncé qu’elle pourrait déposer une  motion de censure contre le gouvernement BOC. ROMÂNIA LIBERĂ précise que d’ici le 18 mars, 8 manifestations syndicales sont annoncées dans tout le pays, en soutien aux actions de l’opposition. GÂNDUL rappelle les principales modifications du Code du travail (par rapport au texte de 2003): la disparition des conventions collectives de travail, le durcissement des peines contre le travail au noir, le fait que l’employeur puisse prolonger la période maximale des contrats à durée déterminée (de 24 à 36 mois) sans dépasser cependant le cumul de trois contrats de travail successifs, la prime de nuit accordée après trois heures de prestation, la levée des sanctions disciplinaires 12 mois maximum après leur application. Le Premier ministre a expliqué pour GÂNDUL que le nouveau Code du travail était très simple : « si vous faites votre travail et si vous êtes performant, la loi vous protège. Si vous vous occupez d’autre chose, cela n’est pas en votre faveur. » a-t-il déclaré, faisant allusion à la lutte contre le travail au noir.

Cristian PREDA, Monica MACOVEI et Sever VOINESCU : un premier pas vers la présidence du PDL

A la surprise de nombreux journalistes, les principaux dirigeants du PDL ont accepté « l’impossible » (ROMÂNIA LIBERĂ) : les critères d’intégrité proposés par Monica MACOVEI ont été approuvés. Par ailleurs, les membres qui ont moins de cinq ans d’ancienneté au PDL peuvent être candidats à la présidence du parti. « Qu’est-ce qui a pu déterminer les démocrates-libéraux à dire « oui » aux sollicitations du trio Cristian PREDA-Monica MACOVEI-Sever VOINESCU ? Peut-être la volonté de démontrer qu’au PDL la démocratie n’a pas complètement disparu et que les jeux ne sont pas faits d’avance par les « poids lourds » du parti. » commente l’éditorialiste de ROMÂNIA LIBERĂ (RL). Le journal complète ses propos par deux autres propositions de la « triplette Macovei-Preda-Voinescu » (titre d’EVENIMENTUL ZILEI) qui pourraient être validées par le Conseil National de Coordination de samedi prochain : la suspension automatique des membres du parti impliqués dans des affaires de justice et le changement des modalités électorales, à savoir l’élimination des motions remplacées par le vote uninominal. Selon RL, Cristian PREDA est le réformiste qui pourrait tenter d’obtenir la présidence du PDL, tandis que d’autres voient en Monica MACOVEI une potentielle vice-présidente.

Hausse du nombre d’enfants abusés ou maltraités

A l’occasion de l’extension du fonctionnement du numéro vert (116 111) destiné à venir en aide aux enfants victimes d’abus, GÂNDUL explique que les principaux problèmes pour lesquels les enfants font appel au 116 111 en 2010 sont : les problèmes psychologiques (55.58%), les abus (24.65 %), les problèmes éducationnels (5.93%). Les cas d’abus sur les enfants ont enregistré, en 2010, une hausse de 64.49 % face à 2009, soit 1362 cas. La forme d’abus la plus souvent rencontrée est la négligence, suivie de la maltraitance physique. En 2009, 6000 enfants ont appelé le 116 111, en 2010, ce nombre est passé à 14 000, raison pour laquelle, à compter d’aujourd’hui, les enfants tristes, abusés, négligés, agressés peuvent appeler gratuitement au « Numéro de l’enfant » (116 111) de 8h00 du matin à minuit. Pour ce faire, l’association « Le numéro de l’enfant » a augmenté son nombre de spécialistes, 7 nouveaux assistants sociaux et psychologues ayant été engagés.

Ouverture du premier tribunal des Roms

L’autoproclamé roi des Roms, Florin CIOABĂ et son fils Dorin ont inauguré, hier, à Sibiu, le premier tribunal des Roms de Roumanie. L’ensemble des médias roumains couvree cette première qui n’est pas sans rappeler la très médiatisée affaire Bercea Mondialu’ (voir revues de presse des 21 et 22 février derniers). Placé sous la devise « Nous ne vous jugeons pas, nous vous réconcilions », le tribunal se penchera sur des affaires telles que des « séparations ou des conflits financiers », a expliqué Florin CIOABĂ (ADEVĂRUL). « Il ne s'agit pas d'une instance parallèle aux institutions de l'Etat », a souligné M. CIOABĂ, selon qui les cas soumis à ce tribunal seront jugés en vertu des « lois non écrites et des coutumes » de la minorité Rom. Les conflits entre Roms sont souvent réglés par une « cour » (« stabor », en langue romani), formée des « sages » des différentes communautés locales. Les personnes reconnues coupables sont généralement condamnées à verser une somme d'argent à la partie lésée. Désormais, « tous les Roms en quête de justice pourront s'adresser au tribunal », a déclaré M. CIOABĂ, ajoutant que « pour la première fois, les stabors n’auront plus lieu dans la rue ou au domicile d'un membre de cette minorité ». Son fils, Dorin, sera le « président » du tribunal. Il sera aidé de 6 Juristes (AGERPRES).

La phénylcétonurie : une maladie illustrant les carences du système national de santé

Cette semaine, l’enquête de ROMÂNIA LIBERĂ est consacrée à la phénylcétonurie, une maladie génétique grave et rare en relation avec un trouble du métabolisme de la phénylalanine. Elle affecte un nouveau-né sur 16 000 et est responsable d'un retard mental progressif en l'absence de traitement approprié. En France et dans de nombreux pays, on procède à la naissance à un dépistage systématique de la phénylcétonurie. Le test de dépistage coûte environ 1 euro. Mais en Roumanie, « à cause de la situation économique désastreuse du pays, le ministère de la Santé ferme les yeux et n’est pas intéressé par la réalisation d’un recensement de ces maladies, car cela signifierait, que pour chaque cas dépisté, la Caisse nationale d’assurance santé devrait débourser 500 euros par mois, durant toute la vie du malade, soit 5..5 millions d’euros par an, pour toutes les personnes atteintes de cette maladie (…) Comme les personnes atteintes d’un handicap mental ne font pas partie de la catégorie des individus susceptibles d’apporter un bénéfice à la société, celles-ci semblent être les dernières des priorités du ministère de la Santé ».

France-Roumanie

« Les films récompensés au Festival de Clermont-Ferrand, présentés au Festival International Next » (AGERPRES)

« Le mois de la Francophonie à Bucarest » (HOTNEWS)

Cette revue de presse, qui ne prétend pas à l’exhaustivité, se limite à présenter des éléments publiés dans les médias roumains. Elle ne reflète en aucun cas la position de l’ambassade ou du gouvernement français.