Mercredi 16 mars 2011


Les parlementaires discutent et votent aujourd’hui la motion de censure contre le nouveau code de travail…


Intitulée « Le code BOC – petits salaires, grand chômage, sociétés en faillite », la motion de censure déposée par l’Opposition est discutée et votée aujourd’hui au parlement. Selon GÂNDUL, les espoirs que la motion soit adoptée sont faibles, d’autant plus que les parlementaires issus des partis au Pouvoir, comme ils l’ont annoncé, seront présents dans la salle, mais n’auront pas le droit de voter. Gyorgy FRUNDA (Union magyare) a déclaré pour GÂNDUL que cette fois-ci, « à travers le prisme de sa formation juridique et politique », il était contre la motion, considérant que « les modifications du nouveau code du travail sont absolument nécessaires ».

… pendant ce temps les syndicalistes protestent à Bucarest


Selon la presse, les organisateurs du rassemblement prévu aujourd’hui à Bucarest attendent pas moins de 50 000 syndicalistes mécontents des modifications apportées au nouveau code du travail. Ces derniers disent que, si la motion de censure contre le gouvernement ne passe pas, ils continueront leurs démarches pour organiser une grève générale (EVENIMENTUL ZILEI). Le mouvement syndical bloquera la circulation dans la Capitale jusqu’à 23h00.
Selon un sondage réalisé par ROMÂNIA LIBERĂ, environ 90 % des travailleurs rejettent le nouveau code du travail car il favoriserait les employeurs. 

Lorsque le budget fait partie des calculs politiques et électoraux du PDL

Après ROMÂNIA LIBERĂ, hier, le mécanisme des « stimulants » est aujourd’hui abordé par ADEVĂRUL. Environ 90 millions d’euros ont été alloués par une décision gouvernementale le 2 mars, et publiée dans le Journal officiel ce lundi, pour des projets de développement d’infrastructure et la réalisation de salles de sport en milieu rural et, selon le modèle déjà établi, les plus grandes sommes reviennent aux régions et aux mairies « gardées » par les représentants des partis au pouvoir. ROMÂNIA LIBERĂ remarquait que ces subventions sont survenues juste la veille du jour où la motion de censure doit être débattue. Le journal va plus loin et ajoute qu’« une autre perspective apparait dans le contexte de la guerre qui se joue par rapport aux prochaines élections internes du PDL (élections du Président du parti). Concrètement, dans sa posture de premier ministre, Emil BOC a la possibilité, face à son concurrent (Vasile BLAGA) de convaincre les indécis par l’intermédiaire de ces allocations budgétaires. » Par exemple, Mircea TOADER, président de la filière PDL de Galaţi, qui n’a pas encore décidé pour qui il voterait lors de la Convention du 14 mai, a reçu 10,91 millions de lei.

Rapport GRECO sur les faits de corruption et la transparence du financement des partis politiques en Roumanie


Les experts du Groupe d'Etats contre la corruption (Greco), du Conseil européen estiment dans leur rapport d’évaluation sur la Roumanie que la législation roumaine anticorruption est « trop permissive », car elle permet aux personnes qui sont corrompues d'échapper aux poursuites si elles dénoncent à la justice les faits auxquels elles ont pris part. De plus, la Roumanie devrait, selon les experts, abroger les dispositions légales qui permettent au corrupteur qui reconnaît les faits de récupérer le pot-de-vin. Ils ajoutent que les acteurs anti-corruption « devraient désormais lutter pour le maintien de leurs moyens et de leur capacité qui leur permettent d’instrumenter les cas où des membres de l’élite politique et économique sont impliqués ». Ils soulignent aussi que l’élimination de l’immunité accordée aux anciens membres du gouvernement par les autorités roumaines est « d’une importance maximale ». Concernant la transparence du financement des partis politiques, les experts considèrent que le système est bien structuré mais parfois trop ambitieux (ROMÂNIA LIBERA, EVENIMENTUL ZILEI, AGERPRES)

Amendes pour 600 fonctionnaires qui n’ont pas déposé leurs déclarations de revenus

Environ 600 employés de l’Etat qui n’ont pas déposé à temps leurs déclarations de revenus ont été sanctionnés par les inspecteurs de l’Agence nationale pour l’intégrité (ANI). Parmi eux, ROMÂNIA LIBERA cite les Directeurs du Secrétaire général du gouvernement, des Directions de la Santé publique ou encore des fonctionnaires publics des ministères, conseils départementaux et régionaux.

Soutien du Luxembourg pour Schengen

ROMÂNIA LIBERĂ se fait l’écho de la visite à Bucarest du ministre luxembourgeois des affaires étrangères, Jean ASSELBORN. Selon ce dernier, le Luxembourg fait tout son possible pour que la Roumanie et la Bulgarie deviennent dans les prochains mois membres de l’espace Schengen. A l’occasion de sa présence en Roumanie, Jean ASSELBORN a rencontré les anciens premiers ministres, Adrian NĂSTASE, Calin POPESCU TĂRICEANU (dans un entretien commun) et son homologue roumain, Teodor BACONSCHI (PUTEREA).

France-Roumanie


Le 22 mars : journée de la Francophonie (Journal national)

Vernissage de l’exposition « Des cases et des hommes » (17 mars) organisée par la délégation Wallonie-Bruxelles et symposium « Regards croisés sur la littérature francophone » (22 mars) (GÂNDUL)

« Voyage autour de ma chambre » de Xavier DE MAISTRE, traduit et publié aux éditions ALL (ADEVĂRUL)

« Microfictions » de Régis Jauffret, traduit et publié aux éditions Vellant (ADEVĂRUL)

« Cristi PUIU décoré par la France » (ADEVĂRUL)

Dialogue avec Matei VIŞNIEC au Théâtre magyar d’Etat de Cluj (ADEVĂRUL)

Les doyens des facultés de Droit de Bucarest, Craiova et Cluj décorés par l’Ambassadeur de France (AGERPRES)

Cette revue de presse, qui ne prétend pas à l’exhaustivité, se limite à présenter des éléments publiés dans les médias roumains. Elle ne reflète en aucun cas la position de l’ambassade ou du gouvernement français.