Mercredi 23 mars 2011


La Roumanie s’implique militairement dans la guerre en Libye

Le Président Traian BĂSESCU a déclaré mardi, à l’issue de la réunion du Conseil Suprême de Défense nationale (CSAT) qu’à la demande de l’OTAN, la Roumanie allait participer, avec sa frégate « Le Roi Ferdinand et un équipage de 207 militaires », aux opérations militaires en Libye. La frégate effectuera des opérations de blocage (embargo) de tous les navires suspectés de transporter des armements vers la Libye. Le navire sera prêt dans 30 jours, a précisé le Président. « Il faut que nous trouvions des ressources pour la mise en application de la décision du CSAT et pour respecter l’engagement de la Roumanie vis-à-vis de l’OTAN. Afin que le navire puisse opérer pendant trois mois en mer méditerranée, 4,5 millions d’euros sont nécessaires », a ajouté Traian BĂSESCU (AGERPRES, MEDIAFAX, HOTNEWS). Cette annonce survient après que l’OTAN ait accepté (hier) de lancer une opération pour contrôler l'embargo sur les armements destinés à la Libye, en assignant des navires et des avions à cette mission. La Roumanie avait indiqué à plusieurs reprises ces derniers jours qu'elle n'avait pas les capacités pour participer à l'opération actuelle aérienne de la coalition en Libye mais qu'elle étudierait une éventuelle implication en fonction des décisions de l'Otan.

Sondage : les Roumains n’approuvent pas l’intervention militaire en Libye

La majorité des roumains (68%) ne sont pas favorables à l’intervention militaire en Libye, selon un sondage d’opinion réalisé par l’Institut Roumain pour l’Evaluation et la Stratégie (IRES). 51% croient que cette intervention est destinée à contrôler les réserves du pétrole libyen, tandis que 42% pensent qu’elle a pour objectif de protéger les civils contre les attaques de l’armée libyenne. 40% des personnes enquêtées soutiennent que la Roumanie pourrait être affectée par les événements en Libye. Selon cette étude, 66 % pensent que la Roumanie ne devrait pas participer à l’intervention militaire en Libye, 20% pensent que leur pays devrait soutenir cette intervention, et 11 % croient que la Roumanie devrait se déclarer contre. 84% des répondants sont d’accord avec l’affirmation : Traian Băsescu a procédé correctement en disant qu’« une intervention militaire en Libye est risquée  et 73 % apprécient « l’attitude de l’Allemagne, qui s’est abstenu lors du vote au Conseil de sécurité de l’ONU et qui ne participe pas aux actions militaires » (HOTNEWS, AGERPRES).

Adrian SEVERIN mis au pied du mur

« Il a fait une erreur et il doit assumer sa responsabilité politique » a déclaré Victor PONTA (président du PSD) qui a accordé à Adrian SEVERIN 24 heures pour démissionner (lire à ce sujet la revue de presse d’hier). « La décision du PSD est très claire et très ferme, Monsieur Adrian SEVERIN doit démissionner du Parlement européen et du PSD. S’il considère qu’il n’a pas à le faire,  alors bien sûr, je déclencherai la procédure pour l’exclure du PSD. Je suis convaincu qu’il n’est pas victime d’une conspiration, peut-être qu’il est victime de sa propre erreur ». EVENIMENTUL ZILEI (EVZ) précise que depuis hier, SEVERIN est désormais député européen indépendant. Il a quitté le groupe du Parti Socialiste Européen (PSE).  Le Président du PSE, Martin SCHULTZ a déclaré espérer que « SEVERIN quittera le Parlement européen pour ne pas affecter encore plus l’institution » (ROMÂNIA LIBERĂ). Malgré tout, Adrian SEVERIN ne veut pas partir: « Démissionner signifierait que j’accepte de fausses accusations » (EVZ)

Entretien avec Valeriu STOICA, vice-président du PDL


Dans le contexte des prochaines élections internes qui auront lieu lors de la Convention nationale du PDL, le14 mai, l’ancien ministre de la justice, Valeriu STOICA, aujourd’hui vice-président du PDL, déclare dans un entretien accordé à ROMÂNIA LIBERĂ qu’il soutient Emil BOC pour un nouveau mandat à la présidence du PDL, car il serait un juste milieu entre les réformistes radicaux de type Monica MACOVEI et les traditionnalistes de type Vasile BLAGA. Cependant, Valeriu STOICA voit pour ces deux derniers des fonctions importantes. Valeriu STOICA ajoute qu’il n’a pas encore décidé s’il posait sa candidature pour un nouveau mandat de vice-président et qu’il n’est pas favorable à la désignation d’un premier ministre technocrate.

Ouverture d’une nouvelle enquête anticorruption : un président de Conseil régional visé


La presse annonce que l’Agence Nationale pour l’Intégrité (ANI) a démarré une enquête concernant Constantin NICOLESCU, président PSD du Conseil régional d’Argeş. Ce dernier est accusé d’abus de service contre les intérêts publics parce qu’il aurait utilisé dans l’intérêt de sa famille des informations sur des contrats d’achats obtenus en tant que Président du Conseil régional. Il aurait conclu ou avisé 26 contrats entre les institutions publiques qui sont sous sa subordination et ses propres firmes. La valeur des contrats dépasserait 350 000 euros (ADEVĂRUL, ROMÂNIA LIBERĂ)

Des outillages de construction volés en Europe et envoyés en Roumanie

Selon GÂNDUL, de plus en plus de machines et matériels de construction sont volés dans des Etats membres de l’Union européenne (UE) et envoyés en Roumanie par des filières illégales. Au cours des premiers mois de l’année, les gardes frontières ont saisi plus d’équipements et de matériels d’outillage que l’année dernière. Selon les autorités, en 2009, 33 machines ont été confisquées, en 2010 : 20 et cette année : 36. La plupart des équipements agricoles volés (excavateurs, tracteurs, bulldozers...) proviennent d’Italie, de France, d’Allemagne et de Grande Bretagne. La valeur totale des outillages confisqués dépasse les 7 millions d’euros.

Débat autour des ordonnances d’urgence

La demande du chef de l’Etat adressée au Parlement de rejeter une ordonnance d’urgence (concernant la privatisation de Petromidia) émise en 2000, mais approuvée seulement en 2011, soulève de nombreuses interrogations et amène ROMÂNIA LIBERĂ à se poser la question suivante : « Comment débattre d’une urgence 10 ans après? ». Le journal s’interroge sur l’abus des ordonnances d’urgence, sur la mission réelle du pouvoir législatif et sur les effets de ces actes normatifs. Selon Georgiana IORGULESCU, directrice du Centre de ressources juridiques, « le gouvernement peut adopter des ordonnances d’urgence seulement dans des situations extraordinaires (...), or de nombreuses fois, les motifs exposés sont ridicules. »

France-Roumanie

Vernissage de l’exposition « Marianne, égérie des créateurs », vendredi 25 mars au Musée National d’Art de Roumanie (CRONICA ROMÂNĂ, AGERPRES)

« Potiche », une comédie de François OZON ouvrira le Festival du film international TIFF qui se tiendra à Cluj du 3 au 12 juin (HOTNEWS)


Cette revue de presse, qui ne prétend pas à l’exhaustivité, se limite à présenter des éléments publiés dans les médias roumains. Elle ne reflète en aucun cas la position de l’ambassade ou du gouvernement français.