Vendredi 25 mars 2011
Un dirigeant de syndicat pris en flagrant délit de corruption
C’est l’actualité qui mobilise la plupart des journaux de ce jour. Marius PETCU, Président de la confédération syndicale, CNSLR-Fratrie, a été conduit au siège de la Direction nationale anticorruption, après avoir été pris en flagrant délit, par les procureurs, alors qu’il recevait environ 40 000 euros (ROMÂNIA LIBERĂ, EVENIMENTUL ZILEI). L’argent représenterait en fait, la dernière tranche d’un total d’environ 200 000 euros que lui aurait promis l’homme d’affaires, Petre SCRIECIU. L’enquête fait suite aux suspicions liées au fait que Marius PETCU, en qualité de membre du Conseil d’administration de Sind Roumanie (société détenue par les centrales syndicales) aurait facilité l’attribution de plusieurs contrats, sans appel d’offres, aux sociétés de Monsieur SCRIECIU. Marius PETCU, rappelle ADEVĂRUL, est l’un des chefs de syndicat les plus riches de Roumanie. Mi-février, l’Agence nationale pour l’intégrité (ANI) a inclus PETCU dans la liste des 15 dirigeants syndicaux dont les revenus devaient faire l’objet d’une enquête.
Vers une « tolérance zéro » face à la corruption au Parlement européen ?
Suite au scandale « argent contre amendements », Jerzy BUZEK, le Polonais qui se trouve à la tête du Parlement européen (PE) a annoncé une « tolérance zéro » face à la corruption des députés européens (GÂNDUL). Monsieur BUZEK s’est engagé à surveiller « l’honnêteté de la chambre », rappelant que deux des accusés (l’autrichien et le slovène) ont déjà démissionné du Parlement, mais que le troisième, le roumain Adrian SEVERIN, refuse de démissionner. Au moment où BUZEK a déclaré la décision de SEVERIN, la salle a sifflé et hué le député roumain. Selon ROMÂNIA LIBERĂ, « la situation sans précédent créée par Adrian SEVERIN, qui ne démissionne pas, même après avoir été hué par le Parlement européen, pourrait conduire à une modification des règles à Bruxelles ». Ce serait la deuxième fois que le règlement du PE change suite à des scandales impliquant des députés roumains. Ainsi, en 2009, les règles concernant la formation d’un groupe politique au Parlement ont été durcies, pour éviter de répéter l’épisode de 2007 : quand, après l’adhésion de la Roumanie à l’Europe, les officiels européens se sont réveillés avec un nouveau groupe politique, d’extrême droite, formé de 5 représentants du PRM (Parti de la Grande Roumanie).
La Roumanie dans l’espace Schengen : avant la fin 2011 selon un secrétaire d’Etat allemand
La Bulgarie et la Roumanie pourraient adhérer à l’espace Schengen avant la fin de l’année 2011, dans la mesure où les deux pays font des efforts pour remplir les critères d’entrée avant la fin de la présidence hongroise de l’Union européenne, en juin, a déclaré le secrétaire d’Etat du ministère allemand des Affaires étrangères, Werner HOYER, selon „Sofia Echo” (NEWSIN). L’homme politique a cependant reconnu que des incertitudes persistaient sur le fait que ces pays auraient rempli tous les critères avant juin. « Je m’attends à ce que la Commission européenne publie son rapport en juin et, selon le projet de texte, ce sera positif. Donc j’espère qu’avant la fin de l’année 2011, nous aurons un résultat, que cette adhésion soit complète ou qu’elle se fasse par étape », a-t-il ajouté.
Retournement de situation dans l’affaire Bercea
Le procureur qui s’est occupé du dossier de Bercea Mondial (soupçonné de blanchiment d’argent) va déposer une plainte à la Cour Suprême de la Magistrature contre le Parquet général qui a décidé de lui reprendre l’affaire judiciaire. La décision par laquelle le droit d’enquêter sur cette affaire a été retiré au magistrat serait survenue, selon ROMÂNIA LIBERĂ, après la publication d’une information selon laquelle Mircea BASESCU, le frère du président, aurait reçu de Bercea 300 000 euros pour le protéger.(ADEVĂRUL).
Un code routier allégé
Sous le titre, « Les chauffeurs ménagés par le Sénat », AZI annonce une nouvelle plutôt clémente pour les chauffeurs : selon le nouveau Code routier adopté, mercredi, par le sénat, les chauffeurs recevront, pour des infractions mineures, un avertissement écrit au lieu d’une amende. Ainsi, le dépassement de 20 km/h de la vitesse moyenne autorisée ou l’utilisation du téléphone mobile au volant seront « réprimés » par un simple avertissement. Le même type de sanction sera envoyé aux chauffeurs qui n’ont pas signalé un changement de direction ou qui n’ont pas mis leur ceinture de sécurité.
Des contrats d’achats publics risquent d’être annulés
Selon ZIARUL FINANCIAR et GÂNDUL, l’Agence nationale de réglementation des achats publics (ANRMAP) va demander aux instances l’annulation de tous les achats publics faits par les institutions et compagnies d’Etat qui ne se sont pas inscrites au Système électronique des achats publics (SEAP). Si cette menace passe à l’acte, il s’agirait d’un « véritable tremblement de terre de plusieurs milliards d’euros » écrit le quotidien financier. 5000 institutions sont concernées. Parmi elles, EximBank dont les représentants, contactés par GÂNDUL, soutiennent que la loi ne les oblige pas à utiliser le SEAP parce que la banque, bien que contrôlée par l’Etat, n’entre pas sous l’incidence de la législation sur les achats publics. Le journal en profite pour faire le classement des institutions ayant reçu les amendes les plus importantes: les mairies de Chiajna et d’Otopeni ainsi que la Compagnie nationale des autoroutes et routes nationales ont été celles qui ont été le plus sanctionnées pour ne pas avoir respecté la loi sur les achats publics.
France-Roumanie
« Un français en Roumanie »: sur la C5 de Citroën (ZIARUL FINANCIAR)
L’exposition « Marianne – égérie des créateurs » au MNAR (AGERPRES, NINE O’CLOCK)
David BONGARD chef de l’antenne de l’Organisation Internationale de la Francophonie auprès des pays d’Europe centrale et orientale : « il y a environ 5 millions de personnes qui parlent français en Roumanie » (AGERPRES)
Passage à l'heure d'été ce dimanche 27 mars 2011
Le passage à l'heure d'été aura lieu ce dimanche 27 mars 2011 à 3 heures du matin. Les montres devront être avancées d'une heure.
Cette revue de presse, qui ne prétend pas à l’exhaustivité, se limite à présenter des éléments publiés dans les médias roumains. Elle ne reflète en aucun cas la position de l’ambassade ou du gouvernement français.
