Jeudi 3 novembre 2011

Traian BĂSESCU en visite en Serbie

« Timoc, la nouvelle république de Moldavie » titre ROMANIA LIBERA, qui écrit que lors de sa visite en Serbie, le Président roumain a laissé entendre que la question de la minorité roumaine de la région de Timoc serait dorénavant placée au centre de ses préoccupations. Dans cette région, la population roumanophone, qui a ovationné le Président pour sa visite,  compterait 170.000 personnes selon l’ambassade de Roumanie à Belgrade(350 000 selon l’église). A la différence des roumains de la région serbe Voïvodine qui bénéficient des écoles et des médias en roumain, la communauté roumaine de Timoc n’est pas reconnue. « La Serbie ne pourrait aucunement dire que la Roumanie n’a pas été un partenaire loyal et à cette loyauté il faut répondre avec du respect pour les roumains de la vallée de Timoc » a déclaré Traian BĂSESCU.

Sondage

Deux journaux livrent des commentaires sur le sondage IMAS publié hier par ADEVARUL qui précisait les pourcentages suivants pour un éventuel scrutin législatif USL - 52%, PDL – 17.6%, PP-DD – 14.4%, UDMR – 7.4% et PRM – 5% (voir revue des médias d’hier). Selon le même sondage, Crin ANTONESCU (27.7%) est la personnalité la mieux placée dans les options de vote des roumains, suivie par Victor PONTA (25.7%). ROMÂNIA LIBERĂ écrit que les membres de l’alliance socio-libérale ne devraient pas se réjouir trop vite, car « il est trop tôt pour croire que les sondages expriment les vraies intentions de vote ». En plus, la fusion des élections parlementaires et législatives changerait les règles du jeu, car les législatives serait influencées par les locales, particulièrement par les candidatures aux mairies. L’adoption du projet législatif du vote par correspondance pourrait aussi avoir des conséquences sur les résultats finaux. Par ailleurs, il faut remarquer la tendance descendante de l’USL, qui au mois de février était côté à 66%. Pour sa part, EVENIMENTUL ZILEI s’intéresse au très bon score attribué au Parti du Peuple de Dan DIACONESCU. Si celui-ci ne réussit pas à s’allier avec d’autres hommes politiques connus par l’électorat, il risquerait d’avoir le même sort que le PNG de Gigi BECALI. Selon le sociologue Mircea KIVU, les petits partis bien placés dans les sondages sont éliminés lors des scrutins, lorsque les options des électeurs sont polarisées autour des grandes formations.

Les dossiers de grande corruption risquent d’être prescrits


Quatre grands dossiers de corruption traités par la Haute Cour approchent le délai de prescription, même si les enquêtes pénales ont commencé il y a plus de cinq ans, écrit ADEVĂRUL. Les dossiers en question concernent des infractions de prise de pots-de-vin ou abus de pouvoir et impliquent des personnalités de la vie publique, notamment Adrian NASTASE, Ristea PRIBOI, Gigi BECALI ou Serban MIHAILESCU. Selon le Code pénal, la prescription supprime la responsabilité pénale et les délais de prescription varient de 3 à 15 ans selon l’infraction. La semaine dernière la Haute Cour a annoncé que la période pendant laquelle les dossiers de corruption sont restés à la Cour constitutionnelle pour être analysés ne sera pas prise en compte dans le calcul de la prescription. Le quotidien ADEVĂRUL publie également un commentaire sur ce thème signé par Liviu AVRAM. Selon l’éditorialiste, il ne faut pas se faire d’illusions sur ces dossiers: vu qu’ils se trouvent toujours en jugement de fond et que les délais de prescription sont 2013 ou 2014, il est fort probable que les faits seront prescrits. Cependant dans toutes ces affaires il y aurait aussi un petit côté positif. L’ancien Premier Ministre Adrian NASTASE a annoncé qu’il demanderait la poursuite de ses procès  au cas où la prescription surviendrait. Un précédent a été déjà enregistré dans ce sens. Sorin Ovidiu VANTU a demandé  la poursuite de son procès dans le dossier BID prescrit en 2009. Au mois de septembre de la même année, l’instance a donné le verdict: arrêt du procès et non pas l’acquittement de l’inculpé. Par conséquent, la manière dont les accusés aborderont la prescription nous fournira des détails sur leur culpabilité. « S’ils s’estiment coupables ils invoqueront tout de suite la prescription, sinon ils demanderont la poursuite du procès »

Crise grecque


La décision du Premier Ministre grec d’organiser un référendum sur le plan européen préoccupe les médias roumains. « Qu’est-ce qui arrivera si les grecs votent Non ? » s’interroge ADEVARUL. ROMANIA LIBERA remarque que la décision des autorités de changer l’Etat major de l’Armée dans un moment de crise rappelle le putsch de 1967 qui a conduit au pouvoir la junte des colonels jusqu’en 1974. De son côté EVENIMENTUL ZILEI titre sur la une « Le pistolet grec, mis sur la tempe des roumains ». Selon le quotidien, une réponse négative au référendum pourrait se traduire en Roumanie par une montée du taux de change à 5 lei pour un euro, une crise des exportations et une augmentation du coût du crédit.

La BNR réduit le taux d’intérêt

La faiblesse de la demande et du crédit ont fini par convaincre la Banque centrale de baisser le taux d’intérêt après 18 mois de stagnation, écrit ZIARUL FINANCIAR. LA BNR a décidé hier de baisser le taux d’intérêt de 6.25% à 6%. Le conseil d’administration espère que ce signal soit repris par les banques pour les prêts en lei, un message concordant avec les nouvelles politiques du crédit visant à dissuader les prêts en euro.

Budget


Dans un article d’analyse économique ROMANIA LIBERA se demande « Comment sera la vie avec un déficit budgétaire de 0% ». Si elle adopte une politique de budget équilibre, à commencer par un objectif ambitieux de réduire l’année prochaine le déficit bien au-dessous des 3% exigé par le Traité de Maastricht, la Roumanie pourrait  connaître un équilibre budgétaire en 2013. La réduction dramatique du déficit budgétaire supposerait la suppression de plusieurs postes budgétaires, notamment les subventions, les aides économiques accordées aux sociétés publiques qui ont des pertes, la bureaucratie, ainsi que la réduction des dépenses liées aux biens et services.

France – Roumanie


La chaîne TVR Cultural a évoqué dans son émission d’ informatone « Jurnalul cultural » la projection d’hier à Bucarest du documentaire « Echappées belles – La Roumanie, un sourire venu de l’est » réalisé par France 5. Environ 140 personnes ont visionné hier soir le documentaire projeté à l’hôtel Novotel.

"Ion Bârlădeanu, mon cowboy-ul meu" – installation de Carmen Lidia Vidu à l’IFB (RFI Roumanie et HOTNEWS)

Le Prix Goncourt 2011: L’art français de la guerre d’Alexis Jenni (RFI Roumanie)



Cette revue de presse, qui ne prétend pas à l’exhaustivité, se limite à présenter des éléments publiés dans les médias roumains. Elle ne reflète en aucun cas la position de l’ambassade ou du gouvernement français.