Lundi 24 octobre 2011
Sommet européen de Bruxelles : Traian BASESCU critique « l’indécision des pays de la zone euro » …
Les médias ont largement suivi le sommet européen de Bruxelles qui s’est tenu dimanche et auquel a participé le Président de la Roumanie (ZIARUL FINANCIAR, ANTENA 3, ADEVĂRUL, ROMÂNIA LIBERĂ). La tonalité du message transmis par Traian BĂSESCU samedi avant de partir à Bruxelles (avertissant que la croissance économique de la Roumanie était placée sous le signe de l’interrogation à cause du retard que mettaient les pays de la zone euro pour prendre des décisions) s’est retrouvée dans la conférence de presse que le Président de la Roumanie a tenu à l’issue du sommet de la zone euro. « La responsabilité dont font preuve les dirigeants de la zone euro qui paient, avec l’argent public et leur propre responsabilité publique, les erreurs des autres est admirable ». Le Chef de l’Etat a ajouté que l’absence de décisions concernant la Grèce affectait gravement la Roumanie, car cette dernière se trouvait dans une zone à risque étant donné que 20% de son marché bancaire était couvert par des banques grecques. « Nous ne pouvons pas accepter que l’on retire de l’argent du marché roumain pour faire face aux crises à l’intérieur de la zone euro. Le retard dans la prise de décisions nous a créé des problèmes pour le financement des déficits. Nous en sommes arrivés à emprunter à des taux plus élevés qu’en 2010. »
…et le non respect de l’engagement politique des Pays-Bas et de la Finlande
Le Président a également déclaré à Bruxelles qu’il avait abordé « le problème du non respect de l’engagement politique pris par les Pays-Bas et la Finlande. » Selon le Chef de l’Etat, les pays qui entrent dans l’UE ont deux obligations majeures : remplir tous les critères techniques d’accès dans la zone Schengen et remplir ceux de la zone euro. La Roumanie, ainsi que la Bulgarie ont rempli ces obligations, pourtant les Pays-Bas et la Finlande ont refusé leur adhésion. La Roumanie aurait passé un accord avec les Pays-Bas et ce dernier n’aurait pas été respecté. « Je ne veux pas dire que le Premier ministre néerlandais n’a pas tenu sa parole (…) Mais en septembre nous avions débloqué la proposition des Pays-Bas qui souhaitaient consolider les réglementations de l’espace Schengen en trouvant une formule de compromis permettant à la Bulgarie et la Roumanie d’accéder à Schengen. Puis, le premier ministre néerlandais a oublié cela quand il est rentré chez lui » (ADEVĂRUL). Traian BĂSESCU a annoncé qu’il s’entretiendra mardi à Bruxelles avec le Président de la Commission européenne, José Manuel BARROSO et participera au nouveau sommet européen de mercredi (AGERPRES).
Monica MACOEVEI tire le signal d’alarme
Dans une lettre ouverte adressée au Président du Conseil Supérieur de la Magistrature (CSM), Horaţius DUMBRAVĂ, Monica MACOVEI (député européenne et ancienne ministre de la justice) demande au CSM de vérifier et de sanctionner les magistrats qui font traîner les dossiers de grande corruption, de commencer la restructuration de l’Inspection judiciaire du CSM et de sanctionner les juges et les procureurs qui n’ont pas déposé à temps leur déclaration de biens et revenus (ROMÂNIA LIBERĂ, EVENIMENTUL ZILEI, TVR 1).
Entretien avec l’actuel chef du contre espionnage roumain dans ROMANIA LIBERA
Sous le titre, « Les opérations d’espionnage contre la Roumanie se sont multipliées », ROMÂNIA LIBERĂ publie aujourd’hui un large entretien avec George MAIOR, le directeur du Service Roumain d’informations. Selon ce dernier, ces dernières années, l’intérêt des agents étrangers pour ce qui se passe en Roumanie s’est accentué et la qualité des opérations d’espionnage s’est améliorée depuis la signature de l’accord entre les Etats-Unis et la Roumanie concernant l’installation en Roumanie d’un bouclier anti-missiles. George MAIOR admet que des agressions d’un nouveau type pouvaient survenir. Par exemple, une attaque cybernétique aurait été lancée à l’encontre du système énergétique national et une autre contre le Service Roumain d’informations, lui-même, toutes deux contre-attaquées par le SRI. Monsieur MAIOR affirme d’autre part que la Roumanie doit supporter, par mois, « des centaines de milliers d’incidents » de type cybernétique. Au-delà de ces agressions, les grands risques proviendraient de l’intérieur, étant donné qu’il existerait dans chaque département au moins, « un clan mafieux », l’économie souterraine représentant 25 à 27 % de l’économie totale (face à 20% dans les pays occidentaux).
Entretien avec l’ancien chef du contre-espionnage roumain dans EVENIMENTUL ZILEI
EVENIMENTUL ZILEI a rencontré quand à lui le colonel Filip TEODORESCU qui fait des « révélations sensationnelles » sur l’époque durant laquelle il était à la tête du service de contre-espionnage roumain - le SRI (avant 1989). Selon les propos de ce dernier, le service d’espionnage français s’est impliqué dans les affaires de la Roumanie, pas seulement en décembre 1989, mais aussi avant et après. « Deux officiers de l’Ambassade de France à Bucarest ont incité les manifestants de la Place de l’Université puis ils ont été retenus. » soutient le colonel qui affirme également que le dictateur roumain se serait impliqué dans la campagne électorale de François MITTERRAND : ce dernier aurait eu « une bonne relation avec Nicolae CEAUSESCU » qui lui aurait envoyé de l’argent pour sa campagne électorale mais cette somme aurait été détournée et ne serait jamais parvenue à Monsieur MITTERRAND. C’est alors que ce dernier se serait fâché contre le dictateur roumain et aurait eu à l’égard de la Roumanie une attitude « véhémente ». EVZ rappelle qu’après la fuite du dictateur, Monsieur TEODORESCU a été arrêté puis acquitté en 1990.
Deux documentaires mettent en avant la Roumanie
GÂNDUL annonce que le Prince Charles a décidé de promouvoir la Roumanie par l’intermédiaire d’un documentaire intitulé « Wild Carpathia » qui sera diffusé le 30 octobre sur la chaîne Travel Channel. Le film sera ensuite traduit en 20 langues et pourra être visionné dans 119 pays. Le journal rappelle que le Prince Charles a visité pour la première fois la Roumanie en 1998. Il possède dans le Judet de Covaşna deux propriétés.
Côté français, un documentaire intitulé « Roumanie, un sourire venu de l’est » a été réalisé par Jérôme PITORIN et diffusé sur France 5.
France-Roumanie
« Les journées franco-roumaines de l’Audiovisuel et du Cinéma » (TVRM)
« My Little princess », en avant-première au festival du Film Français, analyse la relation trouble entre Irina IONESCO et sa fille (EVENIMENTUL ZILEI)
« Impardonnables » d’André TECHINE a ouvert le Festival du Film Français (TVR cultural, AGERPRES)
« L’artiste Mircea CANTOR récompensé à Paris » (ROMÂNIA LIBERĂ)
Cette revue de presse, qui ne prétend pas à l’exhaustivité, se limite à présenter des éléments publiés dans les médias roumains. Elle ne reflète en aucun cas la position de l’ambassade ou du gouvernement français.
