Lundi 3 octobre 2011

Première édition de la « Roma pride » en faveur des Roms

Environ 300 personnes, la majorité Roms, ont participé samedi à Bucarest, à la « Roma pride », une marche pour la dignité des Roms. Les manifestants ont souhaité ainsi attirer l’attention sur la discrimination à laquelle sont soumis les membres de cette ethnie. La marche de la dignité a eu lieu simultanément dans plusieurs pays européens. A Paris, plusieurs centaines de personnes ont défilé, tandis qu’à Lyon, ils étaient près de 900. En Bulgarie près de 2.000 nationalistes ont au contraire manifesté contre cette minorité. Les participants de la « Roma pride » portaient des T shirts blancs sur lesquels était écrit en bleu « Je suis Rom » en langue romani. A Bucarest, les représentants de l’association, « ROMANI CRISS », l’un des organisateurs de l’événement, ont conseillé à tous les Roms de déclarer avec fierté leur origine ethnique lors du recensement qui aura lieu à la fin du mois. Magda MATACHE, la directrice exécutive de ROMANI CRISS, a dit aux personnes présentes que cette marche était aussi un moyen de manifester leur solidarité vis-à-vis des  Roms de Bulgarie, de République Tchèque et de Slovaquie qui, ces derniers jours, ont été soumis à des attaques extrémistes. Un représentant de l’association des étudiants roms a lu une lettre que l’Ambassadeur des Etats-Unis à Bucarest a adressée à tous les Roms et dans laquelle il affirme qu’il est important que tous les Roumains accordent de la valeur à la tradition des Roms et que le prochain recensement devait être un moment où les Roms démontrent qu’ils sont fiers de leur ethnie » (MEDIAFAX, REALITATEA TV, PUTEREA).

La nouvelle année universitaire débute avec moins d’étudiants


« La nouvelle année universitaire débute aujourd’hui avec moins d’étudiants et des changements majeurs liés à la nouvelle loi sur l’éducation », écrit JURNALUL NAŢIONAL qui comme la plupart des médias de Roumanie parle de la rentrée universitaire. En raison des résultats catastrophiques du baccalauréat, le nombre des étudiants de cette nouvelle session ont chuté de 100 000. 230 000 étudiants rejoignent les bancs de l’Université publique et 250 000 autres ceux de l’Université privée, selon EVENIMENTUL ZILEI. Pour la session 2011-2012, 62 850 places ont été ouvertes en licence,  35 600 en master et 3500 en doctorat. Une des nouveautés de cette nouvelle année universitaire est que l’admission en doctorat se fait désormais sur la base d’un concours.

« Nous progressons avec l’Europe, ou nous nous écroulons ensemble » (Mugur ISĂRESCU)


La Roumanie ne survivra pas à une économie européenne qui s’écroule. L’avertissement vient de la part du gouverneur de la Banque Nationale de la Roumanie, Mugur ISĂRESCU (ANTENA 3, NINE O’CLOCK). Une déclaration qui vient contredire les déclarations optimistes que le Premier ministre, Emil BOC, a tenues ces derniers temps. Ce dernier se disant convaincu que les mesures d’austérité prises en 2010 protégeront la Roumanie d’un retour en force de la crise. 

« Les risques que la Roumanie entre de nouveau en récession en 2012 ont augmenté » (Jeffrey FRANKS)

L’avertissement vient cette fois-ci de Jeffrey FRANKS, le chef de la mission FMI (Fonds Monétaire International) en Roumanie qui a accordé vendredi un entretien à THE MONEY CHANNEL. Si risques il y a, l’américain a précisé cependant que ces derniers n’étaient pas significatifs : « Je dirais plutôt que le risque c’est que l’évolution économique ralentisse ».  Le Chef de la mission FMI a précisé que sur le fond des tensions extérieures, les pronostics allaient être revus. 

BOSCH pourrait remplacer NOKIA à Cluj

Le Premier ministre Emil BOC a déclaré samedi à l’agence MEDIAFAX que le départ de l’usine NOKIA de Cluj allait avoir un impact sur les prévisions de croissance économique de la Roumanie pour l’année prochaine, mais que le gouvernement faisait tout ce qu’il pouvait pour minimiser cela. Le président du conseil départemental de Cluj a annoncé que le groupe allemand BOSCH s’était montré intéressé pour investir à Jucu, à la place de Nokia.

Les Roumains inquiets

Selon une enquête réalisée au mois de septembre par l’Institut Roumain pour l’Evaluation et la Stratégie (IRES), plus de 80% des Roumains se disent préoccupés par la corruption, les salaires, le système de santé et le gouffre qui ne cesse de séparer les riches des pauvres. Les résultats indiquent également que le plus grand problème du pays serait le chômage. Selon 90% des personnes qui ont répondu aux sondages, la majorité des hommes riches de Roumanie se sont enrichis « de façon malhonnête » (RFI, TVR 1). PUTEREA voit dans ses chiffres, un paradoxe « qui devrait interloquer les hommes politiques de ce pays, à savoir que « la population est davantage inquiète de ceux qui dirigent le pays que de la situation matérielle de chacun d’entre eux. » 

Des guides sur les droits des Roumains dans les Etats de l’UE


Le ministre du travail Sulfina BARBU a déclaré à ROMÂNIA LIBERĂ que la priorité du ministère qu’elle conduit est d’élaborer d’ici un mois des guides pour les citoyens roumains se trouvant dans les états membres de l’Union européenne et comprenant les droits que ces derniers ont dans le domaine du travail.

Le Parti national paysan chrétien démocrate constitue l’alliance « La voie droite »


Victor CIORBEA, le président du PNŢCD a annoncé la signature du protocole de constitution de l’alliance politico-civique, « La voie droite », qui réunira dans un premier temps les partenaires traditionnels du parti. Le PNŢCD se dit ouvert, à l’avenir, à des négociations avec l’USL et le Mouvement populaire, a déclaré Victor CIORBEA (ADEVĂRUL, ROMÂNIA LIBERĂ).

France-Roumanie

« A Paris : clôture du Festival dédié aux jeunes artistes roumains » (JURNALUL NAŢIONAL)




Cette revue de presse, qui ne prétend pas à l’exhaustivité, se limite à présenter des éléments publiés dans les médias roumains. Elle ne reflète en aucun cas la position de l’ambassade ou du gouvernement français.