Mardi 25 octobre 2011
Les problèmes de la zone euro obligent la Roumanie à la prudence maximale
Hier, le Président Traian BĂSESCU s’est entretenu au Palais Cotroceni avec les membres du gouvernement responsables des fonds européens et des représentants de la Banque Nationale de la Roumanie. Il a ensuite présenté à la presse les conclusions de ces discussions. Le budget pour 2012 doit être « extrêmement prudent, car le déficit coûte très cher » et il doit se construire sur un déficit qui soit « bien au-dessous des 3 % du Produit intérieur brut. » Le Chef de l’Etat a ajouté que le gouvernement devait réduire les emprunts et a insisté sur la nécessité d’un budget transparent qui n’affecte pas les investissements. En conclusion, Traian BĂSESCU a affirmé que les retraites et les salaires ne diminueront pas en 2012. Il a de nouveau souligné que si l’économie de la Roumanie avait « un problème », c’était principalement à cause de la Grèce, qui « a contaminé » toute la zone, mais aussi à cause du fait qu’au niveau de l’Union Européenne, aucune décision pour résoudre ce problème n’était prise.
Selon l’analyste économique Aurelian DOCHIA, contacté par RFI, la réduction du taux du déficit à atteindre est une mesure bienvenue mais très difficile à appliquer.
Aujourd’hui, le Président Traian BĂSESCU doit discuter avec le Président de la Commission Européenne, Jose Manuel BARROSO, à Bruxelles, sur les difficultés à bénéficier des fonds européens par la Roumanie (ADEVĂRUL).
Vote du budget pour 2012 : l’opposition pose ses conditions
Le président du PSD, Victor PONTA a déclaré que l’Union Sociale-Libérale soumettait son vote du budget pour l’année 2012 à deux conditions : la réduction de 10% des Cotisations d’Assurances Sociales (CAS) et l’intégration dans le budget d’une TVA à 19%. Le Sénat a demandé au gouvernement de présenter son projet de loi des finances le plus vite possible (ROMÂNIA LIBERĂ).
Nouvelle mission du FMI, de la Commission Européenne et de la Banque Mondiale à Bucarest
Une délégation commune réunissant des représentants du Fonds Monétaire International, de la Commission Européenne et de la Banque Mondiale commence aujourd’hui à Bucarest une analyse de la situation économique de la Roumanie et une troisième évaluation de l’accord stand-by. Au-delà de ces principaux sujets de discussion, le budget pour l’année 2012 et la réforme des compagnies d’Etat devraient également être abordés (ZIARUL FINANCIAR).
Séance solennelle au Parlement, en l’honneur du Roi Mihai
Le Roi Mihai était ce matin au Parlement, où il a prononcé un discours à l’occasion de ses 90 ans (diffusion en direct sur REALITATEA TV et RFI). Il s’agissait du premier discours que le Roi Mihai tenait devant le for législatif depuis plus de 60 ans. Lors de cette séance spéciale présidée par le Président du Sénat, Mircea GEOANĂ, les anciens Présidents Emil CONSTANTINESCU et Ion IILIESCU étaient présents ainsi que les anciens Premiers ministres Petre ROMAN, Călin POPESCU-TĂRICEANU, Adrian NASTASE,Victor CIORBEA, le ministre de la justice Cătălin PREDOIU, le maire de Bucarest, Sorin OPRESCU, le président de la Cour des Comptes, Nicolae VĂCĂROIU et des membres de la Famille royale tels que la Princesse Margareta et le Prince Radu. En revanche, le Chef de l’Etat Traian BĂSESCU n’a pas participé à l’événement solennel, parce qu’ « il n’y avait pas de raison. », comme il l’a expliqué hier soir lors de sa conférence de presse. Le Premier ministre et le Patriarche de l’Eglise Orthodoxe roumaine étaient également absents.. RFI rappelle que l’invitation du Roi au Parlement n’a pas été sans tensions. Les bureaux permanents du Sénat et de la Chambre des Députés ont rejeté initialement la proposition des libéraux d’inviter l’ancien souverain en séance plénière, argumentant qu’au Parlement, seuls les Chefs d’Etat en fonction pouvaient tenir des discours. Un jour plus tard, après « l’admonestation » de Theodor PALEOLOGU (député PDL, ancien ministre de la culture), les parlementaires ont approuvé la proposition de l’opposition.
Un code d’éthique au PDL
Les Démocrates-libéraux qui ont été condamnés ou déclarés comme ayant collaboré ou travaillé pour la Securitate seront exclus du PDL, conformément au code d’éthique adopté hier par la direction du parti. Dans le cas où ces personnes seraient déférées en justice, la commission d’éthique ou le Bureau permanent pourra décider de les suspendre du parti. Selon la vice-présidente Monica MACOVEI, des sanctions pourront être prises s’il existe des indices fondés indiquant que des actes pénaux graves ont été commis même s’il n’y a pas eu de poursuites judicaires ou d’arrestation (ROMÂNIA LIBERĂ).
Recensement en Ukraine : y’a-t-il un risque pour la langue roumaine ?
C’est la question que se pose aujourd’hui EVENIMENTUL ZILEI qui explique tout d’abord qu’un projet de loi par lequel la langue roumaine pourrait obtenir le même statut que l’ukrainien dans les régions où les Roumains représentent plus de 10% de la population se trouve actuellement au parlement ukrainien. L’année prochaine, l’Ukraine fera également un recensement de sa population et, se basant sur le projet du questionnaire, le journal tire « un signal d’alarme». Il appuie ses propos sur l’opinion d’Alexandrina CERNOV, membre d’honneur de l’Académie roumaine présente au Congrès international des journalistes roumains organisé récemment à Cernăuţi qui met en évidence la présence dans le questionnaire d’une question-piège : « quelle est la langue que vous utilisez ? Et non quelle est votre langue maternelle ? Ou de quelle nationalité êtes-vous ? Par conséquent, beaucoup de personnes citeront la langue russe ou ukrainienne. Le milieu intellectuel déclarera l’ukrainien parce que les intellectuels utilisent dans leur travail l’ukrainien. » De plus, avec ou sans question-piège du questionnaire, le journal soutient que le nombre de personnes parlant le roumain continue de chuter en Ukraine. « Le nombre des enfants scolarisés qui apprennent le roumain est en baisse. Les raisons en sont l’immigration et la baisse de la natalité. Dans la région de Cernăuţi, le recensement de 2001 a dénombré 114 555 personnes (12,5 % de la population totale) se déclarant roumains et 67 225 autres se déclarant moldaves. En tout, 19,8% étaient roumanophones. Au cours de l’année scolaire 2008-2009, conformément aux statistiques officielles, 80 écoles enseignaient le roumain.
France-Roumanie
« L’artiste roumain Mircea CANTOR a reçu le prix Marcel Duchamp » (MEDIAFAX)
Cette revue de presse, qui ne prétend pas à l’exhaustivité, se limite à présenter des éléments publiés dans les médias roumains. Elle ne reflète en aucun cas la position de l’ambassade ou du gouvernement français.
