Mercredi 5 octobre 2011
Une plainte pour utilisation de termes discriminatoires est déposée à la Commission européenne
La députée européenne PSD, Corina CREŢU a déclaré (ROMÂNIA LIBERĂ, NINE O’CLOCK) avoir saisi la Commission européenne au sujet des nouvelles accusations que le ministre français de l’Intérieur aurait adressées aux Roumains, affirmant que l’homme politique a de toute évidence « des obsessions xénophobes » et accusant le gouvernement de Paris de pratiquer des « politiques discriminatoires ». A ce sujet, le journal anglophone rappelle qu’Arno KLARSFELD, président de l'Office français de l'Immigration et de l'Intégration, en visite de travail en Roumanie, a déclaré qu’il n’y avait rien d’inhumain dans le fait que la France encourage les Roms à rentrer en Roumanie. L'ambassadeur français à Bucarest, M. Henri PAUL, abordait également la question hier dans un entretien publié dans ADEVĂRUL, dans lequel il réaffirme qu’en France il y a une loi qui interdit la discrimination sur des bases ethniques et que pour cette raison, le ministre français de l'Intérieur « est obligé de se référer exclusivement à la nationalité » (voir également revue des médias d’hier)
Remaniement gouvernemental : les ministres resteraient mais les secrétaires d’Etat partiraient
Si le remplacement des ministres non performants est considéré par la direction du PDL comme « un sujet pour la presse », des « sacrifices » se prépareraient au niveau des secrétaires d’Etat. Selon ADEVĂRUL et ROMANIA LIBERĂ (RL), la commission interne du PDL, créée pour analyser la performance des personnes « nommées politiquement » à des fonctions publiques, a fait passer des auditions à plus de 60 secrétaires d’Etat et chefs d’agences, et le « nettoyage » devrait commencer dans environ dix jours, selon la vice-présidente du PDL, Monica MACOVEI. La commission dont font également partie, le premier vice-président Gheorghe FLUTUR et le Secrétaire général Ioan OLTEAN, doit présenter au premier ministre, Emil BOC la liste des noms de ceux qui « doivent être renvoyés » dont les noms seront officiellement annoncés, dès la pride de décision. Selon RL, la grande opération de « nettoyage » annoncée par Monica MACOVEI comme une réussite appartenant au PDL, « car aucun autre parti ne l’a fait », pourrait cependant être un échec, car les fonctions visées, notamment celles dans les agences d’Etat, ont toujours constitué un véritable « réservoir de fonctions-récompenses », soit pour les dirigeants de filiale influents, soit pour le paiement de dettes politiques. Par conséquent, il faudrait s’attendre à ce que les « poids lourds » du PDL n’acceptent pas très facilement les propositions de la commission interne.
L’UDMR veut modifier radicalement la loi sur le fonctionnement de l’ANI
La loi sur le fonctionnement de l’Agence Nationale pour l’Intégrité (ANI) pourrait être radicalement modifiée à la suite des amendements déposés hier par le député UDMR, Arpad MARTON, sur la base d’un projet de loi du député Tudor CIUHODARU. Arpad MARTON propose l‘élimination de l’article qui prévoit que toutes les personnes postulant à des fonctions publiques (président, parlementaire, député européen, maire, conseiller départemental et régional) déposent leurs déclarations de biens et fortunes. De même, l’article qui permet à l’ANI de demander aux institutions ou sociétés des informations sur les revenus ou participations de hauts fonctionnaires publics dans ces sociétés est éliminé. MARTON propose également que les personnes qui ne déposent pas à temps leurs déclarations ou qui ne les complètent pas conformément à la loi, ne soient pas sanctionnées. Enfin, toujours pour protéger les élus et les fonctionnaires publics, le député élimine de la loi ANI la mesure selon laquelle les déclarations de biens et fortunes doivent être postées sur le site internet de l’ANI. Selon le secrétaire général de l’ANI, Horia GEORGESCU, retirer ces articles revient à faire disparaître l’ANI (ROMÂNIA LIBERĂ, TVR 1).
Les mécontentements de l’UDMR
PUTEREA synthétise aujourd’hui tous les différends qui séparent aujourd’hui l’UDMR et le PDL. Les représentants de l’Union démocrate des magyars de Roumanie ne sont pas d’accord ni avec la réduction du nombre des parlementaires, ni avec lechoix unique du vote uninominal , ni avec le vote par correspondance et ils rejettent aussi la réorganisation administrative. Pour le moment, le PDL se montrerait « flexible » et disposé à négocier, mais il a aussi une variante de réserves dans le cas où les tractations échoueraient, à savoir modifier la loi électorale par un engagement de responsabilité du gouvernement. Dans cette hypothèse, selon le journal, l’UDMR pourrait alors voter avec l’opposition une motion de censure.
ISARESCU : « il n’y aurait pas plus grave pour la Roumanie que d’adopter une palette de stimulants fiscaux qu’elle ne peut pas soutenir »
Mugur ISĂRESCU, le gouverneur de la Banque nationale de Roumanie a déclaré mardi dans le cadre du « Romania Financial Forum » que « malgré toutes les leçons que nous avons pu vivre, l’expérience des crises démontre que la mémoire sociale est assez courte et que certaines erreurs peuvent se répéter. » Le gouverneur affirme que l’Etat roumain devrait prendre en calcul la réduction des contributions sociales et des impôts seulement si « l’Etat peut en financer le coût ». Afin d’illustrer ses arguments, Monsieur ISĂRESCU a fait appel à une comparaison. « C’est exactement comme chez le médecin qui vous dit de prendre tel médicament, qui guérit votre foie mais contamine votre cœur. » (ADEVĂRUL, HOTNEWS)
Schengen : grandes réserves du ministre des affaires européennes
Le ministre des Affaires européennes, Leonard OBRAN, s’est dit, hier, très réservé quant à l’entrée de la Roumanie dans l’espace Schengen, dans la mesure où au moins un Etat membre se montre extrêmement réticent en ce qui concerne cette adhésion (TVR 1, PUTEREA).
Nouvelle mise en inculpation d’un dirigeant syndical
Liviu LUCA, qui a succédé à Marius PETCU (en arrestation préventive) à la tête de la Confédération syndicale CNSRL-Fratia a été inculpé par les procureurs anticorruption (DNA). Il est accusé d’avoir utilisé sa fonction de leader syndical pour obtenir de l’argent, des biens et d’autres services pour lui et ses proches. Liviu LUCA aurait signé un contrat de mangement avec une société de Timişoara par lequel il a cédé l’administration du patrimoine de la confédération syndicale, constitué entre autres de neuf hôtels. L’inculpé clame son innocence (CRONICA ROMÂNĂ). Selon ROMÂNIA LIBERĂ, il est l’un des plus riches leaders syndicaux du pays, possédant un palais et un domaine de huit hectares, avec piscine intérieure, belvédères, héliport, limousines…
France-Roumanie
« Comment le hip hop a triomphé de l’islam. » : entretien avec le chorégraphe de NYA, Abou LAGRAA (ROMÂNIA LIBERĂ)
« Le dernier mohican de l’industrie du ciment passe le témoin : Philippe QUESTIAUX quitte LAFARGE après neuf années de mandat. » (ZIARUL FINANCIAR)
« Le petit Chaperon rouge : d’Avignon à Iaşi » (JURNALUL NAŢIONAL)
Cette revue de presse, qui ne prétend pas à l’exhaustivité, se limite à présenter des éléments publiés dans les médias roumains. Elle ne reflète en aucun cas la position de l’ambassade ou du gouvernement français.
