Vendredi 28 octobre 2011
Déclarations du Président
Dans une intervention hier soir pour la télévision nationale, le Président Traian Băsescu a expliqué que la décision de mercredi du Conseil européen a permis de surmonter un moment critique, sans signifier pour autant que la crise a été dépassée. Le chef de l’Etat a mentionné qu’il ne s’agissait pas d’une suppression de la dette grecque, mais d’une restructuration. S’agissant du budget 2012 roumain , il a annoncé que les retraites et les salaires seront gelés l’année prochaine pour maintenir un niveau minimal de la consommation, mais le Gouvernement doit réfléchir pour faire des réductions de dépenses et diminuer le déficit bien au dessous de 3%. Le Président a assuré que la Roumanie n’est pas en danger d’un dérapage, à condition que les autorités fassent des efforts pour maintenir la dette à un niveau réduit. « Le Sénat dans son ensemble s’est compromis lorsqu’il a refusé d’adopter la loi concernant le mécanisme de nomination des magistrats à la Haute Cour de Cassation et Justice » a également déclare M. Băsescu. Par ailleurs, le Président a estimé que, sur la scène politique, une structure de centre-droite plus large serait nécessaire, parce que le PDL seul ne pourrait pas couvrir toute cet espace. Il a mentionné que le PNTCD pourrait exploiter le courant monarchiste, très prononcé dans cette période (TVR).
L’impact de la crise de la zone euro sur la Roumanie
« Comment la Roumanie paie pour sauver la Grèce » titre ADEVARUL à la Une pour rendre compte des effets du plan européen pour sauver la Grèce de la crise sur les pays non-membres de la zone euro. Le principal risque pour l’économie roumaine généré par l’accord conclu à Bruxelles viendrait de la présence sur le marché autochtone d’un nombre élevé de banques directement impliquées dans la crise des dettes de la Grèce. Le plan européen de recapitalisation des banques qui subiront des pertes prévoit que ces institutions ne pourraient pas retirer le capital de leurs filiales, mais aucune contrainte concrète n’existe à cet égard, continue l’article. Cela signifie que, dans une situation de risque, les banques choisiraient de renoncer à leurs opérations sur les marchés moins développés comme la Roumanie. Les roumains subiront les conséquences indirectes de la crise européenne aussi par la hausse des prix du crédit et un accès de plus en plus difficile au financement. « L’Europe revient à la vie, mais la Roumanie se demande toujours comment garder l’argent des banques étrangères dans le pays » titre à son tour ZIARUL FINANCIAR, qui observe que 9 des 10 banques étrangères qui contrôlent des sociétés locales du top 10 ont besoin de plusieurs milliards d’euros pour la recapitalisation. « Qu’est-ce qui va se passer avec la Roumanie après la faillite de la Grèce ? » (ROMANIA LIBERA), « Quel impact aura sur la Roumanie le paquet de mesures décidées la nuit de mercredi à Bruxelles ? » (HOTNEWS), « Quel impact ont les décisions du sommet UE sur la Roumanie ? » (Bloombiz) titrent les médias.
Traian BASESCU veille à la réconciliation du PNTCD
Le Président Traian BASESCU a eu des discussions hier avec les représentants des deux factions du PNŢCD (Partidul Naţional Ţărănesc Creştin şi Democrat / Parti national paysan, chrétien et démocrate) sur la « réconciliation du parti ». Selon EVENIMENTUL ZILEI, le président du PNTCD Vasile LUPU, avec Aurelian PAVELESCU, Marian MILUT et Victor CIORBEA ont rencontré Traian BASESCU, qui leur a conseillé de s’allier afin d’avoir une chance réelle aux prochaines élections parlementaires. L’enjeu de l’implication du chef de l’Etat dans les disputes internes de ce parti serait à chercher à Timisoara où le président du conseil départemental Constantin OSTAFICIUC (PDL) aurait déjà fait une entente avec le maire Gheorghe CIUHANDU (PNTCD) pour un soutien croisé au prochain scrutin local. ADEVARUL remarque que Victor CIORBEA semble avoir oublié « l’incident » de 1998 quand il a été débarqué du poste de Premier Ministre par Traian BĂSESCU.
Les sociétés d’Etat
Presque 200 sociétés roumaines d’Etat seraient pratiquement en situation de faillite suite aux politiques inefficaces et à l’hésitation de prendre des mesures dramatiques, selon une étude de la Banque mondiale citée par ROMANIA LIBERA. Elles représentent un tiers des sociétés d’Etat, qui emploient 100.000 roumains. La publication déplore le fait que l’avertissement de la Banque mondiale ne soit pas plus contraignait pour le Gouvernement qui sera très hésitant pour agir dans une année électorale comme 2012..
France – Roumanie
« Ouverture du Festival national de Théâtre » (28 octobre – 6 novembre) – Soirée dédiée à Eugène IONESCU (La cantatrice chauve et La leçon) dimanche 30 octobre à la salle Atelier du Théâtre nationale de Bucarest (ADEVARUL)
Cette revue de presse, qui ne prétend pas à l’exhaustivité, se limite à présenter des éléments publiés dans les médias roumains. Elle ne reflète en aucun cas la position de l’ambassade ou du gouvernement français.
