Jeudi 15 septembre 2011
Le bouclier anti missiles attire les investissements américains mais mécontente la Russie
Selon le communiqué de presse du département d’Etat des Etats-Unis, repris aujourd’hui par AZI, l’accord signé par Hillary CLINTON et Teodor BACONSCHI (ministre roumain des Affaires étrangères), prévoit l’installation à Deveselu d’intercepteurs SM-3. La chef de la diplomatie américaine a assuré que les Etats-Unis ont testé de manière assidue ce système, lequel s’est avéré efficace et assurera la défense de toute l’Europe. Les Etats-Unis souhaitent installer le bouclier en Roumanie d’ici quatre ans. Traian BĂSESCU a précisé hier, en conférence de presse, que l’accord (qui doit être ratifié au Parlement) n’a rien de secret et qu’il espérait que ce dernier pourra être rendu public d’ici une dizaine de jours. «La nouvelle de l’emplacement du bouclier a produit déjà une effervescence parmi les compagnies étrangères » a déclaré le Président roumain lors de son entretien avec la communauté roumaine installée aux Etats-Unis, ajoutant que les firmes pétrolières EXXON et CHEVRON sont extrêmement intéressés par la prospection pétrolière en Roumanie ADEVĂRUL mentionne que EXXON a déjà signé en 2008 un partenariat avec PETROM concernant une collaboration dans l’exploitation pétrolière de la Mer noire.
Selon ROMÂNIA LIBERĂ, la Russie s’est montrée mécontente de la signature de cet accord. Dans un communiqué de presse émis par le Ministère russe des Affaires étrangères, il est précisé que « les plans anti missiles des Etats-Unis se mettent rapidement en place mais en l’absence de tout progrès dans le dialogue entre la Russie, l’OTAN et les Etats-Unis sur ce sujet ». D’autre part, Konstantin KOSACHEV, le président de la commission des Affaires étrangères de la Douma, a déclaré que la signature de ce traité offrait à son pays le droit de se retirer du traité START qui vise la réduction des armes stratégiques, signé par les Etats-Unis et la Russe (NEWSIN).
«La Roumanie pourrait être incluse dans la liste des amis des Etats-Unis, qui n’ont pas besoin de visa»
C’est ainsi que débute l’article d’EVENIMENTUL ZILEI qui, comme la plupart des journaux du jour, écrit sur « la promesse » avec laquelle le Président Traian BĂSESCU est revenu de Washington. Selon les déclarations tenues hier par le Chef de l’Etat à la presse, le Président américain a montré sa disponibilité pour soutenir la Roumanie afin d’être incluse dans le programme « Visa Weaver ». Ce dernier permet un séjour aux Etats-Unis pour une période pouvant s’étendre à 90 jours, à des fins de travail ou touristiques, sans solliciter de visa. « La Déclaration de partenariat stratégique pour le 21ème siècle mentionne le fait que le Président Barack OBAMA soutient la modification de la loi sur l’accord des visas » a déclaré le Chef de l’Etat roumain. Selon ROMÂNIA LIBERĂ, ce soutien n’est cependant pas l’équivalent d’une réelle modification – celle-ci devant être ratifiée par le Congrès américain. Hillary CLINTON a affirmé qu’elle attendait pour le moment une amélioration du système en Roumanie, précisant que le taux de refus actuel de délivrance de visa de 25% devait descendre à 3%.. En dehors de la Roumanie, les seuls Etats de l’Union européenne où les habitants ont besoin d’un visa pour voyager aux Etats-Unis sont la Pologne et la Bulgarie.
La Roumanie maintient sa position concernant la démarche palestinienne auprès de l’ONU
Même si le gouvernement de Ramallah n’a pas encore déposé officiellement sa demande d’adhésion à l’ONU, le bloc communautaire est divisé en ce qui concerne les aspirations palestiniennes. La Grande-Bretagne et la France n’ont pas encore déclaré leurs intentions, et l’Allemagne et l’Italie s’opposent à la démarche de la Palestine. Concernant la Roumanie, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Doris MIRCEA, a déclaré hier dans une conférence de presse que la Roumanie maintenait sa position de principe selon laquelle la reprise des négociations serait la meilleure modalité d’actions afin d’obtenir une solution pour les Etats Israélien et Palestinien (AGERPRES, EVENIMENTUL ZILEI).
Avant même d’exister la Réforme Schengen suscite des tensions
La Commission européenne a proposé ce mois-ci que la gestion de frontières se gère au niveau de l’Union européenne (UE). Cette réforme suppose le transfert des responsabilités des Etats membres, concernant le contrôle des frontières, vers l’Union européenne. La proposition de la Commission devrait être présentée vendredi. Teodor MELEŞCANU (PNL), Président de la commission pour la défense du Sénat, est d’avis que le projet serait utile à la Roumanie. « Il réglerait les problèmes liés à Schengen et aiderait à lutter contre la corruption, car la reprise des responsabilités par l’UE signifierait un durcissement des règles, comme dans le cas des fonds européens ». Selon l’analyste Dan PETRE (ROMÂNIA LIBERĂ), l’adoption et l’application de cette proposition feraient baisser les coûts liés à la sécurité des frontières, dans la mesure où ils seraient supportés par le budget de l’Union. De plus, « nous échapperions au problème source de la corruption. Les politiques de ressources humaines se décideraient au niveau de l’UE, de telle sorte que nous ne pourrions plus mettre nos neveux ou nièces à la tête des douanes, une chose valable dans plusieurs Etats, pas seulement en Roumanie. » a-t-il ajouté. En revanche, la France, l'Allemagne et l'Espagne font bloc contre ces propositions. Les ministres de l’Intérieur de ces pays « n’approuvent pas le vœu de la Commission européenne » et l’ont fait savoir par l’intermédiaire d’une déclaration conjointe (ADEVĂRUL). « Claude GUEANT, Hans-Peter FRIEDRICH et Antonio CAMACHO considèrent que le respect de la souveraineté nationale est primordial pour les Etats membres.» C’est à eux de « maintenir l’ordre public et d’assurer leur sécurité intérieure », affirme le communiqué. Teodor MELEŞCANU considère qu’un des objectifs importants de la Roumanie est la formation d’une alliance avec les autres pays en faveur de la réforme afin de contrecarrer l’opposition de la France, de l’Allemagne et de l’Espagne.
Retour de Cătălin VOICU au Sénat
« Jovial, mais avec des mouvements lents, ralentis par les kilogrammes qu’il a pris » (ADEVĂRUL), Cătălin VOICU est revenu hier au Sénat, reprenant sa place parmi celles réservés aux parlementaires du PSD, dans la commission des Droits de l’homme. « Mes collègues me soutiennent moralement » a déclaré le Sénateur, accusé de trafic d’influence et libéré au mois de juillet, après avoir effectué 15 mois de prison.
France-Roumanie
Le Ministre des affaires étrangères, Teodor BACONSCHI rencontre le secrétaire d’État chargé des Français de l’étranger, David DOUILLET (AGERPRES)
« Du pygmée Ota Benga à l’intelligence » : à l’occasion de la traduction et publication de « L'Anthropologie face aux problèmes du monde moderne » de Claude LEVIS-STRAUSS aux éditions Polirom (OBSERVATOR CULTURAL)
Cette revue de presse, qui ne prétend pas à l’exhaustivité, se limite à présenter des éléments publiés dans les médias roumains. Elle ne reflète en aucun cas la position de l’ambassade ou du gouvernement français.
