Jeudi 1er septembre 2011
L’Ambassade des Etats-Unis à Bucarest « inquiète » des évacuations envisagées par la mairie de Baia Mare
Dans un communiqué de presse, l’Ambassade des Etats-Unis à Bucarest exprime son inquiétude concernant l’intention de la mairie de Baia Mare de démolir les baraquements dans lesquels habitent des Roms (voir aussi à ce sujet la revue du lundi 29 août). « Nous sommes du même avis qu’Amnesty international et d’autres fondations qui ont déclaré que ces évacuations et démolitions ne devaient pas se faire » affirme la mission diplomatique américaine. Cătălin CHERECHEŞ, le maire de Baia Mare, voit dans ce communiqué un « geste non inspiré » : « l’ambassadeur américain n’a pas été correctement informé par les fondations ou ONG privées (…) les problèmes de la communauté doivent se résoudre localement et personne ne demande à ce que quelqu’un d’autre s’implique dans la résolution de ces derniers. J’attends des excuses de l’ambassade américaine pour les accusations injustes portées à l’encontre de toute la ville de Baia Mare » a déclaré Monsieur CHERECHEŞ (HOTNEWS). ROMÂNIA LIBERĂ mentionne que les représentants des ONG roumaines ont une position plus nuancée qu’Amnesty international : Emil ALUAŞ, le représentant de la Fondation Pro West a déclaré que les autorités locales auraient dû transmettre aux Roms une notification avant de prendre une quelconque mesure. D’un autre côté, il ajoute que « les Roms doivent s’intégrer dans la société dont ils font partie, une bonne fois pour toute. Ils doivent obtenir des papiers d’identité, s’instruire, et la société doit les aider, au moins au début, à régler leur problème de logements ».
Position de la Roumanie sur le Conseil national de transition
Alors que la communauté internationale se retrouve aujourd’hui à Paris à l’occasion de la conférence « des amis de la Libye », ADEVĂRUL, sous le titre « La révolution libyenne arrive aussi en Roumanie », écrit que la Roumanie n’a pas encore complètement reconnu le Conseil national de transition « en tant que seul représentant légitime du peuple libyen ». Le journal ajoute que « les diplomates libyens ont fermé l’ambassade de Bucarest. Personne ne répond au téléphone. Les diplomates libyens ont pris la poudre d’escampette. Pas avant cependant d’avoir retiré le drapeau de la Libye de Kadhafi et arborer celui du Conseil national de transition. Quant au chargé d’affaires libyen, celui-ci reste introuvable ». La diplomatie roumaine considère le Conseil des rebelles comme « un partenaire de dialogue » (le Président roumain l’a lui-même répété ce matin à la réunion annuelle des ambassadeurs – AGERPRES) et non pas comme une structure exécutive de transition, tel que le fait la plupart de Etats de l’Union européenne (voir aussi la revue des médias d’hier). Le quotidien rappelle que le Président Traian BĂSESCU, avait déclaré au Conseil européen du printemps, à Bruxelles, que la Roumanie ne soutenait pas une intervention militaire en Libye. « La position de la Roumanie n’est ni blanche, ni noire. Elle est grise. Je pense que cela s’explique par sa situation géographique et par le fait que ce n’est pas un pays riche » a déclaré à ADEVĂRUL un journaliste palestinien en Roumanie.
La Roumanie dans l’espace Schengen
Après le ministre des affaires étrangères Teodor BACONSCHI sur RFI hier, le Premier ministre, Emil BOC et le conseiller présidentiel, Leonard ORBAN ont fait part à leur tour de leur perspective quant à l’adhésion de la Roumanie à Schengen : « au cours de l’année 2012 », pour le Premier ministre tandis qu’une adhésion graduelle serait « le maximum que peut obtenir la Roumanie », selon ORBAN (REALITATEA TV, JURNALUL NAŢIONAL, EVENIMENTUL ZILEI).
Le ministre des affaires étrangères veut limiter la vente des terrains agricoles
Teodor BACONSCHI a de nouveau montré son inquiétude face à « l’appétit » des investisseurs étrangers pour les surfaces agricoles de la Roumanie. « Ces quinze dernières années, les prix étant bas, de nombreux citoyens étrangers ont massivement acheté des terres agricoles, ils ne les ont pas forcément utilisées pour l’agriculture, la biomasse ou à d’autres fins un tant soit peu lucratives, mais pour des spéculations. Il faut, selon moi, limiter cela» a déclaré le ministre lors d’un entretien accordé hier à Radio Roumanie actualités. Selon ROMÂNIA LIBERĂ, ces déclarations suscitent l’inquiétude des producteurs mais sont en revanche rejetées par des membres officiels du ministère de l’agriculture : « A l’entrée de la Roumanie dans l’Union européenne, les étrangers ont acheté des terrains pour des spéculations immobilières. Aujourd’hui, cela n’arrive plus. Il n’y a plus de regroupement de terrains et les gens se sont rendu compte que les choses commencent à bouger dans ce domaine et ils ne sont plus tentés de vendre leurs terres. Et depuis 2008, l’intérêt des étrangers a vraiment baissé » a déclaré au journal le secrétaire d’Etat Adrian RĂDULESCU.
Le Premier ministre moldave se dit en faveur du roumain, en tant que langue officielle de la République de Moldavie
La presse annonce que la langue roumaine pourrait être introduite dans la Constitution de la République de Moldavie en tant que langue officielle, si la proposition de modification de la Constitution faite en ce sens par Vlad FILAT est acceptée. Ce dernier expliquant qu’il s’agit pour lui d’une « demande naturelle » (JURNALUL NAŢIONAL).
Un nouveau Code fiscal pour aider les firmes à sortir de la crise
EVENIMENTUL ZILEI annonce que le gouvernement a approuvé hier le nouveau Code fiscal et le Code de procédure fiscale visant à soutenir les petites entreprises. Le Premier ministre, Emil BOC a expliqué en conférence de presse les principales modifications apportées. Ainsi, les petites entreprises, ayant trois employés au maximum et un chiffre d’affaires de moins de 100 000 euros, déposeront désormais une déclaration fiscale unique par trimestre, et non chaque mois comme c’était le cas jusqu’à présent. Selon Monsieur BOC, 54 % de sociétés vont bénéficier de cette mesure. D’autre part, les sociétés qui acquittent auprès de l’Etat, avant le 31 décembre 2011, leur principale dette seront exemptées du paiement de pénalités de retard.
Sorin OPRESCU reste indépendant
Le maire de Bucarest a répondu par média interposé à Crin ANTONESCU qui avait déclaré que le maire de la Capitale ne serait soutenu par l’Union sociale-libérale que si ce dernier assumait le logo de l’USL : « Personne ne me dit ce que je dois faire. Je reste un maire indépendant qui appartient seulement aux habitants de Bucarest. Je pars sur un partenariat seulement si les conditions sont égales » a déclaré Monsieur OPRESCU (ADEVĂRUL, TVR 1).
France-Roumanie
Le Président Traian BĂSESCU participe à Paris à la Conférence sur la Lybie (AGERPRES)
Cette revue de presse, qui ne prétend pas à l’exhaustivité, se limite à présenter des éléments publiés dans les médias roumains. Elle ne reflète en aucun cas la position de l’ambassade ou du gouvernement français.
