Jeudi 29 septembre 2011

Crise de la Grèce : les conséquences pour la Roumanie

L’éventualité de la sortie de la Grèce de la zone euro intéresse les médias roumains. Alors qu’hier les Grecs ont adopté une nouvelle mesure d’austérité et que les Européens semblent s’être mis d’accord sur un plan pour sauver la zone euro, EVENIMENTUL ZILEI se demande quels sont, dans ce contexte, les scénarios de croissance pour la Roumanie. Les analystes économiques avancent des chiffres un peu plus retenus que ceux annoncés par le Fonds Monétaire International, soit 2-2,8% en 2012. Daniel THORNILEY, le président du DT Global Business Consulting n’hésite pas à dire qu’il existe 10% de chances pour que la Roumanie rentre de nouveau en récession l’année prochaine et que le PIB se contracte « étant donné que la situation de la zone euro, à laquelle la Roumanie est profondément liée, est entrée dans une phase très dangereuse. » La chance de la Roumanie se situe dans les fonds européens. Selon Daniel DĂIANU, professeur d’économie, si la Roumanie réussit à augmenter les encaissements dans son budget d’au moins 2% en majorant le taux d’absorption de l’argent européen, elle gagnera 0,5-1 % de croissance économique. Le journal rappelle que pendant la première vague de la crise, la Roumanie s’est située dans le groupe des Etats profondément touchés, avec la Bulgarie et la Croatie. Seule la Grèce a eu des performances plus faibles. ZIARUL FINANCIAR mentionne que « les craintes des investisseurs liés à un éventuel effondrement de la Grèce ont poussé hier le cours leu/euro à son niveau le plus haut depuis le début de l’année : 4.3210 lei pour un euro. »

Les députés juristes ont modifié la loi sur le fonctionnement de l’Agence Nationale pour l’intégrité (ANI)


La commission juridique de la Chambre des députés a adopté hier un rapport favorable à la modification de la loi de fonctionnement de l’ANI. Le principal amendement accepté stipule que les personnes qui détiennent par l’intermédiaire de leur famille moins de 5% des actions d’une société ne sont pas obligées de déclarer les contrats qui les lient à ces sociétés. Une autre modification de la loi prévoit la possibilité de transmettre les déclarations de biens et revenus par voie électronique. La Chambre des députés doit prochainement débattre de ses modifications en séance plénière (ROMÂNIA LIBERĂ, Telejournal-TVR 1)

Fermeture de l’usine NOKIA près de Cluj


HOTNEWS et REALITATEA TV annoncent ce matin la fermeture définitive de l’usine Nokia de Jucu, près de Cluj. Le communiqué transmis par Nokia mentionne que 2200 personnes vont être affectées par cette fermeture. La compagnie justifie sa décision par le besoin d’ « optimiser les processus de production, donnant ainsi la priorité aux usines d’Asie qui offrent de plus grands bénéfices, par rapport à la proximité et aux capacités de production. » L’agence HOTNEWS rappelle que le constructeur finlandais de téléphones mobiles a inauguré sa filiale de Cluj en 2008, après un investissement de 60 millions d’euros, lequel aurait déclenché un véritable scandale international, étant donné que Nokia avait dû fermer auparavant son usine de Bochum (Allemagne). 

Nouvelle stratégie du gouvernement pour attirer les investisseurs étrangers


Le Premier ministre a annoncé hier, pendant la réunion du gouvernement, qu’il allait reprendre la coordination directe du Centre roumain de promotion du commerce et des investisseurs étrangers. Le Centre se trouvait jusqu’à présent sous la subordination du ministère de l’économie. Il a ajouté qu’il existait un risque majeur de délocalisation des compagnies multinationales de Roumanie, étant donné que la crise économique accentue la compétition globale et que le Gouvernement devait se préparer, dans une telle éventualité, à attirer d’autres investissements étrangers dans le pays (HOTNEWS, MEDIAFAX).  

Les conservateurs restent dans l’alliance de l’opposition

Le Parti Conservateur (PC) a finalement décidé de ne pas quitter l’Union sociale-libérale (voir aussi revue des médias roumains du 27 septembre). « Des arguments pragmatiques du genre « le PC a des chances minimes s’il fait bande à part » ont primé sur l’orgueil. » écrit EVENIMENTUL ZILEI. Les dirigeants conservateurs ont affirmé en revanche que le député Tudor CIUHODARU s’était « auto-exclu » du PC et de l’USL par ses actions. Ils lui reprochent d’avoir voté au Parlement en faveur du ministère des Affaires européennes et d’avoir participé à diverses réunions avec le premier ministre Emil BOC et des membres de l’Union nationale pour le progrès de la Roumanie (CRONICA ROMÂNĂ).
Dernière minute : Tudor CIUHODARU n’est officiellement plus membre du Parti Conservateur, la décision de son exclusion ayant été prise ce matin par le Président de la formation, Daniel CONSTANTIN, a annoncé le Bureau de presse du PC (AGERPRES).

L’écrivain Mircea CARTARESCU bien placé pour le Prix Nobel de littérature


Selon l’agence Ladbrokes (société de paris britannique), l’écrivain roumain Mircea CĂRTĂRESCU est l’un des favoris du prochain Prix Nobel de littérature. Plus précisément, selon les parieurs britanniques, l’écrivain et poète roumain a une chance sur vingt et occupe donc la 9ème place sur une liste de 20 auteurs. L’auteur d’Orbitor et de Pourquoi nous aimons les femmes (tous deux publiés en France) suit donc le Japonais Haruki MURAKAMI (8ème) et précède l’américain Philippe ROTH (11ème). Le  poète syrien ADONIS est l’auteur ayant le plus de chances au Nobel et occupe donc la première place de ce classement. Depuis cette annonce, les médias roumains multiplient les reportages à ce sujet. Le critique littéraire Nicolae MANOLESCU a déclaré qu’il aimerait que CĂRTĂRESCU ait des chances mais qu’ « il ne les a pas », tandis que Filip FLORIAN, l’un des quelques autres écrivains roumains ayant une notoriété internationale, considère que par sa valeur, Mircea CĂRTĂRESCU mérite d’avoir le Nobel, mais qu’il craignait que cette récompense dépende d’autres critères (TVR 1). L’Académie suédoise annoncera le gagnant au cours du mois d’octobre.

France-Roumanie


L’homme du jour de JURNALUL NAŢIONAL est Dan PERJOVSCHI, à l’occasion du lancement, ce soir, à l’Institut français de Bucarest du catalogue « CIORAN dans la rue ».


Cette revue de presse, qui ne prétend pas à l’exhaustivité, se limite à présenter des éléments publiés dans les médias roumains. Elle ne reflète en aucun cas la position de l’ambassade ou du gouvernement français.