Mercredi 28 septembre 2011

L’ordre public et la circulation, transférés aux mairies, pour les villes de plus de 20 000 habitants

CRONICA ROMÂNĂ et EVENIMENTUL ZILEI s’intéressent plus précisément à l’une des décisions de la dernière réunion du Conseil suprême de défense de l’Etat, à savoir le transfert des services d’ordre public et de police routière du ministère de l’Intérieur aux mairies de plus de 20 000 habitants. Ce mouvement concernant. 6000 policiers  représenterait une économie de 40 % pour le ministère. Les hommes de loi craignent une période de grande confusion, car cette réforme implique le changement d’environ 20 lois. Par ce transfert, le gouvernement espère améliorer l’efficacité des services offerts aux citoyens. Les policiers, anciens employés du ministère, auront les mêmes salaires et continueront de s’occuper de l’ordre public et de la surveillance des écoles, des hôpitaux et des autres sites administrées par les mairies. Les policiers contactés par EVENIMENTUL ZILEI craignent des abus de la part des maires. « Moi, je serais le premier à donner ma démission si l’on me dit de surveiller des affiches électorales » confie l’un d’entre eux. D’autres redoutent que ce changement mette également en danger l’intégration de la Roumanie à l’espace Schengen, car il impliquerait une nouvelle évaluation.

Le Conseil Supérieur de la Magistrature défend l’indépendance du système judiciaire

Le Conseil Supérieur de la Magistrature (CSM) a approuvé le projet de réforme du ministère de la justice qui apporte quelques modifications en ce qui concerne la responsabilité des magistrats, mais à certaines conditions dont ROMÂNIA LIBERĂ se fait aujourd’hui l’écho sous le titre : « Le CSM veut tenir à l’écart le ministre de la justice des procédures de sanction disciplinaire à l’encontre des magistrats ». « En premier lieu, le Conseil demande à ce que l’Inspection judiciaire, qui analyse les infractions faites par des juges et des procureurs, reste une unité autonome et que les inspecteurs judiciaires travaillent en totale indépendance. Ainsi, le CSM rejette l’implication du ministre de la justice, une personne nommée politiquement, dans les condamnations des magistrats auteurs d’infractions disciplinaires. Le journal rappelle que l’Union nationale des Juges, l’Association des procureurs et l’Inspection judiciaire ont récemment critiqué le projet du ministère de la justice qui, selon eux, « produirait des effets qui atteindraient les principes constitutionnels relatifs à l’indépendance du système judiciaire et à la séparation des pouvoirs à l’intérieur de l’Etat. » Le ministère de la justice se justifie en précisant que dans le cadre du Mécanisme de Coopération et de Vérification, la commission européenne recommande une réforme approfondie du système disciplinaire.

Les petites retraites bientôt soumises à l’impôt ?


Le Président de la commission Finances-Banques du Sénat, le démocrate-libéral Ovidiu MARIAN, a déclaré lundi que la solution pour sortir de la crise serait d’imposer toutes les retraites, de faire passer le taux unique des impôts à 10% et de réduire la  TVA. Ses propositions sont actuellement en discussion au sein du PDL. Selon les analystes économiques interrogés par ROMÂNIA LIBERĂ, mettre un impôt sur toutes les retraites est une décision trop importante pour être prise sans qu’il existe une stratégie et une évaluation des conséquences. Andreea Paul VASS, conseillère personnelle du Premier ministre, a contredit son collègue de parti, hier, sur REALITATEA TV, affirmant que ce scénario avait déjà été envisagé en 2010 mais écarté, et prônant plutôt une politique fiscale consistant à diminuer les cotisations d’assurances sociales. Le journal rappelle qu’actuellement 90% des retraités touchent des pensions inférieures à 1000 lei (~ 238 euros) et que l’impôt s’applique seulement aux retraites supérieures à ce montant. La Roumanie compte aujourd’hui 5,4 millions de retraités pour seulement 4,1 millions d’actifs.

Traian BĂSESCU convoqué au Conseil national de lutte contre les discriminations (CNCD)

Le Président de la Roumanie est cité à comparaitre devant le CNCD, la semaine prochaine, pour avoir tenu des propos « racistes » à l’adresse des « tziganes agressifs qui mendient et volent dans les bus » (lors d’une émission télévisée sur B1TV) et pour ses déclarations se référant « aux héritiers de la famille royale ayant des déficiences. » (AZI, ADEVĂRUL)

Escalade des violences en Bulgarie

Les médias roumains suivent de près les violences dont la Bulgarie est victime depuis dimanche soir. Lundi, la police a arrêté à Sofia, plus de 100 personnes, lorsque les manifestations ont dégénéré en confrontations avec les forces de l’ordre. Les manifestants, parmi lesquels des membres d’organisations d’extrême droite et des hooliganss, dénoncent « la situation privilégiée » des minorités romes de Bulgarie. Environ 3000 bulgares se sont rassemblés à Plovdiv, au Sud du pays, pendant que 1000 autres ont manifesté à Varna et Burgas. Les protestataires se sont dirigés vers les quartiers habités par des Roms, qui ont été encerclés par les forces de l’ordre. Les journaux relatent des confrontations entre gendarmes et jeunes qui ont tenté de forcer le périmètre de sécurité. « Les Roms se seraient armés avec tout ce qui leur est tombé dans les mains pour se protéger de la furie de la foule. » (EVENIMENTUL ZILEI) A Sofia, deux policiers ont été blessés pendant les échauffourées. Le Président bulgare a convoqué une réunion d’urgence du Conseil national de sécurité pour le 1er octobre. Selon ADEVĂRUL, la communauté de Roms de Bulgarie a pris ses distances avec Kiril RAŞKOV, chef de file des Tziganes de Katuniţa, près de Plovdiv, pour aplanir le conflit interethnique qui a éclaté suite à l’accident mortel que le petit-fils de ce dernier aurait provoqué volontairement. Le Tribunal des Roms a condamné le « Tsar Kiro », comme est surnommé RAŞKOV, à une peine de mort symbolique afin de montrer que la communauté rome n’est pas d’accord avec les faits de la famille de RAŞKOV (voir aussi la revue des médias d’hier).

Les Roumains du FMI

La revue CAPITAL publie aujourd’hui un reportage sur le personnel international du Fonds Monétaire International et présente l’équipe roumaine. 2500 personnes travaillent dans l’institution, parmi lesquelles 15 Roumains. Leur nombre peut augmenter en fonction des postes de stagiaire qui s’ouvrent mais l’équipe roumaine ne peut pas dépasser les 20 personnes. « Ce qui veut dire que la Roumanie est sous-représentée », écrit la revue. Elle ajoute que les Roumains ne sont pas facile à trouver. Ces derniers sont économistes, ils travaillent dans les départements de support technique, à la comptabilité et aux finances, en économétrie, pronostic et statistique. 

France-Roumanie


« Le Petit chaperon rouge » de Joël POMMERAT se joue à Iaşi le 6 octobre, un projet de l’Institut français de Iaşi, en partenariat avec le Théâtre Luceafarul (SUPLIMNENTUL DE CULTURA)

« Evénement à Bucarest : « Taxi Driver » de Martin SCORSESE en version restaurée dans le cadre des « Films de Cannes à Bucarest » du 14 au 20 octobre (SUPLIMENTUL DE CULTURA)

« En France, le Festival dédié à la nouvelle vague du théâtre roumain se poursuit » (JURNALUL NATIONAL)


Cette revue de presse, qui ne prétend pas à l’exhaustivité, se limite à présenter des éléments publiés dans les médias roumains. Elle ne reflète en aucun cas la position de l’ambassade ou du gouvernement français.