Mercredi 7 septembre 2011
Roumanie-France lorsque le gazon vole la vedette au sport
« Les Roumains ont offert à l’Europe une leçon de travail "bien fait”. L’Arena nationale a révélé hier soir un stade de 234 millions d’euros mais un gazon à 2 lei » écrit EVENIMENTUL ZILEI (version en ligne) qui, comme la plupart des médias, ne commente pas vraiment le résultat du match d’hier (0-0) mais plutôt la médiocre qualité du gazon du stade, même si le Maire général Sorin OPRESCU a déclaré à la sortie du match que ce dernier avait été jugé «acceptable». ROMÂNIA LIBERĂ consacre sa page de une à Adrian OPRIŞAN, le « baron du gazon » (et frère du Président du Conseil de judet-PSD- de Vrancea) qui, par l’intermédiaire de sa firme « La gamme verte », a été chargé du gazon du stade Arena. Sa compagnie détient le monopole de la plupart des travaux d’aménagement ou d’entretien des terrains sportifs de Roumanie. Il est connu pour avoir fait des « terrains impraticables » pour le football. « Cette fois-ci, le problème est beaucoup plus sérieux, étant donné que la qualité du gazon posé par Monsieur OPRIŞAN a terni la joie de l’inauguration d’un stade de 234 millions d’euros ». Lors du premier entrainement, la semaine dernière, les joueurs avaient déjà constaté que le gazon se détachait facilement. La situation est d’autant plus grave qu’il existe un « précédent malheureux », en 2003, avec l’ancien stade national (baptisé « 23 août »), lors d’un match de qualification qui a opposé l’équipe nationale au Danemark. Sur ce terrain aménagé également par la compagnie d’Adrian OPRIŞAN, il n’y avait pas le moindre brin d’herbe et aujourd’hui, le stade ressemblerait à une plage.
Quels sont les députés roumains les plus influents du Parlement européen?
L’Institut européen pour la démocratie participative (Quorum) a analysé l’activité des députés européens roumains. Selon le rapport, les députés roumains [35 au total ndr] seraient les plus actifs, plaçant la Roumanie en 11ème position sur les 27 autres états membres.(RFI, ADEVARL) Si les Roumains se remarquent par leurs nombreuses absences aux sessions parlementaires, leurs interventions seraient loin d’être « fades » (ADEVĂRUL) : « les euro parlementaires roumains ne semblent pas avoir le moindre trac quand il s’agit de prendre la parole » mentionne le rapport. Parmi les députés roumains, Renate WEBER a soutenu 29 discours lors de son dernier mandat (2009-2011), un « petit nombre », en comparaison de ses collègues Dan PREDA (140), Adriana TICĂU (239) ou encore Elena BĂSESCU, la fille du président (217). Par contre, la valeur politique de ces interventions serait réduite, explique un expert parlementaire au journal ADEVĂRUL. Les députés européens parleraient en leur nom propre et pas au nom d’une délégation nationale, d’un groupe politique ou d’une commission. Les retombées politiques de ces discours seraient quasi nulles et c’est pourquoi, la presse accréditée au Parlement européen ne leur accorderait presque aucune attention.
Présentation à la presse de la nouvelle Ambassade des Etats-Unis
Hier, les représentants de l’Ambassade des Etats-Unis en Roumanie ont présenté aux médias le nouveau bâtiment, d’un coût de 100 millions de dollars, qui sera opérationnel à compter du 14 septembre prochain. Le nouveau siège de la mission américaine se trouve dans le quartier Băneasa de Bucarest et aura 17 guichets pour les visas. Selon ROMÂNIA LIBERĂ, les 30 employés consulaires et la vaste salle d’attente devraient réduire l’attente des 250 demandeurs de visa chaque jour. L’ambassade intègre de nouvelles technologies qui visent à réduire l’impact sur l’environnement et respecte toutes les normes de sécurité imposées par les Etats-Unis. Le terrain sur lequel il se trouve est loué à la firme Băneasa Investments, contrôlé par le riche homme d’affaires, Gabriel POPOVICIU. Lors de la présentation du nouveau siège américain, l’Ambassadeur des Etats-Unis Mark GITENSTEIN a déclaré que 1500 Roumains avaient travaillé sur cette construction qui reflète « l’importance que les Etats-Unis donnent à leur relation avec le gouvernement roumain et avec le peuple roumain » (HOTNEWS).
Les Universités de Roumanie financées en fonction de leurs performances
« Après le désastre du baccalauréat, dans les facultés, on sépare le bon grain de l’ivraie » écrit EVENIMENTUL ZILEI qui annonce une « révolution dans les universités ». Daniel FUNERIU, le ministre de l’éducation, déclare au journal que les temps où le ministère de l’éducation allouait des places aux universités de manière préférentielle, « selon le bon plaisir du stylo et des amitiés politiques » sont terminés. Le financement des facultés va se faire désormais en fonction de critères objectifs, comme la performance et l’adéquation des programmes au marché du travail. C’est dans ce sens que l’Association des universités européennes a établi un classement des universités : douze d’entre elles sont considérées comme étant des instituts d’élite (les trois premières places sont occupées par l’Université de Bucarest, « Babeş Bolyai » de Cluj et « Alexandru Ioan Cuza » de Iaşi), en conséquence, l’Etat leur offrira plus de financement.
Négociations entre l’UDMR et le PSD
Le Président de l’UDMR, Hunor KELEMEN a rencontré hier le dirigeant du PSD, Victor PONTA. A l’issue des tractations qui se sont déroulées en huis-clos, les deux hommes politiques ont suggéré aux médias (ADEVĂRUL, TVR 1) qu’ils seraient arrivés à un accord concernant l’initiative du PDL pour introduire le vote par correspondance (à laquelle ils s’opposent). Monsieur PONTA s’est dit « content » de la réponse de l’UDMR sur ce sujet et a précisé que son parti accepterait tout type de système électoral. Le PSD soutient la représentation des minorités au Parlement proportionnellement au poids de ces dernières. Un autre point sur lequel les deux formations politiques semblent « chanter d’une même voix » concerne l’introduction d’un Parlement unicaméral.
REALITATEA MEDIA : Elan SCHWARTZENBERG fait des précisions
L’actionnaire majoritaire du groupe média REALITATEA a déclaré à la presse que la demande de placement en incapacité de paiement déposée par son groupe est une procédure de réorganisation judiciaire, avec laquelle Sebastian GHIŢA, le manager de la firme, est d’accord. ROMÂNIA LIBERĂ précise que cette procédure dure en général trois ans, temps durant lequel la firme pourrait résoudre ses problèmes de dettes.
France-Roumanie
« LEROY-MERLIN a recruté 250 personnes » (ZIARUL FINANCIAR)
Cette revue de presse, qui ne prétend pas à l’exhaustivité, se limite à présenter des éléments publiés dans les médias roumains. Elle ne reflète en aucun cas la position de l’ambassade ou du gouvernement français.
