Vendredi 30 septembre 2011

Pourquoi l’usine Nokia de Cluj ferme-t-elle ?

Depuis hier, les médias commentent largement l’annonce de la fermeture de l’usine Nokia de Cluj (Jucu) qui va mettre au chômage 1956 personnes d’ici la fin de l’année. « Nokia va quitter la Roumanie, alors qu’en seulement trois ans au cours desquels elle a produit des téléphones mobiles à Jucu, elle a récupéré son investissement et fait un profit approximatif d’environ 20 millions d’euros, auquel il faut ajouter le montant de la TVA restituée par l’Etat roumain de 10 millions d’euros, ce qui donne un profit net de 30 millions d’euros » écrit EVENIMENTUL ZILEI (EVZ) qui comme ROMÂNIA LIBERĂ trouve la décision de la compagnie finlandaise « surprenante ». L’une des explications avancées est la perte de terrain des téléphones Nokia sur les Smartphones. L’usine de Cluj va donc être délocalisée et répartie en Chine, Inde et Corée du Sud. Selon EVZ, le contrat entre Nokia et le Conseil départemental de Cluj ne contient aucune clause qui pénalise le constructeur de téléphones pour avoir fermer sa filiale en Transylvanie. Les représentants de la compagnie ont annoncé que les 1956 employés de Nokia vont travailler jusqu’à la fin de l’année, à l’issue de laquelle ils recevront trois salaires compensatoires et des cours gratuits de requalification. Selon le préfet du département de Cluj, à l’issue de ces licenciements, le chômage risque de passer de 3,5% à 4% dans cette région. Le Président Traian BĂSESCU a déclaré que la fermeture de l’usine Nokia de Jucu n’était pas une nouveauté et qu’il a souvent porté des discussions avec son gouvernement à ce sujet, ayant averti du risque que les multinationales réduisent leur activité en Roumanie.

Où en sont les investissements français ?

La fermeture de Nokia amène la presse à s’interroger sur la solidité et la durabilité des investissements étrangers en Roumanie. Concernant la France, ZIARUL FINANCIAR donne la parole à Bruno ROCHE, le président de la Chambre Française, de Commerce, d’Industrie et d’Agriculture en Roumanie (CCIFER). Avec des investissements de plus de 4,2 milliards d’euros, la France occupe la quatrième place dans le classement des investisseurs  étrangers en Roumanie. Monsieur ROCHE rappelle qu’au cours des années de crise, aucune compagnie française majeure n’avait quitté la Roumanie, au contraire, pour certaines d’entre elles, les investissements durant cette période ont représenté une opportunité leur permettant d’être bien installées pour le moment où l’économie redémarrera. Même si la crise a freiné de nombreux projets, les investissements français ont continué en Roumanie : « Ces derniers temps, nous avons eu quelques nouveaux investisseurs, comme le groupe AXA, sur le marché des assureurs, ou LEROY-MERLIN, sur le marché des produits de bricolage. Les investissements des compagnies déjà installées en Roumanie sont également remarquables : le Centre Renault de Titu inauguré en 2010 est l’un des plus remarquables, mais ce n’est pas le seul. On a aussi investi dans le secteur énergétique, dans la grande distribution, dans l’infrastructure d’environnement, dans l’agriculture » a déclaré le président de la CCIFER.

La gouvernance économique de l’Union européenne et la Roumanie


Réuni en session plénière, le Parlement européen a voté mercredi le Paquet « gouvernance économique », considéré comme essentiel pour sauver l’euro, l’économie européenne et maintenir la construction européenne. Selon ADEVĂRUL, il introduit des lois de discipline budgétaire, des indicateurs et des règles pour les Etats de la zone euro et impose aux autres (donc à la Roumanie) de s’y conformer et de respecter ces objectifs. Que va signifier ce paquet législatif (six lois) pour la Roumanie ? s’interroge le quotidien. « Il vérifie que l’économie ne déraille pas. La différence entre les dépenses en bonne santé et celles en mauvaise santé est un point essentiel. » a déclaré Sebastian BODU, député européen. En pratique, si un Etat a alloué trop de protection sociale et que cela affecte dangereusement son économie, la gouvernance économique européenne pourra alors intervenir. Selon le journal, la Roumanie ne va ainsi plus pouvoir cacher les pertes des «rois» (de l’asphalte…) ou des sociétés commerciales d’Etat telles que la CFR (Société des Chemins de fer) et les compagnies minières. Les subventions et les dettes de ce type de sociétés pourront ainsi être dépistées plus facilement par les nouvelles règles de l’Union européenne. 

Traian BASESCU à Varsovie

Le Président Traian BĂSESCU participe au Sommet du « Partenariat Oriental » qui se déroule à Varsovie, depuis hier. Il est accompagné du ministre des affaires européennes, Leonard ORBAN (REALITATEA TV).

Environnement : la Roumanie menacée par une procédure d’infraction

La Roumanie a reçu un avertissement de la part de la Commission européenne qui accorde à l’Etat roumain deux mois pour mettre en place la législation relative à la gestion des déchets, comme elle l’avait déjà demandé l’année dernière. La Roumanie risque d’être jugée à la Cour de Justice européenne et sanctionnée par des pénalités financières (CRONICA ROMÂNĂ, ROMÂNIA LIBERĂ)

FMI-Roumanie : deuxième révision de l’accord de type préventif, une nouvelle tranche de 480 millions d’euros

Les membres directeurs du Conseil du Fonds Monétaire international ont approuvé jeudi une deuxième révision du nouvel accord, de type préventif, et vont mettre à la disposition de la Roumanie, une troisième tranche, d’une valeur de 480 millions d’euros (HOTNEWS, CAPITAL)

Les derniers chiffres de l’emploi


Selon l’Institut national des statistiques (INS), le nombre des salariés en Roumanie en 2010 a été de 4,58 millions, il a donc baissé par rappport à 2009, d’environ 300 000 personnes tandis que le salaire net mensuel moyen a été de 1391 lei (~ 325 euros), enregistrant donc une hausse de seulement 30 lei par rapport à 2009. L’INS indique également que le taux du chômage s’est maintenu à 7,3 % au mois d’août, le nombre des chômeurs en Roumanie est donc aujourd’hui de 709 000 (HOTNEWS, MEDIAFAX).

France-Roumanie


« La clef des mystères », spectacle d’illusionnisme franco-roumain avec Dani LARY, à la salle du Palais, le 12 octobre (CRONICA ROMÂNĂ).

« NYA : spectacle de danse contemporaine d’Algérie au Théâtre Bulandra ce soir et demain » (NINE O’CLOCK, REALITATEA.net)

« La nuit des bibliothèques » du 1er au 2 octobre dans 20 bibliothèques, dont la médiathèque de l’Institut français de Bucarest (OBSERVATOR CULTURAL)


Cette revue de presse, qui ne prétend pas à l’exhaustivité, se limite à présenter des éléments publiés dans les médias roumains. Elle ne reflète en aucun cas la position de l’ambassade ou du gouvernement français.