Vendredi 9 septembre 2011
De plus en plus de voix du PDL s’expriment sur le projet de création du Mouvement populaire
Selon EVENIMENTUL ZILEI, le PDL envisage de constituer une association (baptisée le Mouvement populaire) avec d’autres partis politiques. Ce projet a été confirmé par le secrétaire général du parti, Ioan OLTEAN et Gheorghe FLUTUR, le premier vice-président (TVR Info, AGERPRES). Les premiers à avoir parlé de la création d’un grand « Mouvement populaire » sont le ministre du travail, Sebastian LĂZĂROIU (et « son célèbre parti Blanche-neige »), et Sever VOINESCU (porte-parole du PDL) qui a déclaré hier pour GÄNDUL qu’il existait aussi des discussions sur ce thème avec le PNL (Parti National Libéral). Hier, dans un entretien accordé à HOTNEWS, Teodor BACONSCHI (ministre des Affaires étrangères et premier vice-président du PDL), également fondateur de la Fondation Chrétienne-Démocrate, a déclaré que l’unification des forces de droite était un projet à long terme basé sur le soutien civique. Monsieur BACONSCHI ne voit pas un rattachement du PDL à l’UNPR dans le prochain mouvement populaire, mais plutôt un rapprochement vers l’ancien PNTCD (Parti National Paysan Démocrate Chrétien). « Les seuls partis populaires de Roumanie sont le PDL, l’UDMR (Union magyare) et le PNTCD, ce dernier se trouve dans une situation d’avarie que nous déplorons, mais il pourrait revenir comme élément dans cette construction », a déclaré le ministre des Affaires étrangères.
Regroupement des élections locales et législatives
Le PDL n’exclut pas la possibilité de regrouper les élections locales et législatives en 2012 par une nouvelle procédure d’engagement de la responsabilité du gouvernement, a déclaré hier la présidente de la chambre des députés, Roberta ANASTASE (Radio Roumanie Actualités, EVENIMENTUL ZILEI).
Du côté de l’opposition, Mircea GEOANĂ a déclaré que le regroupement de ces élections pourrait être favorable au PSD, même si ses collègues de parti ne sont pas d’accord avec la date proposée par le PDL : « Tous ces changements de règles électorales (…) favorisent le principal parti et le plus grand de Roumanie. Le PSD est le plus grand parti. Tout comme nous, en 2003, nous avons changé la Constitution en prolongeant le mandat du Président, pensant qu’il serait l’un des nôtres et favorisant BASESCU, le PDL fait maintenant la même chose, il change les règles du jeu en favorisant le PSD. C’est pareil dans la vie, c’est pareil au tennis », a déclaré le président du sénat.
L’Arena de Bucarest entre en phase de reconstruction
Selon ROMÂNIA LIBERĂ, les inspecteurs de l’UEFA (Union européenne des associations de football) présents hier à Bucarest pour faire un rapport sur l’état du gazon du stade national Arena « ont fait preuve d’indulgence » même si leur conclusion a été claire : « le terrain est impraticable. » En conséquence, une société étrangère sous la surveillance « attentive » d’un expert de l’UEFA va s’occuper de sa reconstruction. Aujourd’hui, l’UEFA va décider si la date du match entre l’équipe roumaine Steaua (dont le manager est Gigi BECALI) et l’équipe allemande Schalke, initialement prévu le 15 septembre, allait être reportée (REALITATEA TV).
Perte d’argent et d’étudiants pour les universités rétrogradées
Organisées selon les principes de l’économie de marché, les universités privées vont vivre cette année le plus grand revers de leur histoire. ROMÂNIA LIBERĂ l’explique selon deux raisons principales. Premièrement, aucune d’entre elles n’est parvenue à se situer en haut du classement effectué par l’Association des universités européennes (voir à ce sujet la revue des médias du 7 septembre), « une raison suffisante pour être évitées par les étudiants qui tiennent à avoir un diplôme bien vu. » Deuxièmement, seulement la moitié des élèves ayant passé leur baccalauréat cette année ont obtenu le précieux diplôme, ce qui a pour conséquence naturelle une « chute drastique des inscriptions dans les facultés ». Dans ce contexte de crise, les recteurs des universités privées, craignant la faillite, sont obligées de revoir leur stratégie de développement.
Le nouveau code civil change les règles du divorce
A compter du 1er octobre prochain, date de l’entrée en vigueur du nouveau code civil, la loi va octroyer aux parents qui divorcent le droit à la garde partagée pour les mineurs issus de leur mariage. Cela signifie que les époux qui divorceront pourront décider d’un commun accord de l’éducation, du temps libre et des activités extrascolaires de leurs enfants. Les juges pourront aussi questionner les enfants de plus de 10 ans afin de savoir avec qui ils préfèrent aller vivre. Si l’un des deux parents ne respecte pas les conditions établies d’un commun accord, les juges décideront d’un retour éventuel à la garde unique. Les statistiques démontrent que jusqu’à présent dans 95 % des cas, la mère obtient gain de cause (GÂNDUL, PRO TV).
Le Ministre de l’agriculture a démis de ses fonctions le président de l’Agence des domaines de l’Etat
« Je l’ai destitué, suite à une note de contrôle, pour des erreurs que je ne veux pas commenter pour le moment. J’assume ma décision » a déclaré Valeriu TABĂRĂ. « Le chef de l’agence, Radu Mihai CRISTESCU – jeune espoir du PDL – a été démis de ses fonctions et placé entre les mains des procureurs anti-corruption, par le ministre de l’agriculture », écrit ROMÂNIA LIBERĂ. Radu CRISTESCU et d’autres membres de la direction sont accusés d’avoir causé à l’institution un préjudice de 10 millions d’euros en baissant, de manière injustifiée, la redevance des terrains donnés en concession à la société GRIVCO, détenue par Dan VOICULESCU (ZIARE.com). De plus, Monsieur CRISTESCU aurait protégé les intérêts de l’homme d’affaires Ştefan POIENARU, au détriment de la compagnie A&S International 2000 (10% de capital roumain et 90% de capital américain), dans un conflit ayant pour enjeu plusieurs terrains agricoles sur l’île de Ialomiţa (région du Danube).
Cette revue de presse, qui ne prétend pas à l’exhaustivité, se limite à présenter des éléments publiés dans les médias roumains. Elle ne reflète en aucun cas la position de l’ambassade ou du gouvernement français.
