Mardi 24 janvier 2012
Les gros titres de l’actualité
Presse écrite
« Journée de chaos à Bucarest » à l’occasion du jour de l’Union sont attendus à Bucarest plus de 10.000 protestataires, des cadres militaires, supporteurs de football, retraités et révolutionnaires (EVENIMENTUL ZILEI)
« Troc immonde entre BOC et les profiteurs de la Révolution. Le gouvernement veut acheter sa tranquillité avec notre argent » (ADEVARUL à la une)
« Teodor BACONSCHI, le ministre destitué par la banlieue ignare », le Premier Ministre a révoqué hier le ministre des Affaires étrangères une semaine après que ce dernier ait insulté les manifestants (ADEVARUL), « USL a crié 'A bas le gouvernement' et seulement BACONSCHI est tombé » (EVENIMENTUL ZILEI), « Les premières concessions faites à la rue par le pouvoir. Qu’est-ce qui va suivre ? », les analystes politiques s’attendent à ce que le gouvernement adopte plusieurs mesures favorables à la population (ROMANIA LIBERA à la une), « La destitution de BACONSCHI ne leur a pas fermé la bouche. Des milliers de personnes ont continué les protestations dans tout le pays » (REALITATEA TV)
« Le PSD et le PNL ne se sont pas entendus pour démissioner du Parlement » (ADEVARUL)
« L’Europe nous écoute, tandis que le Gouvernement nous insulte », les Roumains font plus confiance aux institutions européennes qu’aux nationales (commentaire de Vasile PUSCAS pour ADEVARUL)
« Comment les étrangers voient le système médical roumain : criminel et inhumain », la presse étrangère parle de la corruption du système sanitaire roumain (reprise d’AFP par ROMANIA LIBERA)
« Chaque nouveau jour de protestation commence à se traduire par un moins pour l’économie », quelque soit la solution aux tensions présentes, celle-ci doit venir au plus vite. Les hommes d’affaires disent que le business commence à en souffrir (ZIARUL FINANCIAR à la une)
Télévisions
- B1TV – Emil BOC sur la révocation de BACONSCHI : « Aucun homme politique ne doit pas être encouragé à insulter la population qui a raison d’être mécontente »
- émission « Ultimul cuvânt » : Mircea GEOANA : « L’opposition a fait un spectacle qui ne lui fait pas honneur. On ne peut pas parler trois langues différentes et donner un signal d’unité » ; « du point de vue politique, il est obligatoire qu’Emil BOC s’en aille. Seulement après son départ on peut parler d’élections anticipées ».
- ROMÂNIA TV – émission « România în 60 de minute » : Teodor BACONSCHI : « Je prend note de la décision de révocation et je souhaite qu’elle soit utile pour détendre la situation ».
- ANTENA 3 – émission « Subiectiv » : Dan SOVA, sénateur PSD, Ioan GHISE, sénateur PNL, Vasile MARICA, président SED-LEX ont commenté l’intention des parlementaires libéraux de démissionner du Parlement et ont passé en revue la pression de la rue doublée par la pression politique, ainsi que les diversions du pouvoir
- émission « La ordinea zilei » : Eugen NICOLICEA (député UNPR), Sergiu ANDON (PC) ont commenté le fait qu’Emil BOC refuse de démissionner et les élections anticipées, tandis que l’opposition est prête à démissionner, soulignant que « le dialogue du pouvoir n’est qu’un simple monologue »
Radios
RFI Romanie – le sénateur PDL Radu BERCEANU : « Le Premier ministre Emil Boc devait envisager plutôt une sanction de parti en ce qui concerne Teodor Baconschi, puisque les déclarations du Ministre des Affaires étrangères relevaient plutôt du politique et non pas de la zone de son activité diplomatique, en tant que ministre ». Le sénateur PDL déclare qu’il respecte la décision du Premier ministre mais qu’il ne s’y attendait pas. Il explique également qu’il ne pense pas qu’il y ait une liaison directe entre la révocation de Baconschi et les essais du pouvoir de calmer les protestataires. Berceanu reproche aux dirigeants du PDL de n’avoir pas pris leurs distances par rapport aux déclarations inappropriées de certains démocrates-libéraux à l’égard des protestataires sortis dans la rue.
Révocation de Teodor BACONSCHI
Le Premier ministre Emil BOC a annoncé hier la révocation du Ministre des Affaires étrangères Teodor BACONSCHI pour des « dérapages et maladresses verbales à l’adresse des protestataires ». M. BACONSCHI avait critiqué les protestataires sur son blog en les traitant de « la banlieue ignare et violente ». La proposition du PDL pour le ministère des Affaires étrangères est le sénateur UNPR Cristian DIACONESCU. Cependant les manifestations de rue ont continué hier à Bucarest pour le onzième jour successif. L’opposition a demandé hier au Parlement la démission du gouvernement et du Président et l’organisation d’élections anticipées. (MEDIAFAX)
Protestations
Selon ROMANIA LIBERA, aucun changement majeur ne s’est produit suite au débat parlementaire extraordinaire sur la situation politique actuelle : le gouvernement ne démissionne pas, les parlementaires de l’opposition ne démissionnent pas en masse. Par ailleurs, la coalition au pouvoir a commencé à prendre en compte les premières mesures pour calmer le mécontentement de la population. Le report d’application de la taxe auto à la première immatriculation, l’amnistie fiscale pour les 300.000 fonctionnaires qui devaient rembourser les bonus reçus et la révocation de Teodor BACONSCHI sont les premiers compromis du pouvoir. Cependant, 10.000 personnes sont attendues aujourd’hui à Bucarest pour un meeting organisé par le Syndicat des Cadres militaires de réserve.
Démissions PNL du Parlement
Plusieurs parlementaires libéraux, dont Adrian SAFTOIU, Ludovic ORBAN, Teodor ATANASIU ont démissionné hier du Parlement. Ludovic ORBAN a motivé son geste, disant qu’il ne souhaitait plus légitimer les abus du pouvoir actuel par sa présence au Parlement (B1TV).
Roumanie – France
« Un IONESCO de nos jours est en train de se préparer », présentation d’un nouveau montage de la pièce « Amédée ou comment s’en débarrasser » avec les comédiens Claudiu BLEONT et Nadine (EVENIMENTUL ZILEI)
Cette revue de presse, qui ne prétend pas à l’exhaustivité, se limite à présenter des éléments publiés dans les médias roumains. Elle ne reflète en aucun cas la position de l’ambassade ou du gouvernement français.
