Message du ministre délégué à la coopération et à la Francophonie, M. Pierre-Andrré Wiltzer

VIIIème semaine de la langue française et de la Francophonie



Message du ministre délégué à la coopération et a la Francophonie,

M. Pierre-André Wiltzer





''Chères amies et amis de la Francophonie,

Je m'apprête a fêter avec vous la journée de la Francophonie et la semaine de la langue française. Ce que nous allons célébrer ensemble sur les cinq continents, c'est notre appartenance commune a une langue qui nous est chère, une langue apprise des la naissance ou plus tard dans la vie, mais qui, dans tous les cas, constitue notre patrimoine commun. C'est aussi à la communauté de valeurs que porte cette langue que nous rendons hommage : le dialogue des cultures, la démocratie, les droits de l'homme et l'ouverture qu'elle nous donne sur la modernité et le développement.

Cette fête aura sa musique propre, celle de notre langue, ses intonations, sa richesse, sa capacité à traduire les réalités du monde contemporain, la diversité et la force que lui apportent les 181 millions de personnes qui parlent le français, chacune à sa manière, et les 82,5 millions qui l'apprennent.

En France, comme dans le monde entier, le 20 mars et les jours environnants, nous conjuguerons le français avec la littérature, la chanson, l'éloquence, le sport, les arts et les savoirs. Des manifestations organisées dans les écoles, sur les scènes des théâtres, à la télévision et sur les ondes des radios, mettront en valeur la création, la culture, l'inventivité, et l'aptitude à faire de la langue une passerelle vers d'autres civilisations.

Je remercie chaleureusement tous nos partenaires, Etats et gouvernements, l'organisation internationale de la Francophonie, collectivités et organismes publics, associations, entreprises et particuliers qui animent cette grande fête avec le concours du ministère des Affaires étrangères. Je me réjouis avec eux de son succès croissant. je félicite tout particulièrement cette année les quelque 600 professeurs qui tiendront du 16 au 20 mars, A Libreville, au Gabon, les Etats généraux de l'enseignement du français en Afrique francophone auxquels le ministère des Affaires étrangères apporte une contribution décisive.

Notre grande fête intervient dans un monde sujet a l'inquiétude face au risque d'avènement d'un modèle culturel dominant et, symétriquement, d'éclatement, sous l'effet de l'intolérance et des violences.

La meilleure réponse passe par le dialogue des cultures. Renouer les liens qui se sont rompus, éviter que les autres ne se distendent, voilà notre mission et la Francophonie peut nous aider dans cette tâche. Il n'y aura pas de dialogue des cultures sans diversité culturelle. Et pour affermir celle-ci, nous devons veiller à ce que les règles en matière culturelle soient équitables pour tous les Etats et qu'elles leur donnent les moyens de conduire leurs propres politiques. Ce qui sera en jeu, lors de ces journées de la langue française et de la Francophonie, c'est cette conception de la diversité qu'exprime si bien notre langue dans la diversité de ses parlers et de ses intonations. Nous en ferons une fête, la fête du droit des peuples à disposer de leur langue, de leur patrimoine et de leurs propres modes d'expression artistiques et culturels.

Le 20 mars et les jours qui suivront, la langue française - cette musique de tous les peuples - s'entendra donc de très loin, y compris de ceux qui ne parlent pas le français mais souhaitent s'associer aux efforts de la Francophonie pour maîtriser et humaniser la mondialisation. A cela, rien d'étonnant, car la fête de la Francophonie, c'est d'abord une fête de mots mais c'est aussi la fête de l'échange entre les cultures.