Fête nationale (14 juillet 2009)

Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs les Ministres,
Excellences,
Mesdames et Messieurs,
Chers Amis,

Le 14 juillet est pour nous l’occasion de retrouver nos nombreux amis roumains et de fêter avec eux notre Fête nationale.

C’est avec beaucoup de plaisir que je vous accueille, Monsieur le Président, à la Résidence de France qui, pour l’occasion, a été décorée de tricolore. C’est l’occasion de célébrer le partenariat stratégique qui unit nos deux pays, et qui a été lancé en février 2008 ici même par le Président de la République Nicolas Sarkozy. Dans son esprit et il l’a dit une nouvelle fois en vous recevant à Paris, Monsieur le Président, le 18 mai dernier, la Roumanie n’est pas un pays européen comme les autres. C’est un pays ami de la France avec lequel elle entend avoir des relations privilégiées et particulièrement étroites.

Ces relations sont anciennes et fortes, et ont débuté avec la naissance de la Roumanie, qu’a illustrée l’exposition Napoléon III et les Principautés roumaines ouverte pendant la Présidence française de l’Union européenne. Elles sont fortifiées par l’usage du français, et je suis heureux d’avoir invité à cette cérémonie les sept élèves roumains qui ont été lauréats cette année du prix Henri Poincaré de Mathématiques et dont deux vont entrer en maths sups au lycée Louis le Grand à Paris en septembre 2009. J’ai voulu les mettre à l’honneur aujourd’hui. J’ai le plaisir de vous annoncer qu’il y a cette année 2009, 26 lycées roumains bilingues, 3436 élèves engagés dans la filière bilingue roumain français, et que nous avons eu cette année 500 bacheliers bilingues soit 36% de plus que l’année dernière. Quel plus beau motif d’espoir trouver pour répondre à la crise économique que de se tourner vers l’enthousiasme, les succès et la bonne qualité de la formation de la jeunesse roumaine ?

Notre relation est également fortifiée par les résultats des entreprises françaises présentes en Roumanie qui, certes, souffrent de la crise, mais maintiennent leurs perspectives d’investissement et misent encore sur le redressement que nous attendons tous. Je les remercie d’avoir largement contribué au succès de cette manifestation, cette année encore.

Votre Gouvernement, Monsieur le Président, comme le Gouvernement français, a saisi cette période pour accélérer et amplifier le rythme des réformes : simplification administrative, allègement de la bureaucratie inutile, perspectives d’une meilleure absorption des fonds européens. La France mettra tous ses efforts, en particulier grâce à notre coopération bilatérale, maintenue et amplifiée en dépit des difficultés budgétaires que nous connaissons, pour vous accompagner.


Sur le plan international, la France appuie la Roumanie dans les instances européennes, et chaque fois que cela lui est demandé, lui accorde son soutien. C’est le cas en particulier pour demander à la République de Moldavie de reprendre avec votre pays des relations de bon voisinage, compromises par des accusations injustes. La France est le pays des Droits de l’Homme et souhaite qu’au voisinage de l’Europe, la situation des Droits de l’Homme soit préservée et garantie. Je n’oublie pas cette année les 60 ans de la création du Conseil de l’Europe qui a beaucoup contribué et contribue encore à l’amélioration des Droits de l’Homme dans cette partie du monde.

La France souhaite aussi travailler avec la Roumanie pour l’aider à améliorer son indépendance énergétique. J’en profite pour saluer la décision courageuse, Monsieur le Président, de choisir la technologie européenne EPR pour la future centrale nucléaire roumaine, et de progresser ainsi vers l’indépendance énergétique.

Pour moi, ce dossier est symbolique de la coopération étroite qui nous anime, elle s’inscrit dans la durée, elle est partenariale, elle crée de la valeur, elle touche la recherche, la formation et elle s’appuie sur la qualité et l’expertise des équipes et des entreprises des deux pays. C’est aussi un message d’espoir que je veux lancer : la France et la Roumanie luttent ensemble contre la crise économique.

Permettez-moi de vous remercier, Monsieur le Président ainsi que votre Gouvernement, pour la qualité de ces liens, et la confiance que nous nous manifestez.

Monsieur le Président il y a vingt ans, la Roumanie mettait fin à un régime qui a causé beaucoup de souffrances et de malheurs à vos concitoyens. Je ne l’oublie pas. Mais je vois aussi les progrès qu’en si peu de temps elle a fait : elle est aujourd’hui pleinement démocratique, européenne, et elle souhaite se donner les moyens, avec la France, de participer au changement du monde. Vous pouvez compter sur nous.

Vive la Roumanie, Vive la France.