Inauguration du nouveau siège de la CCIFER (14 septembre 2010)
Je suis heureux d’inaugurer aujourd’hui le nouveau siège de la CCIFER dans des locaux qui ont vocation à mieux répondre aux attentes de ses membres et de sa clientèle d’entreprises.
Ce déménagement est symbolique d’une nouvelle étape que la Chambre est en train de franchir, au service de la communauté d’affaires française. Cet investissement marque aussi la confiance de notre chambre dans l’avenir, c’est à dire dans l’avenir des relations économiques entre la France et la Roumanie, et dans le développement de nos entreprises dans ce pays. Je partage cet optimisme : comme l’a souvent dit le Président de la République, c’est à l’occasion des crises que se développent les meilleures opportunités.
Cet événement est donc une bonne occasion de rappeler quelques idées mais aussi de faire part des attentes des pouvoirs publics vis-à-vis de la CCIFR.
Née, comme presque toujours, d’un club d’entreprises françaises implantées en Roumanie qui souhaitait se fédérer pour avoir un lieu d’échange et de rencontres, la Chambre a évolué progressivement, et j’en suis le témoin depuis mon arrivée il y a un peu plus de trois ans, vers un modèle plus ambitieux capable à la fois d’animer la Communauté d’affaires française, d’être un point de ralliement, mais aussi de proposer l’ensemble de la panoplie de prestations que les entreprises attendent d’une véritable chambre de commerce : ces prestations concernent tout autant les membres de la Chambre que les entreprises françaises qui souhaitent aborder le marché roumain.
Ces développements et le choix d’un nouveau siège qui incarne cette ambition ont lieu à un moment particulier, la Roumanie traversant des moments difficiles que nous connaissons tous : depuis 2008, la crise économique a frappé durement la Roumanie et l’oblige à restaurer ses grands équilibres macro-économiques pour retrouver le chemin d’une croissance durable. Je note que, pendant cette période défavorable à l’activité économique, la Chambre a vu le nombre de ses membres continuer à progresser – il dépasse aujourd’hui les 300 – et leur importance inscrit désormais votre institution dans le club des grandes chambres de commerce à l’étranger, ce que j’appellerais la 1ère division.
Faire partie de la 1ère division, c’est bien, mais il faut en assumer les obligations et notamment maintenir la qualité des services à la hauteur des exigences de sa clientèle d’entreprises. Pour cela, point de secret, il faut que les ambitions de la Chambre la portent vers des services de plus en plus performants, répondant aux besoins de ses membres, des entreprises, dans une articulation efficace avec le dispositif public, incarné par Ubifrance. La Chambre dispose désormais de locaux lui permettant de proposer des services aval (formation, hébergement, portage d’entreprises, lobbying, etc), qui sont complémentaires de ceux proposés par Ubifrance, plus spécialisée vers les prestations de premier accès au marché et l’organisation de notre présence sur les salons.
Je rappelle donc que je souhaite, pour parachever ces réformes, et pour clarifier le rôle de chacun, qu’une convention ambitieuse et dans la ligne demandée par les pouvoirs publics soit désormais signée avec Ubifrance. Elle mettra à disposition des entreprises un système d’appui composé de la Chambre, d’Ubifrance et du Service Economique de cette Ambassade, dans un format rénové qui me semble le plus efficace pour répondre aux défis de ce marché difficile.
Pour conclure, je tiens à vous remercier tous pour l’ensemble du travail accompli, mais aussi pour la relation de confiance entretenue avec les différents services de cette Ambassade. Puisque cette occasion m’est donnée, je souhaite rendre hommage au Président d’honneur de la Chambre, Dan BEDROS, qui me fait le plaisir de son amitié, et qui a beaucoup travaillé pour elle, et saluer, très amicalement aussi, son nouveau Président, Bruno ROCHE, dont je sais le dévouement et les grandes capacités. La confiance entre les acteurs, une grande et belle ambition, des opportunités indéniables, tout est réuni pour le succès. Je souhaite donc à la CCIFR beaucoup de succès et un bel avenir. Je vous remercie.
